EXTRAIT DU CATÉCHISME
(Page 104.)
Après avoir représenté dans les pà/jès précédentes la manière en laquelle l'Eglise catholique exhortait les mourants en l'an 1543, il conclut ainsi : Nous ne faisons point de doute que ceux qui mouraient en cette loi et confiance es seuls mérites de Jésus- Christ, laquelle on exigeait d'eux, et de laquelle on leur faisait faire confession, n'aient pu être sauvés ; puisqu'ils embrassaient le vrai et unique moyen de salut proposé en l'Evangile, qui avait été appelé par les conférants de la part de l'Eglise romaine au colloque de Ratisbonne: Le plus (jragid article de tous, et le sommaire de la doctrine chrétienne, et ce qui fait véritablement le chrétien ; ce que les curés y .''joutaient, de l'invocation à autre qu'à Dieu,' n'élant pas, ainsi que j'ai dit, requis comme chose nécessaire, et pouvant être interprété en un sens tolérable, et devant en tout cas être pris pour le foin, dont parte l'Apôtre,qu'ils édifiaient, ou qu'ils entassaient sur le fondement qui est Jésus-Cbiist ;et qui bien qu'il ne leur servilde rien et qu'ils en lissent perte, ne les empêchait pas d'être sauvés.
Page lit. Tant s'en faut qu'en ne croyant pas qu'on se puisse sauver en la foi de l'Eglise romaine d'aujourd'hui, nous soyons obligés île douterde ce que sont devenus nos pères, ni d'être en peine de leur salut ; c'est au contraire le moyen de nous en mieux assurer, puisqu'ils "sont morts tout autrement qu'on n'est aujourd'hui obligé d'y mourir.
OKl VP.KS COMPLETES DE BOSSUET.
UÉFUTATIOiN DU CATÉCiKME DU Slll PAU FERRY,