‹ Œuvres compl`etes de BossuetChapitre 68 sur 325 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Qu'il n'y a aucune difficulté que nous ne soyons ilmis le même état que nos pères en ce qui regard* la relit/ion.

C'est ici que je lui demande quel nouveau crime a commis l'Eglise romaine, de quelle nouvelle liérésie s'est-elle infectée depuis l'an 1543 et itt ; et d'où vient que depuis ce temps-là seulement elle ne peui plus engendrer des enfants au ciel? Je n'ai pas besoin d'enaplover ici, ni des raisonnements recherchés, ni des remarques étudiées. Je ne veux seuleuietii que le sens commun, pour voir que notre foi ne diffère pas de celle que nos ancêtres professaient alors : et de là il est aisé de conclure que, s'ils se sont sauvés en cette créance, il n'y a aucune raison de douter de nous. Mais pour bien entendre cette vérité il faut considérer avant toutes choses, quel était en ce temps-là l'étal de l'Eglise.

Que la foi fût la même, je le puis justifier aisément par les reproches de nos adversaires. 11 est clair que les ministres ne forment aucune accusation contre nous, que leurs prédécesseurs n'aient commencée avec une pareille animosité. Il serait long de eiter les passages ; mais il est assez constant que la sainte messe, les images, les reliques, le purgatoire, l'invocation des saints, le mérite des œuvres , et enfin tous les autres points que l'on nous objecte, ont été le sujet de leurs invectives : et entre les articles qui sont récités en la pa^e37du Catéchisme, par lesquels le ministre prétend que nous avons perverti l'Evangile, je soutiens qu'il n'en saurait désigner un seul, que ses pères n'aient déjà taxé de leur temps avec une véhémence extraordinaire. 11 faut donc nécessairement qu'il confesse ou que ses premiers

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