Semper virentia et amæna loca paradisi » {Rii. Rom
3. En 1526, ou disait « basions rompus » (Gaz. des Beaux-Arts^, 2’ pér., t. XXXll, p. 369), mot qui n'est pas dans le Glossaire archéologkjue.
lies à Altavaux et à Saiiit-Mai tial de Limoges? Enfin, l’art liYzaniin, à cette date, no manque pas d’analogie avec celui derOccident, peutêtre sous rinllueuce de l’immigration de l’Occident, dont tant de monuments portent l’empreinte en Terre-Sainte.
L’étiipiette ou pitacium do parchemin, destinée à nommer et authentiquer la reliipic, car on la considérait comme telle, porte en cursive carrée, avec quchiues abréviations; De oleo tnmbe sancle Kalherine virghiis et martiris. La comparaison, dans le pays même, avec uneécriluro similaire, est certainement le moyen le plus prompt et le plus sûr pour en fixer la date. Or le Livre de raison d’Étienne Benoît, publié on fac-similé par la Société archéologique du Limousiti, dans son Duüetin, t. XXIX, p. î22o, donne une écriture tout à fait semblable. Comme il est daté de l’an 1420, nous sommes donc là au premier quart du xv« siècle.
Conclure de cette étiquette que rampoule ne lui est pas antérieure serait téméraire, car le style n’est nullement celui de l’époque dite llamboyante, à cause de ses formes contournées. Uoux suppositions peuvent être faites pour expliquer cette discordance, plus spécieuse que réelle ; ou l’ampoule et l’étiquette sont du même temps et alors on aurait fondu le plomb dans un moule préexistant, fabriqué au XII® siècle pour recueillir spécialement l’huile du tombeau de sainte Catherine; ou l’éticjuette, adhérant à un vase dont elle ne peut être contemporaine, aura été renouvelée au xv®, ()Our remplacer un parchemin déchiré ou illisible. Ces substitutions ne sont pas rares en lipsanographie, et j’ai eu occasion de constater le fait bien des fois, entre autres en Savoie L
Maintenant que l’attention des savants est appelée, pour la première fois, sur les ampoules sinaïtiques, peut-être en découvrira-ton d’autres en Limousin ou ailleurs, .le serais heureux si cette notice obtenait un tel résultat.
VL — Huile de Sie Walduiige.
1. Gretser, dans ses Opéra, t. X, a un chapitre sur Ste Walpurge, De oleo S. Valpurgis, pp. 900-920. Il en traite aussi dans l’ouvrage suivant: Dhil.ippi, Ecclesiæ Eyuenlis XXXX Episcopi. De ejusdem
1. \otes archéologiques sur Moutiers et la Tarentaise, pp. lo4 et suiv.
— 3ol
Eccleüx diüis tutelarïbus, S. llichardo, S. \V\inibaldo, S. IVillibaldo, S. Walpurga, Commentnrïus mine primuin evuhjalus, nna cuin duûbus 0 bservalionunl libris et Calalogo Hisloi’ico omnium Episcoporurn Fysietensium,Edi[ove et Aulore J.Gretsero;lri{jolsladii, 1G17, in-4°, avec gravures. Enfin, il importe de lire cet opuscule : Cullus D. Walburgæ Virginis,e sacra S. Bcnedicli fainUiæ anÜstilx, EvstaJii propitïx\ Ingolstadii, 1748, l vol. in-18.
Les Bollandistcs, t. Yl, pag. 574-o7G, ont deux, chapitres intilidés De oleo S. Walburgis et Miraculn virlu/e olel S. Walburgis j alrata. Je leur emprunte les citations suivantes ;
Poslquam aulem venerabile corpus virginis de loco sepulLuræ suæ supra terrain est collocata, omnia membra ejus quasi rore perfusa et oleo infusa cunclis apparuerunl (p.060). — Conditasunt lipsana B. VVaIpurgis virginis Eystadii in summi allaris lapide duro, solido, e.vcavalo.. . Infra prædictura lapidem est cavitas seu foramen quadralura, in qiio distillât stillicidium de lapide superiore qui sacra virginis ossa tenct. Videas guttas modo majores, modo minores, pisi ant nucis avellaïuo magnitudine de lapide supino dcpendenles, quas omnes excipit late patens argeotea concha (p. 574). — De membris ejus virgineis, maxime tamen pectoralibus, sacrum emanat oleum, quod, gratia Dei et intercessione b. Walpurgæ virginis, cæcos illuminât, surdos audire facit et gressum claudis reddit, cunclisque debilibus optatum effectum devote petenlibus misericorditer indulget '....IIoc autem quoiiue sciendura quod,bora celebrationis missarum, cum sacramentum corporis et sanguinis Jesu Chrisii in altare conlicitur, in qiio recondita est, frequonlius nec non ullerius oleum de sacro corpore ejus distillât (p. 567).
« Ex ejus corpore post mortem instar oleipercnnem fontem fluxisse », écrivaient, au xvii® siècle, lesélèves du collège anglais de Rome, en présentant à la reine Christine de Suède le Manipulas regius heroidum sanctarum Brilannix {^Anal. jur. pont., 1831).
Les Bollandistes, au février, t. VI, ont donné la vie en vers de Stc Walburgc. J’y lis :
Aqua rnanat jugiter,
Medicinæ celeris Effectum conseqiiuntur.
La note marginale porte : « Eluxu liijuoris ex tumha ægri sanantur ». L’huile se change ici en eau et en liqueur.
Walburge, abbesse de Ileidenheim, morte en 780; son corps est à