‹ Œuvres complètesChapitre 124 sur 215 · Voir aussi pp. 891, 892, 896, 9U · texte numérisé non relu

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circum circa corpus ad altitudinem diionini digilorum salvo jusio, quæ aqua vel qui liquor millo modo sapore infecla vel infectus erat, nisi quod quodammodo plumbum saperel (il était enfermé dans un cercueil de plomb) uti omnes præsentes gustarunt (p. 998,'.

La troisième recoguilion se fit en 1793:

Cum una saltem veste quæ madida est et colore mutata vi aquæ in qua jacebat corpus. Quæ aqua limpida et gustu sapida erat. .. . Vestitum adhuc veste religiosa, . . . . madida, floccida. . . sed subobscure àlbus (color) videbatur, verosimiliter ex contactu et evaporalione aquæ ad instar cristalli pellucidæ, corpus circum circa cingentis ad altitudinem duorum digilorum salvo justo. Præterea attestamur quod dicta aqua, fontanæ simillima, non modo cxpers ess t mali odoris et saporis ctiam plumbei, sed e contra saporcm præseferret palato gratissimiim , qualis est aquæ naturalis de quo per gustum ipsum personaliter omnes præsentes plenarieconvicti fuimus (p. 999).

Enfin la dernière est de 1833;

Jacebat aulem ad altitudinem unius unciæ in limpidissima aqua quæ suavis erat gustu (p. 997).

Inconnus. Rien n’indique qu’il s’agit ici précisément de saints.

On voit peut-être encore à üax, dans les Landes, trois tombeaux de marbre antique, qui sont vides depuis longtemps. Au déclin de la lune, les deux plus petits sont pleins d’une eau rougeâtre et, dans la pleine lune le plus grand se remplit de la même eau, tandis qu’il n’y a rien dans les petits. Du moins c’était encore ainsi au dernier siècle. On ne sait à qui appartiennent ces tombeaux, ce qui donne matière à beaucoup de contes et de suppositions miraculeuses. On dit qu’en 1700, comme on voulait construire une petite sacristie dans le voisinage de ces tombeaux, on puisa l’eau qu’ils contenaient pour faire du mortier. On s’aperçut aussitôt qu’ils se vidaient entièrement et que l’eau n’y revenait plus comme à l’ordinaire. Les babitans prirent cela pour un miracle qui leur reprochait leur profanation. On fil des processions et des prières et l’eau revint comme auparavant. M. Dulaurc, DefcripUon de la Gascogne, dans les Principaux lieux de la France, tome 111, p. 185 (Collin de Plancy, 111, 166).

Vén. Sokur Jeannk Guiu.en, religieuse Augustine, au couvent d’Orihuela en Espagne, morte le 2 juin 1607. 11 est raconté ceci, datis le procès de sa béatification.

Son sarcophage laisse couler un liquide, semblable à l’eau ; cc suintement devient, dans certaines circonstances que traverse l’Eglise, tellement abondant qu’on peut en remplir plusieurs bouteilles et les linges baignés dans cette eau rendent la santé aux malades. Ces miracles se trouvent relatés non seulement dans le premier procès, mais encore dans celui

qu^on vient de kire... On insiste sur le fait de cette eau qui sort du lo.n-

Ste JuLiTTE. Le fait relatif a celte martyre est rapporté par BenoitXlV, qui l’extrait de S. Basile [Homil. in S. JuliUam m., Opei'a, II, 3o); la terre qui reçut sa dépouille fut fécondée par l’eau, à h « douce saveur », (jui auparavant était saumâtre.

Terra autem bealæ hujus advenlu prospéra effecta, aquara gratissimam e smu suo emisU, adeo ut martyr vice matris velut coramuni aliquo acte cives nutriat... cum salsuginera quæ in coramuni aquarum huic loco adjacenlium natura percipitur, in saporem dulcera amœnuraque et omnibus suavem, benedictione transmutavit.

S. Lambert, à Vence. Ce vers est gravé sur sa châsse, exécutée en 1554 : « Lympha salularis manat de cor pore sancii. » (Bull mon 1878, p. 211).

S. Nicetas, martyr de Nicomédie, sous Maximien, 12 septembre.

Aqua sub altari S. Nicetæ scaturiens varios raorbos sanat (Boltand., t. XLin, p. 8, 821). ^

S. rSicoEAS, évêque de Myre. — La liqueur qui coule de ses ossements àBari estappelée eau {Œuvres complètes, toutefois, les hagiographes ont établi ((ue l’eau ne provenait que des pieds, tandis que la tête laissait écouler de l’huile (Voir plus haut, pages bO, 51, 02, 63).

Ste Quiierie. Il est rapporté dans ses hymnes que sa tête en tombant, lors de sa décollation, fit jaillir une fontaine, dont l’eau guérit les malades.

Columbiani sepulchrura lu monte est marmoreura, Curatur omne morbidum.

Et removelur pessimura.

Favus distilians oleum, Salus effecta omnium, Vasconiæ philorsium,

Sis venia peccaminum.

{Brev. S. Savîni, sæc. XlV ; Brèves, XI, 226).

Tiiumphat ille (Jésus) splendide Fontis qui lalera unam In capile Quiteriæ, Sibi facit rem publicam.

{Brev. Benediciinum, sæc. XV ; Brèves, -XXIII, 261).

Gujus tumba dat rivulum Fit ad sanandura populura

Aquæ vivæquc poculum, Contra raorbi periculum.

• {Brev. Vasalen., 1530; Brèves, XI, 227).

T. XIV

Sle Heine, vierge et martyre. — On chantait en Savoie trois cantiques datés de t702, qui racontent que sa tête, à sa décollation, en touchant le sol, fit sourdre une fontaine [liée, des mém. et docum. de l'Académie de In Val d'Isère, t. H, pp. 239, 240).

S. Sahin, évôquede'Pripalta, 9 février. Il yavait intermittence dans la production de cette eau qui coulait du corps, conservé au maître autel de son siège, à certains temps de l’année, l’Avcnt, laToussaint, sa fête et celle de Ste Catherine; aux moissonset aux vendanges, on augurait de la récolte suivant la plus ou moins grande quantité du liquide, qui commençait, à « perler » dès les premières vêpres.

Corpus... in inajori allare collocatiini. . , repertutr.que aqua cryslalli inslar limpida circiinifusum. Ea lancibus excepta, haud multo post tempore adipis coagulali iristai concrevit. Mec miracula defuere... Solel sacer iste liquor non incessaiilcr quolil)el aiini die, sed cerlis quütusdam teraporibus et signanler in advenlu Domioi, in feslis Omnium Sanclorum, S. Sabini episcopi et Sanclæ Catliarinæ marlyris emanare et quidem quando copiose, messioiies ac vindemias, reliquorumque, præserlim coryloruni, lecliones, lætantius expectant cives et quando minus abundat liquor ille sacer, majoris abundantiæ spem non retiuent... Fréquenter accidit, quod primas ante fatarum vesperarum nihii in sacris islis monumentis apparere liquoris, incipientibus autem vesperis, in eis veluti gutulas, inslar margarilaiura porlarumque, pendere (bollandist., t. V, pp. 334, 333).

S. SÉVÈRE, évêque de Ua venue au iv*’ siècle : l’eau coule sous son autel même pendant les ardeurs de l’été, où le sol calcaire et pier* reux entre comme en ébullition.

Subipso altari sacralissimi sui corporis clarissima sensim emanataqua, diversis langueiilium valeludiiiibus profulura... In ipso fervido æslalis ardoreeam noveris ex arida caice et duris lapidibus ebullire (Bolland., t . IV, p. 88, le'' février).

S. SiERius, disciple dcS. Calogère,à Agrigente (Sicile), au vsiècle.

Dont la clière liqueur Guérit toute langueur Et douloureuse peine.

Aulieu mêmeoùelle tomba (salêle), l’ar la puissance souveraine

Au lieu où vostre chef Tomba par ce méchef.

Sortit une fontaine

L’eau merveilleuse ruissela D’une belle et claire fontaine, Eau qui guérit par ses vertus Les impolans et les perclus.

Ce faici, dans la fontaine, (’lairc comme christal,

Me lavant ma neufvaine.

Met serai de tout mal.

A l’endroit où il reçut la sépulture existe une l'ontaiiie; mais il est question aussi d’huile coulant du sépulcre et ayant cessé à la suite d’une profanation.

Sub codera leraplo scaturit seCulis jara muUis fonliculiis S. Sierii, quera sancli Calogeri fuisse discipulura raajorura nostrorura traditio habet. Scaturit eo loco ubi putatur sanclus ipse sepultus alque de sepulcro oleura raanasse ; quod lieri desierit, postquara publica raerelrix de eo surnpserat (Bolland., t. XXIII, p'. 486, 18 juin).

S. Vknerius, prêtre et ermite de l’île Palmaria, au vu® siècle, 13 septembre. Son autel est près d’une fontainequi guéritles fiévreux, parce qu’elle coula à la prière du Saint, pour satisfaire aux besoins de la population qui manquait d’eau ; du tombeau coule aussi une huile salutaire.

Cura aquara dulcera non haberent ad bibendura, raerilis sancli hujus infra ipsani ecclesiara juxta altare erupit fons aquæ perennis, qui usque hodie manat, qui fébricitantes, ex eo cura fide potantes, sanat .. üleura e tumulo S. Venerii prolluens intirrais oranibus salutare... Gœpit autera in loco ubi sanctum corpus jacebat, oleura fundere, quod usque hodie fit ; et quicuraque ex eo ungitur, lotius laboris et doloris se invenit percepisse solamen (Boiland., t. XLIll, p. 118).

S Véran, évêque de Vence. — M. Edmond Blanc écrit que son tombeau était dans la cathédrale de Vence.

Du sépulcre de marbre où il fut enseveli, coulait une eau merveilleuse. Pendant tout le temps que les reliques du saint restèrent dans leur tombeau, la tradition dit qu’il en découla une source miraculeuse, qui guérissait la cécité; on peut voir encore sur le tombeau, entre les deux figures contenues dans la conque, le trou ‘ par où sortait cette source {Bulleiin monum., 1878, pag. 210).

S. Yves, évêque en Perse, au vii®siècle : l’eau de sa tombe est agréable au goût et opère de fréquents miracles chez les sourds, les aveugles, les désespérés et les mourants.

Ex turaba S. Yvonis aqua perspicua visu delectabilis, guslu suavls, sumentibus salubris, erumpit; surdis auditum, cæsls vlsum, desperatis et in extremis agentibus conterons sanitatem (Bolland., t. XXI, p. 289, 10 juin).

1. « Ce trou se retrouve sur les sarcophages païens, où il servait à l’écoulement des matières en putréfaction ou encore aux libations faites sur les ossements. Dans les tombeaux chrétiens, il avait surtout pour but de mettre eu communication avec les ossements les objets que les fidèles voulaient leur faire toucher ou même do permettre aux fidèles de contempler les saintes reliques».

Les eaux à prodiges que je viens d’énumérer doivent leur vertu à des causes didérentes ; le saint a fait jaillir la source, soit à sa mort, soit au lieu de son repos;la tradition seule peut affirmer que ce n’est pas une fontaine naturelle, qui existait auparavant en cet endroit.

Le sarcophage s’est trouvé plein d’eau, où surnage de l’huile et qui répand une odeur de parfum : il faut rechercher si cette eau n’est pas là depuis l’origine de la sépulture, car on sait que, dès le temps des Romains, on embaumait ainsi les corps.

On notera l’intermittence de l’écoulement, qui ne se produit pas toute l’année, mais revient périodiquement à certains temps où il est considéré comme un présage plus ou moins heureux.

Môme vide d’ossements, la tombe où ils reposèrent parfois continue à se remplir l’eau, quoiqu’élevée au dessus du sol, comme il arrive pour les SS. Abdou et Sennen.

Le fait le plus curieux est assurément celui qui concerne S. Eloi, puisque l’eau ne provient ni du corps ni delà tombe, mais exclusivement du voUe qui recouvrait le sépulcre.

3. Benoit XIV s’exprime en ces termes à propos du sang et de l’eau qui coulèrent du côté percé de N. S., en croix, après sa mort:

In evangelio S. Joannis, cap. 19, legilur, postquam Christus, inclinato capile, tradidit spirilum, utuini militum lancea latus ejus aperuisse et continuo exisse sanguinem et aquam. Et quamvis clarissima sint Evangelii verba, necesse tamen fuit summo ponlifici Clementi V in concilio Viennensi eorum errorem reprobare qui effuliebant lancea Iransfixum fuisse latus Christi Domini non adhuc mortui sed vivenlis, uti liabelur in Clementina, g / de Sumrna Trinitaie et fide catholica.

Summus pontifex Inuocenlius 111, in sua Decretali, quæ incipit In quadam, tit. De celebratione missarum, définit, non phleraga (uti aliqui faiso opinât! fuerunt), sed veram aquam e latere Christi fluxisse : « Restât igitur ut, qualiscumque fuerit ilia aqua, sive naturalis, sive miraculosa, sive de novo divina virtule creata, sive de componenlibus ex parte aliqua resoluta, procul dubio vera fuit. >»

Medici nonnulli naturaliter aquam effluxisse opinantur. . . Thomas Bar- Iholinus traclatum peculiarem edidit De latere Christi aperto... Ulraraque refert opinionem Calmet, ad cap. 19 S. Joannis.

Quid ergo dicendum erit? Eritne fluxus sanguinis et aquæ a latere Christi inter miracula recensendus, an potius inter naluralia V Miraculum agnoscunt et célébrant S. Ambrosius, lib. 10 in Lucam et in Explicatione Symboh; S. Auguslinus, tract. 120 in Joannem ; S. Cyrillus Alexandii-

nus, lib. 12 in, Jonnnem; Theophilaclus, in cap. 53 Lucæ; et Nos iisdem Hbenli animo subscribimus. Sed adhuc remanet inquirendum num miraculuni sit conslitucndum in fluxu sanguinis, an in fluxu aquæ, an in utroque.

Alii rairaculum consliliinnt in fluxu aquæ : admiltunt enini veramaquam fluxisse, non aulem huinorem aqueum, qualis est in pericardio. Aucloruni ila opinantium nqmina referuntur apud Calinet. . . Non contemnenda auteni videUir eorutn sententia qui volunt miraculum in hoc cousistere quod non admisli defluxerinl gemini liquores, sed plane dislincli ac per vices, primum quidem sanguis, lum aqua..., aut contra, primniu aqua, lum subinde sanguis, (|Uod Tertulliano, Arabrosio, Hieronymo, Damasceno visum est. Et scite Suarez, perpendens verba Evangelii : « Et continuo exivit sanguis et aqua... », scribit Joannem illis verbis locutum fuisse ... ut prius totus sanguis e.xierit et deinde aqua manarit nec fieri poluisse ut aqua a sanguine discernerelur si mixta cura sanguine exivisset {D>; sert'. Dei bealific . , t. IV, p. 226) •.

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