‹ Œuvres complètesChapitre 186 sur 215 · Voir à Baume et à Huile · texte numérisé non relu

Voir à Baume et à Huile

Cette gravure est reproduite en tête des Noies historiques sur le culte de laSte Vierge dans le diocèsede Limoges, psir Roy Pierrefite.

Monastère des clarisses de Lorelte. Ce monastère s’ouvrit le 26 décembre 1816. La Madone opéra plusieurs prodiges en faveur de ses filles, elle leur procura dans un moment critique une bonne somme d’argent, elle fit jaillir miraculeusement une source d'eau; la glace qui encadre une de ses images se mouille constamment, on l’essuie et aussitôt l’eau reparaît (Ricard, Ste Claire d' Assise, p. 262).

Le Itosier de Marie, 1807, p. 790, a raconté en ces termes « le prodige de Novella » :

Depuis quelques mois un nombre incalculable de fidèles visitent l’église paroissiale de Novella, en Corse. Cette église, qui est de construction récente, possède un tableau représentant la Vierge Mère, entourée d’anges et de saints. Depuis le 5 juillet dernier, ce tableau se couvre d’une sueur mystérieuse, que des milliers de pèlerins, de tout âge et de toute condition, ont pu voir, toucher et recueillir à diverses reprises. Cette transpiration étrange est intermittente: parfois, c’est pendant de longues heures qu’on peut voir des larmes ou des globules d’eau claire et limpide perler à la surface de la toile et couler jusqu’au bord du cadre en bois. La plupart du temps, cette exsudation ne dure que quelques minutes. La photographie elle-même serait impuissante à reproduire dans son iusaisissable réalité ce merveilleux phénomène.

Déjà il y a lôü ans, on avait pu constater un suintement inexplicable sur un petit tableau représentant la Vierge du Rosaire. Ce tableau, qui existe toujours, est exposé sur l’aulchn cornu Evangelii de l’église paroissiale. C’est une estampe, probablement du xvie siècle, noir et couleur, gravée sur papier fort, de fabrication italienne. Cette gravure à moitié abimée par l’humidité — d’aucuns croient y voir la trace de l’exsudation — est en partie déchirée. Le fait de la transpiration a été constaté par procès-verbal de l'autorité religieuse et par des documents authentiques de l’époque.

4. Voici, par ordre alphabétitiiic, la liste des saints qui ont sué : Si'E Agnks de MoiNtepl’lciano. De l’ordre de S. Dominique, elle mourut eu ldl7. Le Conseiller des familles en a parlé en 1870, p. LXXIV. J.,e Pèlerin mentionne le fait dans ses Vies des Saints :

Une odeur suave se répandit dans le monastère et les lieux environnants. Les sœurs envoyèrent aussitôt chercher à Gênes des aromates, pour embaumer le corps de leur mère et fondatrice. Mais Dieu voulut montrer que les parfums de la terre sont inutiles à ceux qu’il oint des parfums de sa grâce. Les mains, le visage de la sainte commencèrent à se couvrir d’une sueur odoriférante, en telle abondance que ses habits en

étaient imprégnés. On recueillit, dans des vases de cristal, une grande quantité de ce baume céleste que le saint corps continua à distiller pendant plusieurs années.

B. Beatrix Atestina, bénédictine à Padoue, nioi’to en 122G :

Quotiescumque area illius exsudât humorem quemdara (qui collectus delalusque adintirmos plurirnis salutem affert), publicum aliquod incommoJuiu immineat civilati aut monasterio. Atque ita sanctimonialcs narrant, grassante peslilentia annis MDCXXX et XXXI conlinuo arcam illani sudore maduisse (Bolland., t. XIV, p. 602, 10 mai).

S. Benoit, abbé b — Une très intéressante narration de la production de la manne de S. Benoit a été insérée dans le Messager des fidèles, 188i, pp. 384-390, 409-479, par doin Bérengier, à qui je vais l'aire de larges emprunls :

A Roiate, village des Apennins, situé au-dessus de Subiaco, on voit, dans une chapelle, une fosse profonde dans la roche, présentant la forme du corps humain couché de toute sa longueur, un peu sur le côté... 11 est évident qu’un homme de grande taille s’est couché là, un peu sur le flanc et que la roche vive a cédé, par la permission du ciel, sous son poids... Le prodige se renouvelle chaque année, le 21 mars, fête du saint. Je vois couler la sueur de S. Benoît. Toute la cavité de la tête est imprégnée de goullelettes d’un liquide brillant, qui suinte de celte pierre dure, comme les gouttes de la sueur sur la peau. .. La manne, après être sortie si miraculeusement de la partie du rocher qui a supporté la tête de S. Benoît, se réunit à l’endroit du cou et forme un petit ruisselet limpide qui, descendant par le milieu de la sainte empreinte, va remplir le trou du talon... Cette sueur bénie tient le milieu entre la fluidité de l’huile et la limpidité de l’eau... J'en remplis un flacon de cristal, apporté dans cette intention et destiné au trésor des reliques de l’abbaye de Solesmes... J’avance la tête sous l’autel pour mieux considérer l’empreinte et il m’est facile de reconnaître que les plis du vêtement que portait S. Benoît sont parfaitement reconnaissables, surtout aux coudes, où ses larges manches se sont profondément imprimées dans la pierre. On voit àTocilnula trame de la rude étoffe de ce vêlement... L’empreinte a 2 m. 11 de longueur, 0 m. 52 de largeur aux épaules, 0,33 seulement aux genoux, placés probablement l’uD sur l’autre. La profondeur de celte empreinte est de 0,27 c.,

1. Le Pèlerin (1880, n» 163), racontant le départ de S. Benoît pour Snhiaco, dit: «A deux heures de Subiaco, on montre la pierre où reposa le saint à sa première halte; la pierre s’amollit au contact du cœur brûlant d’amour et quand il reprit le bâton de pèlerin, l’empreinte de son corps était gravée sur le rocher. A certaines époques et ordinairement le 21 mars, depuis quatorze siècles, ce rocher laisse suinter de l’eau et les religieux i)rient alors leur patron avec plus de ferveur ».

ce qui indique que le corps du saint se Irouvait enfoncé loul entier dans la pierre qui lui servait de lit.

Une lettre du cliapelain attaché à cette chapelle donne d’autres détails, consignés dans le rapport du bénédictin français :

Dans certaines années, elle (la sueur) s’est étendue sur toute la tête, dans d’autres jusqu’à la moitié du corps, dans d’autres enün sur toute l’empreinte du rocher... Elle n’apparaît pas toujours dans la vigile, aux premières vêpres; mais, dans quehpies années, elle a commencé le jour meme de la fête, quoique ce soit le plus souvent aux premières vêpres. l a sueur de S. benoit, qui va se réunir daas la petite fosse formée par le talon, a toujours été recueillie et conservée durant plusieurs années avec le plus grand soin dans des vases de cristal. Cette ivainic, comme l’appellent les personnes pieuses, versée à petites gouttes sur les malades, les a délivrés de leurs infirmités et rendus à leur santé première.

Oa cite des écrivains des xvi® et xvii° siècles, qui ont parlé de ce prodige, d’après des auteurs fort anciens.

La pierre S. Benoît (Manche), nommée aussi h pierre gui pleure, semble n’étre (|u’iin polissoir de l’époque ccltiriuc;

Ce bloc est l’objet, dans le pays, d’une légende très populaire. S. Benoit, fort vénéré dans la paroisse, se serait couché sur la pierre et y aurait laissé les empreintes de sa tête et de ses côtes; la première répondrait aux dépressions en forme de cuvettes, dont la courbure implique toutefois des dimensions de beaucoup supérieures à celles d’une fêle ordinaire. Les balilanis du voisinage attribuent à l’eau qui séjourne dans les rayures certaines vertus : ils croient qu’elle guérit la lièvre, les maux d’yeux, plusieurs maladies de l’enfance, etc. D’après eux, celte eau revient toujours dans les cavités de la pierre, quelques efforts qu’on fasse pour l’enlever. Si on cherche à l’épuiser le soir, elle reparaît le lendemain matin {Congrès archcolog., XLV*’ session, p. 508).

Sle Cathkiuive de Bologne. Voir à Odeur.

Cisterciens. — On lit dans l’Ami du clergé paroissial, 1899, p. 337:

Quand les Pères de l’Ordre de Citeaux rentraient leurs gerbes dans leurs granges au temps de la moisson et qu’ils étaient couverts d’eau et de poussière, la sainte Vierge apparut à l’un d’eux : « Qui êtes-vous? » lui dit celui-ci, en voyant celte rayonnante apparition. — « .le suis Marie, répondit-elle, Marie à qui lu appartiens, toi, celte maison et tous ses habitants. J’ai visité aujourd’hui mes moines dans leurs champs, et j’ai recueilli pour moi leurs sueurs dans ce vase. C’est là un doux parfum pour moi, parfum qui doit être dignement récompensé par mon Fils en son temps ». Et elle lui montrait un vase d’or où perlaient de chaudes gouttes

de sueur. D’autres fois elle s’approchait des plus laborieux et leuressuyait elle-mênae le visage.

S. Ernest. Voir à Huile.

Ste EuPHÉMiE.Yoir à Sang.

S. FaANCHARD, solitaire, qui se sanctifia autrefois dans la forêt de Fontainebleau. Nous n’avons pas découvert sa légende. On vénère sous son nom, aux lieux qu’il habita, une roche qu’on appelle aussi la roche qui pleure. C’est une grande pierre di laquelle il découle continuellement une goutte d’eau et l’on assure que le saint lit cela par tendresse pour les gens du pays. Tous les ans, le jour de S. Franchard, qu’on fêle d’un culte mobile, le lendemain de la Pentecôte, les bonnes femmes recueillent l’eau de sa roche dans de petits vases, avec la persuasion que c’est un remède infaillible pour les convulsions des enfants (Collin de Plancy, 111, 2i8).

Ste Lucie, d’après l’ouvrage de M. Aug. neaugrand, Ste Lucie, vierge et martgi'e de Sgracuse, pp. 189-190.

Dans les catacombes de Syracuse, à l’endroit où avait reposé le corps de Ste Lucie, jus(|u’au jour de son enlèvement par Faroald,on avait placé une magnifi(iue statue eu marbre blanc de la sainte. Lorsque, en 173i et 1735, Syracuse, alors dépendant de la Toscane, futattaquee par Charles VI, d’Espagne, et subit toutes les horreurs du blocus le plus rigoureux,. cette statue se trouva miraculeusement couverte d’une sueur abondante, tandis que le socle de la statue et tous les parements de marbre de même qualité qui l’entouraient restaient absolument .secs. Ce prodige fut constaté trois jours de suite ])ar le gouverneur de la ville, par ses principaux officiers, par différents ingénieurs et par les pères jésuites, qui, en raison de leurs services éminents, avaient seuls, parmi les réguliers, obtenu l’autorisation de j)artager avec leurs Cùmpatrioles les fatigues et les émotions du siège. Toutes les personnes qui furent témoins de ce prodige, après avoir pieusement essuyé avec les linges les i)lus fins, la statue de la chaste vierge, ne peuvent douter un instant de la réalité de ce miracle, qui nous dévoile un bienfait nouveau de la sainte; en effet, Ste Lucie témoignait ainsi de l’amour ardent qu’elle portait à ses compatriotes et remplissait,une fois de plus, la promesse qu elle avait faite, en mourant, de protéger les habitants de Syracuse. Tant que dura le blocus, celte sueur ne cessa de couler en abondance. Mais, aussitôt que la paix fut conclue, les autorités religieuses et civiles constatèrent que le marbre avait repris sa siccité habituelle. Frappés d’admiration, remplis de reconnaissance, les Syracusains obtinrent de Mgr D. Ignazius Reggio e Saladino, vicaire général, dont le courage avait égalé la bonté pendant ces moments d’angoisse, de perpétuer le souvenir d’un prodige aussi éclatant. Se rendant à des prières si louchantes, le vertueux prélat délivra ralteslalion suivante: » .lesus. Stante Theologorum veto, declaratur, prout nosdeclaramus, sudorera

infrascriplum simulacri raarmorei Divæ Luciæ, V. et M.,slli in ejus sepulchro extra raœnia hiijus civltalis, fuisse veruin, realem et miraculosum et præseules cuin voie præfato stent peues acta. 20 januar. 17o6. D. Ignatius Rcggio, vicarius generalis. S. T. I). D. Dorainicus Maria Spinaccia, paroclms S. Pétri, protonotarius aposlolicus »

Yé.n. Maruno DA Rocca CASALE,miueui’observantin ; il fut 50 ans portier au couvent de Civitella cl mourut en ISdü- Il est dit dans son procès :

On porta le cadavre à l’église et plusieurs fois, en [)rêsence de nombre de personnes, ii ouvre les yeux, son front se couvre de sueur, ses mains, ses bras sont flexibles (Anal, juris pont., 1896, p. 861).

S. Michel, fleuri Eslicnnc parle d’un moine, cjui se vantait d’avoir honoré, à Jérusalem, une fiole jileine de la sueur qui sortit du corps de S. .Michel, lorsqu’il se battit avec le iiahlc. ApolofjiepourIIcrodolc,chdp, 3"J (Collin de Plancy, 11,202).

Cotte sueur prétendue ne serait-elle pas plutôt le suintement de la grotte du .Vont Gargan, dont l'eau est recueillie dans une « petite fontaine » et (jui est bue « comme un c.xcelleut remède pour toutes les maladies »? (Œ'iivres complètes, W, 134).

Ste PiiiLo.MÈNE. — On lit dans une brochure intitulée : Sle Philomène, thaumaturge du xi.x® siècle, Abbeville, Paillart, p. 20:

Le 10 aoiit 1823..., scion l’usage, on promenait processionnellement dans les rues de la ville (à Mngnano, roy. de Naples), une statue en bois de Sle Philoméne, don déjà ancien de l’archevêque de Naples. Tout à coup les hommes qui la portent sentent son poids augmenter d’une façon extraordinaire; ils en font la remarque, on vient à leur aide, mais impossible d’aller plus loin, il faut rentrer la statue à grand’peine. Naturellement on se presse pour la regarder et, au même instant, tout le monde, même les petits enfants, voient son visage se couvrir d’une vive rougeur. Cette transliguratiou n’était qu’un prélude, car le lendemain la statue prit un éclat encore plus beau; les yeux brillants donnaient l’illusion de la vie,la bouche gracieuse semblait prête à sourire et, chose merveilleuse, une sueur abondante se mit à baigner ce visage radieux. Aux cris de la foule, don François de Lucia, le vieil ami de la sainte, le curé de la ville, d’autres personnages accoururent. Sur leur ordre, la statue est descendue de sa ])lace, déposée au milieu de l’église, examinée longuement. Impossible de douter : la sueur coule, abondante, embaumée; en l’égli.se elle se renouvelle et trois jours entiers dure le prodige. Des milliers de personnes purent défiler à l’aise, toutes constatèrent la même merveille. Un procèsverbal fut dressé aussitôt ; un volume entier, qu’on peut voir encore à

Mugnano, se remplit de signatures, parmi lesquels sont des noms d’incrédules notoires, convaincus et convertis.

S. Pierre de Ciiavanon, chanoine régulier, à Pebrac en Auvergne, mort vers l’an 1080 :

Inter lot miracula unum erat célébré et continuum, quod ad sanctissimi corporis tumulum Ions assidui redundans sudoris in tantum continuatum sumeret augmenlum, ut rivus utriusqne circumfusa aquæ abundantia madida quasi lacuna redderet. Ad hoc undique auditum prodigium copiosa delluens mulliludo languenlium, raanibus suis sanclo liquore madefactis tangentes, a quacumque debilftale tenerenlur, sospites frequenlissime regrediuntur (Holland., t. XLII, p. 478, 9 sept.).

S. Sabin, évêque de Canosa au vi® siècle. Lors de sa translation, « ex marmoribus, (luemadmoduni baisami stillare soient guttulæ, inenarrabili odore liquor enianabal » (Rolland., t. V,p. 329,9 févr.).

S. Samson. Cahier. — Métaphrastc, dans la vie de S. Sampson l’hospitalier, rapporte qu’à l’occasion de sa fête, chaque année, le 27 juin, à Constantinople, son tombeau suinte :

Paucis diebus ante festum lhauraaturgi quidam veluti humor apparel, qui deinde paulatim augetur, et remanet post festum, sic scaluriens douée aliquot dies præferierint, deinde cessât. Atque hoc modo, ut opiner, majori est in honore et admiratione quam si perpetuo ilueret (Holland., in vita, p. 277).

Sylvestre II. — Le tombeau de Sylvestre II, à St-Jean-de-Latran, même par le plus beau temps et quoiqu’il ne fût pas en un lieu humide, émettait des gouttes d’eau, au rapport de .lean Diacre, qui écrivait au xiii® siècle :

In eodem porlicu jacel Gerbcrlus, Remorum archiepiscopus, qui papa Sylvesler est appellatus, cujus sæpe sepulchrum, eliaiii in serenissimo acre, cum non sit in huniido loco, aquarum gutlas (quod salis est honiinibus admirandum), visibiles eraanat (Rohault de Fleury, le Latrcin au moijen âge, p. 412).

Plus anciennement, en IloO, le juif Benjamin de Tudèle constatait le même phénomène, mais à un autre endroit de la basilique :

Il y a deux colonnes d’airain de l’ouvrage du roi Salomon... Les juifs de Rome m’ont raconté que tous les ans, le neuvième du mois d’Ah, anniversaire de la destruclion du temple, les colonnes suent à grosses gouttes [Ibid., p. 457).

A S. -Jean de Maurienne, les chanoines m’ont raconté la même

chose d’un tombeau vénéré à la cathédrale, près la sacristie.

Vé.\. Théophile da Gorte. Mineur observantin, il mourut en 1740. On lit dans le procès de sa béatification, à propos d’un miracle opéré par son intercession sur une jeune fille, qui l’invoqua pour sa guérison, en priant devant son image, ainsi que sa sœur Ida et une voisine :

La mère, tenant pendant ce temps, devant l’image du vénérable, l’enfant malade, lui faisait réciter le Pater noster et VAve Maria... Elles dirent voir comme des gouttes d’eau ou de sueur qui couraient sur le visage du vénérable et ce visage apparaissait comme couvert de taches. Astrea Mannini me dit ; O Louise, vois comme il est tout taché. Dans trois jours ou la petite meurt ou il le la fait guérir. Gommunis fama est in eo page (à Ficiobio, diocèse de S. INIiniato), bis signis in venerabilis vullu sæpe apparentibus futuræ prodigiosæ sanationis indicium exhiberi [Anal, jur. pont., 18D5, p. 81)0).

XXVI II. — Notre-Dame de Cléry.

Une brochure, intitulée Miracle des larmes, arrivé à l'image de Nostre-Dame de Cléry, le lundg delà Pentecôte, 26 mai 1670, Orléans, llerluison, 1893, in-8, reproduit textuellement l’enquête faite par le chapitre à cette occasion, .l’cn détache les dépositions suivantes, faites par des témoins de tout âge, de tout sexe et de tout rang, relativement à la statue de la Vierge qui y est vénérée.

... Dit avoir vu..., de cinq à six heures, le visage de la Sainte Vierge suant, principalement au-dessus de l’œil droit... et, un quart d’heure après, devenue un peu plus pasle et pleine de sueur sur les joues, laquelle s’eslendait jusques au menton.

...Elle vit l’image de la Sic Vierge... toute baignée de sueur, environ l’espace d’une heure.

...Dit avoir vu limage de la Ste Vierge... ayant le visage tout en sueur et ayant une grosse goutte d’eau sur l’œil gauche qu’elle a vue découler jusques au menton.

...Remarqua que du visage de la Ste Vierge elle vit couler larme ou sueur dont elle vit tomber une goutte et que ladite sueur était plus abondante du costé gauche.

... Ensuite lui vint une sueur des deux costes des joues et tombant du front, particulièrement du costé gauche.

...Vit l’image de la Ste Vierge.. . baignée de sueur tant sur le front, joues et que le menton.. . Du même côté (gauche) il vit... tomber deux larmes de l’œil gauche de la Sle Vierge.

. ..Vit et aperçut l’image de la Vierge (oiife en sueur.

...Aperçut le visagedela Ste Vierge tout pasle et plein de sueur.

... Aperçut... une sueur découlant sur le visage et particulièrement au costé droit.

... Aperçut le visage de la Ste Vierge pasle et en sueur.

... Aperçut... une grande sueur par tout le visage.

... lis aperçurent.. . une sueur répandue par tout le visage, particulièrement du costé droit et sur la lèvre trois gouttes d’eau.

... Aperçut.. . une sueur par tout le visage de la Vierge, qui coulait au dessus du sourcil de ladite image en petite louppe claire comme de l'eau et particulièrement aperçut trois larmes tomber de dessous l’œil du costé dextre, s’arrêter un peu et puis couler sur la fraissette du petit .lésus; vil encore une larme qui ne loml)a pa3,demesinesdes sueurs qui étaient aux joues et gorge delà Ste Vierge.. . Sur le doute qu’elle eut que ce fusteau qu’elle eut au visage ou autre cliose claire, elle attendit quelque temps et vil couler ladite eau le long de la joue de la Ste Vierge.

... Aperçut... le visage de la Vierge tout en sueur et la gorge, ensemble le petit Jésus.

... JNous remarquons, depuis que nous sommes icy, que l’image de la Vierge change de couleur de temps en temps et qu’elle sue... Il la vit tout en sueur, d’une manière à pouvoir discerner que c’estoit effectivement de l’eau qui lui coulait sur le visage... lui firent remarquer une goutte d’eau, grosse et longue comme le bout du petit doigt, qui était sur la joue droite de l’image du petit Jésus.

... Aperçut le visage de la Vierge, plein de sueur,

... Aperçut la gorge de la Vierge toute mouillée de sueur cl particulièrement sur la paupière de l’œil droit une grosse goutte de sueur.

... Vit le visage delà Vierge... tout rempli de sueur. . . observa particulièrement une grosse goutté d’eau, comme de larme, au-dessous de la joue du costé droit.

... Il vit couler de la sueur du front, qui coulait à la descente des yeux sur les joues et vit une pareille sueur à l’image du petit Jésus.

... Il aperçut le visage de l'image de la Vierge fort vermeil et suant comme une personne en chaleur et que le visage du petit Jésus était en sueur.

. .. Vit le visage de la Ste Vierge pasle et défait et tomba une goutte de sueur des tempes, tombant sur la joue.

... Elle vit le visage de la Ste Vierge changer par trois fois de couleur et une sueur coulant du front jusque sur les joues et à la gorge.

Sur le visage de la Ste Vierge, deux gouttes d’eau des deux costés des lèvres et sous le menton du petit Jésus une goutte d’eau et le visage de la Ste V ierge tout mouillé de sueur, principalement le long des tempes.

... Dit avoir vu le visage delà Ste V’icrge extraordinairement changé... toute baignée de sueur, principalement du costé gauche.

— ïtli —

... Vit le visage de la Ste Vierge plus pasle qu’à l’ordinaire, qu’elle avait une goutte de sueur, laquelle leur estoittombée du front jusques au menton.

... Elle vit le visage de la Ste Vierge changer par trois fois...,mouillé au front de sueur et ladite sueur couler de la bouche jusques au menton.

... Elle vit une grosse larme, de la grosseur d’un pois, au menton du petit Jésus preste à tomber.

... Elle vit le visage de la V’icrge eu sueur et le petit Jésus pareillement.

Michel Perdoux, maistre chirurgien à Cléry. .. dit avoir vu la Ste Vierge et le petit Jésus en sueur, par le visage et leur visage blanc comme papier.

... Sur le visage de la Vierge il remarqua particulièrement une goutte d’eau sur l’œil droit. .. trois gouttes d’eau sur les joues du petit Jésus et l’une d’icelles la vit tomber sur la fraisse et de plus, à l’égard de la Vierge, encore ou la lèvre de dessus la bouche toute mouillée de sueur.

vit plusieurs petites gouttes d’eau couler le long de^la joue droite

sur la lèvre... dans le mesme temps sur la joue du petit Jésus il vit couler une grosse goutte d’eau, comme une larme, tomber du dessous de l’œil sur la joue droite et y demeurer longtemps ; toutes lesquelles choses dit avoir vues l’espace de trois quarts d’heure.

aperçut le visage de la Vierge tout en sueur... et remarqua particulièrement une goutte d’eau, comme une larme, de la grosseur d'un pois, tomber de dessus l’œil du petit Jésus sur la joue droite.

aperçut sur le visage du petit Jésus trois gouttes d’eau, comme

des larmes, couler de dessus l’œil droit le long de la joue et même les apeiçut étant tombées sur la fraisselte du petit Jésus, toutes trois rangées proche l’une de l’autre.

a vu l’image de la Sainte Vierge d’une couleur extrêmement

pasle et remplie de sueur, à la façon d’une personne mourante.

elle aperçut une larme tomber de l’œil droit de la dite image, qui

coula le long de la joue en bas.

elle l’aperçut tout en sueur, mesme qu'elle vit tomber de l’œil

droit de la Sainte Vierge quatre larmes, ce qui dura dans le temps qu’elle y fut présente une demy heure et plus.

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