‹ Œuvres complètesChapitre 66 sur 215 · XXXII. — Bras rkliquaires · texte numérisé non relu

XXXII. — Bras rkliquaires

Le moyen âge était une époque éminemment pratique, dont nous devrions bien, autant que possible, raviver les traditions en ce qu’elles ont d’utile. Aiusi, le reli([uaire prer)ait toujours la forme de la partie du corps qu’il devait renfermer: tête, bras 3, jambe, côte, pied, suivant qu’on avait à faire vénérer tel ou tel de ces ossements d’un saint. Le lidèlc était dès l’abord averti par la forme extérieure delà nature de la reli(]ue exposée.

.l’ai compté neuf bras à Bari. Ils sont généralement en argent, posés droit sur un pied rectangulaire et garnis d’une manche d’étolfe ; la main est étendue, bénit ou tient un attribut, autre mode (|ui facilite à première vue la désignation du saint.

Le bras de saint Vincent martyr est posé sur un pied carré dont les angles sont exhaussés par des feuilles. La manche serrée et sans plis, est, en haut et eu bas, terminée par un galon décoré d’un rinceau : l’étolfe offre un semis d’entrelacs, séparés pai- des tleurons crucifères et remplis de demi-feuilles adossées. La main bénit à trois doigts. L’ouverture carrée destinée à la reli(|ueest très petite et placée au-dessous du galou qui entoure le poignet. C’est un curieux spécimen de l’orfèvrerie au repoussé du xiv® siècle.

Le bras de saint Loup, évêque et confesseur, est nu, par exception. 11 comprend les deux parties du bras, à partir du coude; aussi, pour dissimuler sa longueur, l’a-l-on légèrement courbé; la main

1. « De laiii|)adc in quo descendit ignis in ressuri'eclione » (Inv. des reliq. de l'abhnye d'Altavaux, xii' siècle, apud « Bullel. de la Soc. archéolog. du Limousin », t. XXX, p. 200).

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