‹ Œuvres compl`etes (volume 4)Chapitre 147 sur 180 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

règne flans cet opuscule. Voici comment le Bienheureux procède.

Après aroir posé pour fondement de sa perfection la défiance de soi-même et la confiance en Dieu, il se propose de s'acquitter avec une exactitude toute spéciale des trois principales actions de la vie chrétienne et sacerdotale : la sainte Messe, l'Office divin, et l'Oraison mentale.

Mais ce ne sont là que des moyens d'arriver à la perfection, laquelle consiste essentiellement dans l'union de l'âme avec Dieu. Afin d'entretenir avec lui ce commerce intime et permanent, il s'applique à réformer les trois puissances de Tàme ; l'inleiligence , la mémoire et la volonté, à l'aide des trois vertus théologales: la foi. l'espérance et la charité.

La charité, qui a un double objet, Dieu et le prochain, s'entretient et se manifeste par les œuvres.

Afin d'alimenter dans son cœur la charité envers Dieu, il s'impose une série de pratiques à observer chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année et en tout temps. C'est ici qu'il règle tout ce qui concerne ses exercices de piété, ses mortifications, l'observance des vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance , et la pratique des trois vertus morales les plus excellentes, les plus nécessaires dans sa profession, savoir : la vertu de religion, l'humilité et la charité envers le prochain.

Non content de se proposer de faire chaque chose avec l'intention la plus pure et la plus relevée, il s'oblige en outre a viser dans toutes ses actions au plus parfait, et à porter toutes ses vertus à un degré héroïque.

Voilà en quelque sorte l'esquisse du plan merveilleux de sainteté chrétienne et religieuse que s'est tracé le Bienheureux. Il indique, en terminant, les règles les plus sûres pour discerner les divers mouvements de la nature et de la grâce.

DU TRAOl'CTEUK. 491

Nous pLicons à la suite des liésolutiuus, a cause de l'analogie du sujet, la Siipplu/nn à Marie nu liésolitlinns prises ^par le B. Léonard, en son nom et au nom de ses confrères, lorsqu'il était gardien du couvent de Florence. Celte pièce, dans l'édition italienne, est en tête de la correspondance et fait nombre avec les lettres de l'auteur. Il nous semble quo sa lorme et son titre de supplique à Marie ne justifient pas suffisamment une pareille classification.

PRISES DURANT LES EXERCICES SPIRITUELS QUE j'aI LE BONHEUR DE FAIRE UNE OU DEUX FOIS CHAQUE ANNÉE , DANS LA PIEUSE SOLITUDE DE SAINTE-MARIE DE l'iNCONTRO, EN TOSCANE ; COMMEN- CÉES DÈS l'année 1717, RENOUVELÉES AVEC PLUS DE FERVEUR EN 1735, ET CONFIRMÉES POUR LA DERNIÈRE FOIS EN 4745, AU CODVENT DU MONT, A GÊNES.

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