‹ Œuvres compl`etesChapitre 145 sur 214 · Acte d'Adoration · texte numérisé non relu

Acte d'Adoration

Je me jette à genoux en votre présence, auguste et adorable Sacrement, gage assuré d'amour, qui m'avez été laissé par un Dieu fait homme à rapproche de sa mon. Prosterné devant vous avec un cœur contrit et humilié, pénétré des sentiments du plus profond respect et de la dévotion la plus vive dont je suis capable, j'adore en vous, ô source de miséricorde et de grâce, le corps, le sang, l'âme et la divinité de Jésus-Christ, mon Sauveur. Je confesse que sous ces apparences résident le Père, le Fils et le Saint-Esprit, l'adorable Trinité tout entière; que là se trouve mon Souverain, mon Père et mon Créateur, mon Rédempteur et mon Juge, mon Sanctificateur, mon Dieu, mon tout. Cet acte de foi et d'adoraiion, je voudrais pouvoir le faire à chaque instant de ma vie, à chaque respiration ; je voudrais le faire en tous lieux et le signer de mon sang. Cet acte de foi et d'adoration, j'entends le faire à présent pour toujours, et je voudrais le faire avec cette ferveur, ô mon Dieu, avec laquelle les Anges vous présentent leurs adorations tandis que, tremblants de respect, la bouche contre terre, ils répètent sans cesse : Saint, Saint, Saint I Les pensées manquent à mon esprit, les sentiments à mon cœur, les paroles à ma langue, pour exprimer mes obligations immenses envers votre infinie bonté. C'est pourquoi j'invite le ciel et la terre, les Saints, les hommes et toutes les créatures, à vous adorer, à vous bénir, a vous louer. Quant à moi, qui suis votre pauvre serviteur, traitez-moi comme il convient à un Dieu aussi grand que vous ; accueillez avec bonté cette heure d'oraison que je

commence ; répandez vos grâces sur moi, aflFermissez mes résolutions. Dissipez mes ténèbres par votre divine lumière ; calmez les agitations de mon cœur, en y répandant votre douce paix ; relevez mon courage abattu, en m'inspirant une sainte confiance en vous : délivrez-moi de toute attache coupable aux créatures ; faites, en un mot, que cette heure me ranime dans toutes les vertus et spécialement dans la divine charité, d'autant plus que je vous visite ici dans un état qui révèle un Dieu d'amour. Trop heureux si, pendant cette heure, j'obtiens de votre miséricorde une bénédiction qui soit le gage de celle que j'espère à l'heure de ma mort : la bénédiction de la vie éternelle !

Page 1