CHAPITRE PREMIER
Après avoir pris la résolution de retourner en Amérique, M. Edouard EfEngham avait fait préparer par son gérant sa maison de ville à New -York. Il comptait y passer l'hiver, et ne se rendre a la camp5!;ne que pendant le cours du printemps.
En conséquence, Eve se trouva à la tète d'un des plus grands établissemcnls de la plus grande ville des Etats- Unis. Heureusement pour elle, son père avait trop de raison pour regarder sa lille comme la première de ses servantes, et il avait consacré une partie de son revenu à se procurer une femme de confiance, capable de soulager la maîtresse du logis d'un fardeau trop lourd à porter.
Il y a des gens qui dépensent dans une seule soirée, pour une fête aussi insipide que prétentieuse, des sommes dont le total suflirait pour répandre durant une année entière l'ordre et l'aisance au milieu d'une famille. Ils donnent des festins ou des bals dans lesquels ils luttent d'ostentation avec leurs voisins, et le lendemain , leurs femmes et leurs filles retombent dans une sorte de servitude.
Edouard Effingham n'était
EVE EFFIKHUI
SUITE DU PAQÏ EBilT