PART. X. THEOL. POLEMIQUE. 1 REFUTATION DE PAUL FERRY
<lo peur i)iio nons ne soyons tourmentés [iar l'anxiété Je ce doute (123). »
Je [ » r ; >i I n î -- ces ileu\ grands hommes à outre adversaire, parce qu'il les appelle saints dans son Catéchisme , afin i]u'il connaisse, par leur témoignage , que nous avons l'assurance d'être sauvés, telle que l'ont eue les hommes do Dieu et les saints docteurs de l'Kg'i e, A; rès quoi je ne vois rien de phis ridirnie que d'apporter, comme un emj 6 hemeni rie notre salut , cette incerliiii le modeste en laquelle la bonté de Dieu laisse les é!us pour les rendre plus humbles ci plus diligents. Au contraire, sairt Augustin nous apprenti qu'il importe | our notre salut que nous ne sachions pas ce secret : « pane qu'en ce lieu de tentation l'in- Qrmité est si grande, que la certitude infaillible peut facilement engendrer l'orgueil (1-24). »
Mais finissons entin ce discours par ce raisonnement invincible , qui découvrira manifestement deux insignes faussetés du ministre. Il accuse le concile de Trente d'avoir établi une nouvelle doctrine touchant
'123^ Quis dicere poiest : Egodeelcclis sum, ego do prxdèsliualis ad vitam? Cerlitudinem inique non jiabemus: Bed spei Hducïa consolatur nos, nedubilaiiimis bujus anxietate pènilus oruciemur. (Serin. i de Septuug ,n. t, loin. I.)
(124) Quis ehini ex mulliludinelidcliuin,quamdiu
la justification et les bonnes œuvres. Cependant il parait sans difficulté qu'elle a été de point en point enseignée il y a pi us de douze
cents ans, par le plus célèbre de tous les docteurs, avec l'applaudissement de toute l'Eglise. Il ajoute , que celte doctrine détruit le fondement de la foi : c'est-à-dire la confiance en Jésus-Christ seul. Toutefois il n'est pas assez téméraire pour accuser saint Augustin d'un crime si énorme; au contraire il déclare en termes formels, qu'il ne trouve rien en sa foi qui puisse donner une juste cause de séparation. Ainsi, l'autorité de saint Augustin nous est un rempart assuré. Car, si noire foi est la sienne , il est clair qu'on ne se doit pas séparer de nous, puisqu'on ose se séparer de saint Augustin. Que s'il y a de l'injustice 5 se séparer, il y en a bien plus à nous condamner; tellement que les maximes de notre adversaire sont la justificalton de l'Eglise. C'est ainsi que la nouveauté est forcée, par une secrète vertu , à venir rendre témoignage à l'antiquité; « c'est ainsi que l'unité sainte est honorée même par le schisme. »
in liac morlalilale vivitur, in numéro pr.iedeslinalorum se esse prsesuraal? Quia id occuliari opus esl in hoc loco, etc.. Qikc prxsuuiplio in islo lenlalionum loco non expedit, ubi lanla esl inlirinilas, ut superbiam possit generare securitas. [De corr. ei grat.,c. 15, u. 40, loin. X.)