‹ Œuvres compl`etes de BossuetChapitre 85 sur 325 · II.IIIIKC · texte numérisé non relu

II.IIIIKC

rhomtu9 en Jésus-Christ (60). » Vous \o\ev. que le même bienfait de la régénération comprend tout ensemble la rémission des péchés, l'opération tie l'Esprit de Dieu, avec l'infusion de la grâce : c'est aussi cette infusion de la grâce que saint Augustin appelle justification. Car au livre i" Des mérites et de la rémission des péchés, après qu'il a enseigné au chapitre 9, que « Dieu donne aux fidèles une grâce très-occulte de son Esprit, qu'il communique même aux petits enfants par une infusion secrète (67); » il dit au chapitre suivant, que « ceux qui croient en Jésus-Christ sont justifiés en lui à cause de la communication et inspiration secrète de la ejrêice spirituelle 68). » D'où il s'ensuit non -seulement qu'il se fait en nous une infusion secrète de grâce, mais encore que c'est par elle que la justification s'opère en nos cœurs. C'est ainsi que parlait l'Eglise ancienne; mais la nouveauté des réformateurs a voulu paraître plus éclairée que la sage antiquité chrétienne.

Pour nous, demeurons toujours dansées bornes de la sainte simplicité de nos pères. Disons avec eux, selon l'Ecriture, que la justification du pécheur n'est pas tant un acte de juge, qu'une action de Créateur toutpuissant qui renouvelle l'intérieur. Disons que la grâce qui nous justifie étant une grâce régénérante, elle remet en même temps les [léchés et nous enrichit du don de justice. Disons enfin que cette grâce justifiante ôte les péchés en les pardonnant, parce qu'elle les nettoie par le Saint-Esprit, qui purge toutes les ordures par sa présence. C'est la foi des saints docteurs de l'antiquité, c'est la créance perpétuelle de toute l'Eglise.

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