Ici commence la série des crucifix sanglants
Crucifix de S. Goar. Le puissant seigneur Garnier de Boulant assiéo-eant le ™„as,ere de S. G„„ au. envlrou, de Trêves, les moiues J";. sSr la n.ura,lleun eruc,l,.de bois, espérant ,,„e l-ennemi respecterait une
a . ttmr'’“r“d M la»«a eue flèche.
1111 une profonde blessure dans le bras de bois du cruclli., Inconlinenl
e sang coula du bras blessé. Garnier flt le signe de la croi.v et interrompit le stege, mais il n’arriva de mal à personne. On garda avec beaucoup de reverence la lleebe sacrilège et le miraculeux crucifix de bois, qui saigna au xu» siec le [Cxsant miracula. ilb. fl), cap. 19) cl qui saigne pe ,têtre encore (Collin de Plancy, i, 212).
8. Crucifix de Wurlshourg. Un soldat, voyant un crucifix revêtu d’une bel e robe qui était a sa convenance, voulut eu faire son profit et essaya delà lu. enlever avec sa pique. Mais, dans tous les endroits où le fer toucha le corps de la sainte image, le sang coula si abondamment que le soldat s enfuit épouvanté. On garda longtemps ce crucifix à Wurtsburg • tæsaru tmracula, lib. A, cap. 20 (Collin de Plancy, I, 22l).
1272. Osma (Espagne). Fiole du Précieux Sang. Le crucifix de la cathédrale, frappe par une pierre lancée par un sacristain sans respect pour 1e . bacrement, versa du sang, Loperaez Corvalan, historien très estimé; ainpara, 1874, p. 182. On garde une fiole de ce sang entre les reliques du trésor. - Procession solennelle le 22 décembre. - La fête se célèbre sous le nom de Passio imaginis Chrisli (de Sarachaga, Les collect. du Mus. euch. de Paray-le-Monial. p. SO).
9. 18 féviler. JNotre-Dame de Laon... 11 s’y fait un grand nombre de miracles et entr’autres, ou fit que, l’an 1395, on vit paraître, sur la tour ou sont les cloches, l’image d’un crucifix dont, les stigmates jetaient du sang. Thomas Walsingham, ffisi. Angl., in Richardo I rege (Migne, Dict.
des péferm., Il, 1287). o v o >
10. Ln 1512, ce sang (qui forme des taches sur la Ste Tunique de Trêves * apparut aussi frais que s’il venait d’être répandu, Dieu confirmant
1 .On ht .4 ce sujet dans Le Prêtre : « Puisque les taches de la sainte Tunique d Argenteuil sont véritablement du sang, et du sang de Notre Seigneur— sans quoi ce serait une duperie — il en résulte que tout le sang ile Notre-Seigneur
par un miracle la vérité, l’origine de ces taches) {Anal jur. ponl., 1896, col . 574).
H. Les Espagnols menacent Padoue. Alors le peuple accourt à Ste- Marie des Servîtes pour implorer Jecrucilix miraculeux qui s’y conserve. En février 1512, l’image se mit à répandre du sang pendant quinze jours. Le 9 avril 1512, vendredi saint, il y a eu surtout une grande effusion, au point qu’ou emplit de ce sang une ampoule. Le 18 mai, fut constitué* la frérie du S. Crucitix existant encore. La prière des Padouans fut exaucée. En l'î3i, Modène reçut une partie de la (iole, Bologne également {WInsht. (les Fastes du Sacré-Cœur, 1893, p. 408).
12. L’histoire rapporte que, dans une petite chapelle du château de Xavier, il y avait un ancien crucifix de plâtre de grandeur naturelle. La dernière année de la vie de S. François Xavier, on vit ce crucifix suer du sang eu abondance tous les vendredis; mais dès que François fut mort, le sang cessa de couler. Dieu, par ce miracle, a symbolisé cet apostolat de la souffrance, qui est la gloire de notre saint en même temps que la source de la fécondité de ses œuvres {Le Prêtre, t. IX, p. 377).
13. L'Ami du clergé, 181)4, p. 72i), analysant l’ouvrage du Imberts sur La sligmniisalion, les extases divines et les miracles de Lourdes, paru récemineul, écrit :
Les Crucifix miraculeux , 11 est question dans ce chapitre des crucifix miraculeux qui, se détachant de la croix, embrassèrent les serviteurs de Dieu et leur parlèrent, ou qui répandirent du sang, comme ceux de Ste Marguerite de Goi tone et de Ste Catherine de Ricci. Les faits sont certains, le surnaturel évident.
L'Ami du clergé paroissial, 185)1), p. 470, donne cette anecdote, sans indication de source :
Un jour saint François de Rorgia entend frapper à la porte de sa cellule; on vient l’avertir qu’un grand seigneur, son ami, est à l’agonie et qu’il repousse les secours suprêmes de la religion. François tombe à genoux devant un crucifix suspendu à la muraille : « Mon Dieu, s'écrie-t-il avec des sanglots et des larmes, donnez-moi cette âme que j’aime si tendrement. — Prends-moi, lui répond le crucifix, et va, je le serai propice ».
François détache le crucitix, le cache sous son manteau et court à la
n’est pas dans son corps glorifié, ni au Saint-Sacrement de l’autel, comme on l’enseigne communément. J’avais cru jusqu’ici que les traces de sang, que l’on remarque ou que l’on remarquait autrefois sur les degrés de la Scala Santa et ailleurs, n’étaient que des apparences, une couleur conservée miraculeusement, mais non du sang véritable. Or, d’après les constatations de la chimie, c’est du sang véritable, naturel, qui est conservé dans la sainte Tunique d’Argenteuil; c’est du sang qu’il faut adorer, comme celui qui est dans le Calice, et dans le Calice nous n’avons pas tout le sang du Seigneur ».
demeure du mouriint. « O mon ami, lui dit-il, ô mon frère, je viens sauver ton âme, tu ne voudras pas, en le damnant, désespérer ma iidèle amitié t.
Le moribond répond par un sourire sardonique. Alors François écarte les plis de son manteau et montrant le crucilix : « Ah! dit-il encore, regarde, c'est lui. Il est mort pour toi. Ses pieds sont percés, ses mains sont déchirées, son cœur est ouvert, regarde ».
Le pécheur secoue la tête et se tourne du côté de la muraille. A ce moment même, ô pr dige ! le sang jaillit de toutes les blessures du Crucifié.
« Vois donc, malheureux ! .s’écrie François, il verse encore son sang pointe racheter. Je t’adjure par le sang de l’amour éternel, n’endurcis pas ton cœur ».
Silence. — Le misérable reste impassible. Alors, Jésus détache sa main droite de la croix, y recueille le sang qui coule de la iilaie de son flanc divin, et le jetant à la face du mourant:» Va t-en à ton malheureux sort ! Vade in malam sorlem! »
(Pergeline, Uetraites pascales, t. 11, p. 88.)
i4. Ici trouvent place ces deux légendes relatives au sang qui apparaît le vendredi saint ;
« Le vendredi saint, les habitants de l’île de Noirmoutiers se gardent bien de piquer un instrument de labourage en terre, il en jaillirait aussitôt du sang » (llavard, les Fêles de nos pères,pAï'l).
« Cette légende est aussi folle que cette autre chère aux bonnes femmes de la ville (de Cbartre.s) ; celle-là prétend qu’il sort du sang (à la cathédrale de Chartres), lorsqu’on crache, le vendredi saint, sur un carré de pierre, scellé avec du ciment noir, dans une dalle située à l’arrière du chœur » (Huysmans, la Cathédrale, p. 408).