RENCONTRE DE JÉSUS AVEC SA MÈRE
Marie se tenait renfermée dans sa petite maison, en proie à sa douleur, et attendant d'un moment à l'autre l'annonce fatale de la condamnation de son divin Fils. Tout à coup saint Jean paraît sur le seuil. La Mère désolée s'empresse de l'interroger. Mais pour toute réponse elle voit couler des larmes. Ah ! s'écrie-t-elle, je ne comprends que trop ! et sur-le-champ elle part avec la pieuse famille qui l'entoure pour dire un dernier adieu à son bien-aimé Fils. Elle le rencontre au bout d'une rue, à peu de distance du lieu où il avait fait une chute. Quelle langue pourrait dire les sentiments de tendresse, les regards compatissants qui furent échangés entre ces deux cœurs si brûlants d'amour? Je voudrais seulement, mon pauvre pécheur, que vous pussiez rentrer en vousmême et peser la dette énorme que vous avez contractée envers la jusiice divine, tandis que vous avez été par vos désordres la cause de tant de peines pour ces deux cœurs innocents. Voyez Jésus qui se plaint de votre cruauté k tourmenter le cœur de sa Mère ; voyez Marie : avec quelle douleur elle vous exprime ce qu'elle souffre, en vous voyant si impitoyable à l'égard de son bien-aimé Fils. Et vous, quels sont donc vos sentiments? Quoi! vos yeux ne se changent pas en deux fontaines de larmes?
Jetez-vous ce soir aux pieds de Jésus et de Marie et prenez la résolution de changer totalement de vie au moven d'une bonne et sainte confession. Ne lardez pas, mon frère ; c'est peut-être le dernier avis que Dieu vous donne .
V» STATION