Legenda aurea, édit, du I)'' Græsse, p
Teslem liabes populuna, Imo, si vis, oculiim Quoi! ad ejus (umulum Maiina scalet, epulum üe Chrisli convivio.
Vocalus ad convivium Cum Clirisio discumbeiilium, Sci obem vivus ingredilur ; Ubi cum inanna scateat,
Nec aliiid appareat,
Haptus cum carne credilur.
Dans V Uijmnarius Severianus, ms. du xi® siècle, à la bibliothèque du Vatican, il est parlé en deux endroits de la manne de S. Jean (Dreves, Anal, hymnica, XIY, 30, 33) ;
l’oslea vcro inventa est fovea Manna repleta virlute angelica, Quod locus ipse gignil usque liodie Jbique fiunl virtules innumcræ Ad laudem Deiraagnæet mirabilcs.
Vere posi i-ui terminura A discipulis quærilur El, non invenio corpore, .Manna redundal largiter.
H) 'cv. Clnscnse, ms. du xiv' s. De S, Johanne Episcopo (Dreves, XXll, 139):
Montem vident comburere Et olcum defluere,
Laudes ferunt ad Dominum.
Conrad de llaiinburg, xiv
Vivus inlras monumenlum, Sed cum splendor nimius Te abscondil, est invenlum Manna scatens largius.
Ea luce recedenle, l’opulo tune al) asiante Scalurire cernitur Manna de sepulchro cel le.
s. (Dreves, 111, 33, Hi), 149) :
Cunclis hodie aperle Quod et pie creditur.
Kalherina, bine citata Cum Johanne et vocala Eras ad cæleslia,
Cum Clemenle sepulturam, Cum Nicolao per tumbara lâquoris stiliieidia.
Prose du missel de Langres (1491) ;
Audiens bæc Joannes El requirenles corpus
Vivus intrat sepulcra : Nil vident nisi manna.
Oral. Londinen . , xv® s. (Dreves, XXIX, 108] :
Manna finit jam humains Et lætaris coronatus Civis cœli curiæ.
Une hymne de 1324 (Dreves, IV, 102) donne l’émission de la manne comme la récompense de la chasteté :
Olim emissum desuper Per quod nimirura castilas
Scaluril manna turaulo, Ornalor laudis lilulo.
Cette manne lut ties populaire au moyen âge, (;omme l’indi(juent (juelcjues anciens textes, fjue je classe ici geograpliiijuemcnt :
Allavaux, en Limousin. — « Ipse Geraldus piior atlulit nobis reliquias... de olco sancti loliaimis cvangeliste » {Inv. de l'abb. d' Allavaux, xn« s.).
Alvirne. — Le Père Gonzaga, en 1387, indique, parmi lesreliques du couvent des franciscains du mont Alvcrnc : « Excrinihus sancti Joannis evangelistæ, atque ex manna scpiilchri ejusdem » (De orlg. relig. franc., p, 2W).
Arj-as. — Le catalogue des reliques de l’abbaye de Saint-Vaast d’\rras contient cet article : « De manna sepulcri S. Joannis evangelistæ » (Van Drivai, Carhdnire, p. 109)..
Audi. - Au xviD siècle, il y avait, à la cathédrale d’Auch, du sépulcre de S. Jean év. et de la manne qui en découle (Montlezun, Vies des Sis évêques de la mélropole d’Auch, p. 94).
/*onle Avellana. — En 1197, lors de la consécration du maître* autel de l’église abbatiale de Fonte Avellana, on y déposa « de manna sepulcri sancti Joannis cvangeliste ».
Monl-Cassin. — Au xi® siècle, Léon d’üstie en a vu au Mont- Cassin : « De manna sepulchri S. Joannis evangelistæ » (lib. 111; cap. 30). Ce texte est rapporté par les Bollandistes, t. XLIV, p. 415.
Monza. — L’inventaire des reliques enregistre : « De manna sepulchri S. Joannis evangelistæ, in vase vitreo ».
Otsy (Pas-de-Calais). — Sur la croix (pii date du xni® siècle, on lit cette inscription (jui indique une relique enchâssée dans la croix : DE MAXNA. SEPVLCIU. lOUAMVIS. EWAN. CELISTE. [llev. de l'art cllrét.,
Home. — En 1195, le pape Célestin 111, consacrant l’église de Saint-Sauveur delle copelle, le cardinal de Porto déposa dans l’autel delà Viergede la manne du tombeau de saint Jean, ainsi quel’atteste
l’inscription commémorative : « In quo (altari) sunt reliquie lie
de manna S. Jo . evangeliste. »
Le Flamand Jean Lenguerant vit, au xv® siècle, dans la basilique de Latran, de la manne, laquelle cheit quand on trouva la sépulture de saint Jehan l’évangéliste » (A?m. arck., t. XXII, p. 90. iJean Diacre l’a mentionnée en ces termes : « De manna sepulturæ S. Johannis evangelistæ ampulla plena ».
.T’cn ai parlé an tome I de mes Œuvres, pp. 408, 409, 412.
AS. Adrien, une inscription de 1228 cite parmi les reliques :
« De manna beati J. evangelistæ ».
S’. lUquier. — Le trésor de Saint-Riquier possédait une relique ainsi étiquetée : « De manna S. .Toannis evangelistæ » (J. Corblet, llarjiogr. dudioc. d'Amiens, t. IV, p. 156).
Soissons. — Parmi les reliques transportées en 1244 du Rucoléon de Constantinople à Saint-Jean-des-Vignes, près Soissons, et brûlées au XVII® siècle, existait « Manna sepulcri S. .loannis e. » {Mém. de la Soc. des Antiq. de France, t. XXVI, p. 196). l.r’authentique porte :
« De manna sepultura; beati .lohannis evangeliste » ( Exuv. sacr. Constant., t. II, p. 62).
S. .If:an-Raptiste. — Parmi ses reliques conservées à Rome, Piazza, en 1713, signalait de la manne que distillèrent ses os, dans l’église de S. -Adrien au Forum : « S. Adriano, ove è délia manna che stillo dal suo corpo » [Emerologio di Roma, p. 423). L’auteur ne fait-il pas ici confusion avec S. Jean l’évangéliste?
S. Nicolas. A Bari, le mot manne est encore employé officiellement pour caractériser le liquide qui coule de ses ossements ; d’après le grec, on dit aussi myron L
Voici la teneur du diplôme, imprimé sur papier, avec signatures autographes, qui m’a été remis par le chapitreavec les deux flacons de manne :
Omnibus singulisque fidem facimus atque aflîrmamusin verbo veritalis nos infrascripti Regalis Basilicæ Sancti Nicolai Barensis Ganonici Custodes ejusque Sacri Corporis Depositarii, qualiter e mirabili illo Myron, seu Manna, quod ex Sacris Lipsanis Sancti Thaumaturgi singulari prodigio indesinenler manat reverenter duas crystallinas phialas
1 . Voir La Manne de S. Nicolas, par J. Laroche, Fribourg, 1890, in-8 de 30 pp.; c’est un chapitre détaché du volume sur S. Nicolas, où il est question des myrobliles, pp. 222, 233, 239, 241,247, 248 et, en particulier, de S. Démétrius, 222. Le même article a été reproduit en plusieurs fois, en 1889 et 1890, dans la Semaine religieuse de Saint-Dié. L’auteur a souvent invoqué mon témoignage, je tiens à l’cn remercier. Un jour qu’il se recommandait de mon nom devant son ordinaire, le très lier et peu sympathique évêque de Saint- Dié, Mgr de Briey, lui répondit sèchement ; « Ce n’est pas une autorité à citer ». Je retiens ce mot de blâme et le renvoie à celui qui l’a si dédaigneusement proféré, car ce n’est certes pas lui qui pouvait se prétendre nne autorité scientifique. La science gêne nos évêques, qui sont loin de la posséder, même à la dose homéopathique ; ils rejettent alors sur les savants leur mauvaise humeur, quand ils s’aperçoivent qu’on les traite d’igaoranfs.
Implevimus, bene clausas ac.operculo subero munitas ciim membrana superposita et ornatas Imagine Sancii panniculoqiie serico cum simili vitta rubri coloris obstrictas atque ejusdem IJasilicæ sigill o in cera rubra Ilispanica impresso obsignavimus et munivimus. Ideoque de tanta miræ rei veracitate testantes, præsentes literas manu nostra subscriptas sigilloque Gapitulari impressas fieri curavimus.
Datiim Barii ex Gonfessione Sancti Nicolai die xiv mensis Julii millesimi octincentesimi septuagesimi quinti.
Aloysius Ganiis Romito Gustos. — Paulus Can^s Introna Gustos, — Benedictus Gauus Rospi Gustos. - Vincentius Garnis Marotta Gustos.
Sceau plaqué du chapitre.
Je joins ici une autre attestation, délivi'ée également par le chapitre do Hari, à l’occasion de la découverte que je lis de la caisse dans lafjuelle le corps de S. Nicolas fut transporté de Myre.
Capitulum Palatinum Regalis Basilicæ S. Nicolai Baren.
Omnibus singulisque tidem facimus indiibiam atque aftirmamus in verbo veritatis nos infrascripti Regalis Basilicæ Sancti Nicolai Barensis Ganonici Custodes ejusque Sacri Corporis Depositarii, qualiter fragmentum capsellæ ligneæ, in qua e Myra in Lycia Barum translata sont ossa S. Nicolai, episcopi et contessoris, reverenter intra cartam papyraceam collocavimus, bene clausam ac vitta rubri coloris obstrictam atque Basilicæ sigillo in cera rubra Ilispanica impresso obsignavimus et munivimus. Ideoque de rei veritate testantes, præsentes literas manu nostra subscriptas sigilloque capitulari impressas fieri curavimus.
Datum Barii ex Gonfessione Sancti Nicolai die xiv» mensis Julii MDGGGLXXV.
Benedictus Ganus. Rospi Gustos. — Vincentius Ganu®. Mazotta Gustos. — Aloysius Can^s, Romito Gustos. — Paulus Can“s. Introna Gustos.
Locus -i- Sûjilli
lllmo et Rmo D.D. Xaverio Barberio de Montealto, a cubiculo SSmi.
üniversis et singulis bas præsentes noslras testimoniales Litteras lecturis, visuris vel inspecturis notum facimus ac verbo veritatis testamur Revdos canonicos Basilicæ Sancti Nicolai Benedictum Rospi, Vincentium Marotta, Aloysium Romito, Paulum Introna, quorum sunt subscriptiones rétro apposiiæ, esse taies quales se dicunt, nempc Canonicos Custodes Reliquiarum Sancti Nicolai, episcopi Myrensis êisque semper adhibitam fuisse (idem et ad præsens adhiberi posse. In quorum, etc.
f. Ce sceau orbiculaire est plaqué sur pain à cacheter rouge, recouvert de papier découpé. Gravé au siècle dernier, il porte l’effigie en bu-'^te de S. Nicolas, nimbé, barbu, avec le pallium, bénissant de la droite et tenant de la gauche un livre fermé, surmonté des trois boules; le champ est aux armes de la maison d’Anjou, semé de France avec le lambel en chef; l’éculindiré d’une couronne à fleurs de lis et feuilles d’ache. En exergue, au-dessous d’un perlé ; REGALE CAPITVLVM S, NICOLAI BAREN.
üaliim Barii ex Nostro Archiepiscopali Palalio die 15 meusis julii 1875.
Fru“. Archiepiis Baren
Locus f Sigilli
Sle llosE DE ViTEHBE. — « Stc Rose de Yilerbe vécut jusqu’en 12oo; depuis cette époque, sa sainte dépouille est demeurée sans corruption et, durant de longues années, on en vit découler une manne blanchâtre et féconde en miracles. Rolland., IV septembr. » (Mess, des jidèJ., p. 38(>).
S. Rufi.\. R. Ledain a publié, dans le liuUetln de la Sociétédes Aul'ujuaires de l'()uest, 1881, pp. 27b et suiv., ce (ju’il nomme un ouïe! portatif et qui, pour moi, n’est qu’une boîte à reliques destinée à la consécration d’un autel lixe. Cette boîte a été découverte, en démolissant un autel, dans l’église de Moutiers (Deux-Sèvres). Elle est attribuée au x® siècle environ, mais n’est certainement pas postérieure au xic 2. ()n lit, au-dessous d’une cavité rectangulaire;
DEC EST MACNA . SCt .
RUFIM . CüNFESSOR’ .
Dans la cavité on a trouvé « une couche de poussière blanchâtre qui semble être de la poussière d’ossements humains, mélangée peut-être de poussière de pierre ». Or Grégoire de Tours dit que la manr)edu tombeau de S. Jean évangéliste était, en effet, en forme de farine: « cujus nunc sepulcrum manna in modum farinæ liodieque éructât » (lib. I de Mirac., c. XXX).
On suppose que S. Rufin était un disciple de S. Hilaire ou de S. Martin et qu’il évangélisa la contrée, au iv® siècle.