PART. V THEOL. POLEMIQUE. - IV. \\) RT1SSEMENTS AUX PROTESTANTS. IIS
■voir que de quatre sortes de gens, ou ceui (ini \ étaient de bonne toi, croyant sa doctrine fi consentant à son culte, ou des impies dé( larés qui se moquaient ouvert! nu- ni de toute religion, ou des hypocrites et des politiques, qui, s'en moquant dans leur cœur, faisaient semblant nu dehors d'y communiquer avec les autres, ou ces prétendus sept mille réformés avant la Réforme, qui luthériens ou calvinistes dans le cœur, trouvaient moyen de ne rien faire et de ne rien dire qui approuvât on le eulte ou la doctrine de Rome. On vient de voir que ce dernier genre est uno chimère, et cent raisons le démontrent. Ce ne sont ni les impies déclarés, ni les hypocrites qu'on vent sauver ; ce sont donc les Catholiques île bonne foi, consentant à un culte impie et idolâtre, et croyant ce que croyait Rome. Voila où l'on est poussé par cette seule demande : OÙ était la vérité, où U' vrai culte, où la vraie Eglise, où les vrais saints, quand Luther a commencé son Eglise? Cette demande a confondu la Réforme dès son commencement, comme il a été démontré dans Y Histoire des variations (2726). Mais peut-être qu'à force d'y penser on se sera rassuré depuis ? Point du tout, il y a des difficultés auxquelles plus un pense, pinson se confond ; et c'est pourquoi M. Claude et M. Jurieu, qui ont pensé les derniers, et qui ont pu profiter (les découvertes de tous les autres, ont été, comme on a vu, ceux qui se sont le plus confondus eux-mêmes. M Jurieu fait enfin un dernier ell'ort* dans ses Lettres pour se tirer de~cet embarras : mais vous avez vu que tous ses efforts ne servent qu'à l'embarrasser davantage, et à serrer de plus près le nœud où il est pris. Que reste-t-il donc, mes frères, sinon que vous donniez gloire à la vérité, qui seule peut vous délivrer de ces lacets ?