‹ Œuvres complètesChapitre 188 sur 215 · Ces deux traits rappellent le miracle de Caua · texte numérisé non relu

Ces deux traits rappellent le miracle de Caua

vie siècle. Leicester (Ccosse). S. Colomb change l’eau en vin faisant défaut pendant la messe. Lampara, 1877, p. 188 (de Sarachaga, Collect. du mus. chrét. de Paray-Ic-Monial, p. 00).

5. Homobon. Un baril sous le bras ou sur l’épaule. Comme il était à la campagne, des mendiants lui demandèrent à boire, parce qu’ils le voyaient porter un baril. Mais le saint, ayant vidé son vase pour les ouvriers qu’il employait, craignit les gronderies de sa femme s’il retournait chez lui pour le remplir de nouveau. 11 versa donc de l’eau et ceux qui en burent trouvèrent que c’était un excellent vin. Surius, 13 novembre (Cahier, p. 123).

5. M. Favé, dans sa notice sur le Culte de S. Eloi en Basse- Bretagne (Congr. arch. de Morlaix, 1898, p. 244), parle en ces termes de la légende delà fontaine du village de Gréachergué :

C’était au fort de la moisson, le soleil dardait ses rayons ; la sueur perlait au front des batteurs au fléau et la soif se faisait sentir intense au gosier des travailleurs. Ils n’étaient pas qu’à moitié de mauvaise humeur, lorsque, entrés dans la ferme, ils eurent à vérifier que la cruche placée sur la fenêtre était vide et sèche. La servante en entendit de toutes couleurs, jurons, quolibets et propos désagréables à l’adresse de la fille ou-

blieuse. La pauvre créature prend son pot de grès et descend à la fontaine de S. Eloi ; elle y arrive et plonge avec empressement le vase dans l’eau vive de la source et s’en retourne à Créacliergué, sans perdre de temps. Les assoiffés goûtent au breuvage et s’aperçoivent que le contenu de la cruche était un beau et gentil petit vin. Pas une hésitation ; voilà toute la maisonnée de se servir de tous les vases et ustensiles disponibles et de dégringoler la montagne pour se rendre à la fontaine. Leur déception fut amère, ils n’y trouvèrent qu’une eau claire... Le miracle de Cana se renouvelait chaque année à la fontaine de S. Eloi, mais seulement une heure par an : cette heure changeait annuellement et, comme l’heure de la mort, nul ne pouvait la connaître à coup sûr. Puis, comme il y a 365 jours dans l’an et heures dans le jour, il était difficile d’arriver à point nommé. La servante de Créachergué joua la chance, elle était tombée juste à l’heure, tandis que, lorsque survinrent les autres, l’heure était passée.

ü. La mulliplication du vin n'est pas un lait inconnu en hagiographie ^ mais 1e trait suivant est plus rare, car il s’agit d’une véritable création, opérée par S. Rertin. Le Mhsale Morinensc du xvP siècle, do la bibliothèque de Saint-Omer, dans la prose ini simul, lui fait remplir de viu une cruche vide (Dreves, X, 14o) :

PerBertinuui Sicca prorsus hydria.

Fundit vinum

1. Voiries Caractéristiques des Saints du P. Cahier, qui cite, pp. Î22-123, S. Rupert, S. Willbrord, S. Calais, S. Hcrhlain, S. Bercliaire, S. Félix de Gaiitalice et Ste Monegonde.

s- VINCENT I ERIllER

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