Sic pour de Bar
quiæ : do oleo sancti Nicolai » (Inv. de l'Ahb. de S.-Amand, 1513).
« Octavum (vas seu reliquiarium) est munilutn folio corneo, in quo est tlieca coriacea cooperta liliis et in ea est pliiala vitrea continens de oleo Sancti Nicolai. — Vicesimum quarlura est ilidem crystallinurn et parvum et continet de oleo sancti Nicolai. — Item
crux deaurata... et continet de sanclis Nicolao — De oleo sancti
Nicolai. » (lnv.de lacath. de Laon, lo23).
« Une petite bouteille, en laquelle y a de l’huile qu’il (le sacristain) nous a dict estre de l’huile de sainct Nicollas » (Inv, du prieuré N.-D. de Loudun, 1558).
a Ung aultre reliquaire d’argent doré, à deux hansses, où il y a de oleo Sancti Nicolai. De oleo sancti Nicolay et une phiolettede verre encassée en bois. » (Inv. de N.-D. des Miracles, à S.-Omer, 1559, n°* 13, 85).
a Item, ung petit ymaige de Sainct Nicolas, doré d’or bruny, à l’entrepied duquel y a une petitte fiolle, au-dessus de laquelle y a ung escripteau auquel est escript : De oleo tumhe sancti Nicolai. » (Inv. de r hôpital S. -Nicolas, à Troijes, 1566).
Parmi les reliques du couvent de St-François, à Mantoue, le Père Gonzaga cite, en 1587, d’après une inscription, « de capite S. Nicolai, de oleo ejusdem,de ossibus ejusdem septera in locis» (De orig. relig. franc., pag. 295).
(( De l’huille sainct Nicolas » (Inv. de S. -Etienne de Troyes, xvi* siècle).
« Un bras doré, auquel y a de l’huille de sainct Nicolas et plusieurs autres relic([ues sainctes, poise 7 marcs et demy. » (Inv. de S.-Nicolas de Port,\Gl3).
« Un os de S. Nicolas, évesque, avec une fiole de la liqueur qui descoule de son tombeau. » (Inv. de l'abb. de la Règle, à Limoges, 1638).
(f Une phiole de liqueur du tombeau saint Nicolas » (Inv.de Vabb. S. -Mar tin-les- Limoges , 1 638 ) .
Le P. Papebrock assure qu’étant à Worms, en 1660 , on lui montra, dans le trésor de la cathédrale, un doigt de S. Nicolas d’où sortait une sorte d’huile qui se renouvelait au fur et à mesure qu’on l’enlevait (Rolland., t. I Mail)
1. «On avait à Worms dans le Palatinat, une- fiole pleine de l'huile de S.
T. XIV
V Sancti Nicolai oleum » (/nv. des reliq. de la cath. de Tournai,
« Une petite particule des ossements du dit S. Nicolas. Une petite ampulle d’huile de son tombeau du Grand S.-Bernard,\Q)Ç)l)
« üe oleo sancti Nicolai » [Ibid.].
La basilique de St-Pierre de Rome possède, au trésor des reliques, à gauche de la première chapelle qui se trouve dans le bas-côté septentrional, à l’entrée de la nef, un autel dédié à S. Nicolas et érigé sur les dessins du chevalier Bernin. La mosaïque qui orne le retable est une copie du célèbre tableau de Bari, exécutée en 1680 par le célèbre mosaïste Fabio Christophari. Cet autel fut consacré, le 6 octobre 1672, par Joseph Suarez, évêque de Vaison et vicaire du chapitre, qui y déposa des reliques (extraites des catacombes) des saints martyrs Innocent, Victor, Candide et Lauréat, ainsi qu’une fiole de la manne de S. Nicolas,
Une gravure du xvii® siècle, qu’a fait reproduire le comte Riant, à qui j’en dois communication, montre, parmi les reliques véné ées tous les sept ans à Maestricht, un bras en orfèvrerie gemmée, dont la main bénit : eu pouce est suspendue une petite boîte cylindiique et dans le bras même on voit une ampoule à base arrondie et goulot étroit. On lit au-dessous cette inscription :
LE. BRAS. D. s. NICOLAS. EVECQ(UE)
AVEC, v . voiER (verre?) de l’uvile ((jui)
COVlE. d. son sepvlcre CROIES... DE CRO... AV»...
A Oignies (Belgique), dom Martène a noté « de l’huillo de S. Nicolas » {Voy. lilt., t. III, p. 119).
Le procès-verbal de la visite de la collégiale de Saint-Ours, h Aoste, enregistre de oleo sancti Nicolai confessoris.
En 1735, Charles III de Bourbon, allant se faire couronner roi des Deux Sicilos,à Palcrme, s’arrêta, dans la province de la Basilicate, à l’abbaye bénédictine de Moutescaglioso. Là le R”® Administrateur lui fit plusieurs cadeaux de reliques et entre autres de la
Nicolas. Cette huile faisait des prodiges, qui cessèrent quand les protestants s’établirent dans le pays, à cause de leur incrédulité : Baillet, 6 décembre. Maison vénère toujours la fiole, quoi qu’elle ne soit plus bonne à rien » (Collin de Plancy, T)ict. cril. des reliques, t. II, p. 215).
manne de S. Nicolas dans trois crucifix de verre, comme raconte une chronique contemporaine : oc Tre crocifissi di cristallo, con manna dentro di S. Nicolo di Bari » (Galtini, Seoeriana, Naples,
L’inventaire des reliques de la cathédrale de Narbonne, dres.séen I 1790, enregistre cc de S. Nicolas, de l’huile de son tombeau » {Bull.
I de la Comrn. arch. de Narbonne, 1808, p. 00).
« D’anciens inventaires, dit le chanoine Gorblet, mentiont)ent d’autres reliques do l’évêque de Myro à la cathédrale (huile décou- ■ lée de son tombeau), à St-Germain idem {Hag. du dioc. d’Amiens, j t. IV, p. 545).
5. La manne est vénérée comme une relique L A Rome, le jour de S. Nicolas, dans plusieurs églises, un prêtre, en surplis et étole j blanche, ayant trempé un pinceau dans la manne, fait avec ce liquide le signe de la croix sur le front des fidèles qui se présentent, en disant : Per intercessionem Sancli Nicolai, pneseroel vos Deus \ ab Omni malo
G. Je citerai deux décrets de la S. Congrégation des Rites. L’un,
: daté de 1000, défend aux prêtres de l’église de Bari de porter la ; manne aux infirmes avec solennité, c’est-à-dire le prêtre revêtu du j surplis et escorté de clercs avec des cierges et des lanternes, ce culte j ne convenant qu’aux reliques proprement dites.
Le second décret fut rendu on 1042 pour une collégiale de la province de Bari. Le clergé d’Altamura était dans l’habitude de signer le peuple deux fois la semaine avec la manne ; on le lui défendit ! parce qu’il en tirait un gain illicite.
! BAREN. — In civitate Baren. solere presbyleros ecclesiæ S. Nicolai il ejusdera civilatis, dura Maimarn ejusdem S. Nicolai ad iufirraos deferiinf,
I 1. « Est et aliiid reliquiarum genus, Sanctis aliquibus pcculiare, quod reli- I quiis proptie dictis quidem affine osso videtur et, licet pars corporis vera non ! sit, nec ullani curn illo dum vitam ageret forsitan con junctioneiu habuerif, ad : corpus tanien aliqualiter attinet, quod ab eo scaturiat et eftluat.... De S. Niî colao ep. Baronius [in Martyrolog., 9 mnii et G decem.br.) per hæc verba nos docet: « Es ejusdera anlislilis corpore, ut e perenni quodam charismatum ‘ fonte, stillat liquor salubi’is, sicut olim cum esset Myræ » Œphemerid liturn
2. J’ai ofîei’t aux religieuses de Ste-Croix de Poitiers une fiole de manne:
I elle sera désormais exposée le jour de la fête et figurera ensuite dans les expositions solennelles de reliques qui se font chaque année.
illam doferre superpelliceo indulos soleraniter cura luminarîbiis, lanternis, ac si Sacrameiitum exlremæ unclionis ad infirnios deferrent, S. R. G. pro parte archiepiscopi dictæ civilatis expositiim fuit et pelilum ; an conveiiiat? Eadem S. R. G. respondit : Non modo Mannam S. Nicolai, sed neque extremæ unclionis olenm soleniniter cum superpelliceo ac lanternis ad infirmes deferendura esse. Et ila declaravit. Die 28 januarii
NÜLLIUS, PROVINGIÆ BAREN. — Glerus ecclesise collegialæ de Altainnra peliit facultalem signandi populuni per duos dies in hebJoraada inanna erumpente e corporc S. Nicolai. Fit S. R. C., ob suspicionem avariliæ et quæslus, abnuit. Die 28 junii 1642.