‹ Œuvres complètesChapitre 134 sur 215 · J’en ai parlé dans la Revue de l'art c'irélien, XXt · texte numérisé non relu

J’en ai parlé dans la Revue de l'art c'irélien, XXt

T. XIV

laisser rien à prendre. Le soulèvement était tout prêt, le gouvernement dans la plus grande inquiétude, lorsque la finesse de Pie VI apaisa la sédition. Les images de Marie pleurent! telle fut la proclamation qu’on publia dans les places. La tourbe féroce fut effrayée. On alla dans les églises pour se convaincre par ses propres yeux. Les images de Maiie pleuraient 11! Une voix du ciel n’auraitpas été plus efficace. Delarage,lcs séditieux passèrent vile au repentir et se soumiient en tremblant à des pénitences publiques. Us chargèrent leurs corps demi-nus de chaînes pesantes, qu’ils traînèrent dans les mes, formant de longues processions nocturnes, se déchirant avec des disciplines et hurlant : Grâce, Sainte Marie. Quand cette momerie fanatique eut duré quelques jours, on entendit retentir une seconde proclamation. Les images de Marie sont apaisées, et le peuple rentra chez soi. Le docteur Meyer, Fragments sur Paris, traduits de l’allemand par le général Dumoiiriez (Collin de Plancy, 1,425/

Le llosier de Marie, en 1807, page 179, parlant de la Vierge de .Montricliard, au diocèse de Blois, dit ;

La sueur coula en 1847 comme pour annoncer la révolution romaine et ses suites mémorables. La Vierge se couvrit d’un suintement mystérieux. Les larmes coulèrent de ses paupières pendant un jour entier; ce prodige attira une foule empressée, et, suivant le dire des témoins, l’obscurité de la nuit venue, les larmes répandirent un tel éclat (jue la chapelle en devint resplendissante.

L’inventaire du duc de Berry, en 1413, cite, parmi les « reliques sai notes » sous le n' 133, « de l’esponge du tableau où Notre-Dame plora». Cette épotige avait servi à recueillir les pleurssur le tableau; il est regrettable (pie Uon n’ait pas mentionné le lieu où s’opéra ce prodige.

A propos des pleurs de la Vierge, je ne puis omettre ce passage de Bobert de Clari, (|ui, en 1203, vit à Constantinople « le taule de marbre où Noslres Sires fu estendus, quand il fut despendus de la crois et si paroient encore les lermes que Nostre Dameavoit pleuré deseure » (Riant, L'xuv. sacr. Const., H, 232j.

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