‹ Œuvres complètesChapitre 58 sur 215 · Tliiers, pp. 364-36f · texte numérisé non relu

Tliiers, pp. 364-36f

2. 1(1(111, p. 217. — 3. Idem, p, 222. — 4. Idem, p. 220. — 5. Idem, p. 221.

tre ‘ ». Je m’inscris en faux contre cette conclusion et je corrige la réserve, s'il est vrai en une affirmation plus véridi(jue 2.

5. Les ostensoirs cités nous prouvent irréfragablement que l’exposition est née avec la fête ou l’a suivie de très près Quant à la procession, elle fut instituée seulement en 1311 \ lors du concile de Vienne, ainsi que l’atteste publiquement une fresque de la bibliothèque Yaticane, qui est accompagnée de celte inscription : Clemente V pontifice... Processio solemnitatis Corporis Domini instuitur Ce texte n’est que de la fin du xvi® siècle, mais le docte Angclo Rocca, ([ui l’a fait peindre pour élucider la fresque conciliaire, n’a dû l’inscrire qu’à bon escient.

Est-ce aux historiens qu’il faut encore demander l’àge des plus anciens ostensoirs connus ? Évidemment non, car ils vous répondraient par leur organe le plus autorisé : « L’origine des ostensoirs transparents, où l’on expose l’Eucharistie en évidence, est incertaine. Il y en a de plusieurs figures et de plus anciens les uns que les autres. Il y avait des soleils vitrés du temps de Charles VI ® ».

Ttiiers, p. 225.

2. Je n’insiste pas davantage sur l'exposition du Saint Sacrement, parce que j’en ferai l’objet d’un article spécial.

3. Aymar llennequin, évêque de Uemies, qui mourut en 1596, décréta que ([uelques fêtes se célébreraient avec plus de solennité, à l’instar de Pâques et de la Pentecôte, surtout l’octave de la Fête-Dieu, ce qui prouve que cette fête se limitait alors au seul jour où elle tombait, puisque l'adoration n’est dite publique et solennelle que ce jo ur-là. Voici le texte de son épitaphe, allusif à ce fait, tel qu'on le lit dans le Bulletin monumental, t. XLIV, pp. 733-731 • « Nec non aliquot dies anni festos Paschatis instar aut Pentecostes esse voluit, præsertim octavum diem (juotannis recurreulem post sacræ Eucliarisliæ solemnem et publicam adorationem. »

4. Dans un acte de l’an 1320, on voit l’évêque du Puy, Durand de Saint- Pourçain, autoriser la procession du Saint Sacrement pour la confrérie de ce nom établie au Puy, dans l’église Saint-Pierre: « Item quod in sancta festivivitale Eucharistie hostia Corporis Chrisli consecrata infra limites dicte paro-

chie, videlicet ab ipsa ecclesia sancti Pétri transeundo per redeundo ad

ptedictam ecclesiam sancti Pétri, ab aliquo idoneo et de probitate nolato presbytero cum ipsorum confiatrum et aliorum comitia venerabiliter inde et reverenter processionaliter deportetur, et ilia que ad nianurn portantis oflerentur, in usus et continuatione luminis predicti per manus bajulorum dicte confraternitatis expendantur p [Tablettes historiques du Vetay, tome VII, pages 60-6C).

5. Œuvres complétés, t. II, p. 173, n° 15. — L’assertion d’Alfred Darcel :

» La pratique d’exposer etde promener leSaint-Sacrementne devint obligatoire qu'en 1316, » n’est donc pas historiquement exacte [Rev. des Soc. sav., 60 série, t. 111, p. 557).

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