Voir aussi Serviéres, Conques, p
Donchery, des rcli((ues de ces Enfants, dont la provenance n’est pas indiquée » (Bretagne, le liras reliquaire de Mairij, p. 14).
Gorze. — Un manuscrit de l’abbaye contient cette mention à l’an 1078: « AnnoDominice Incarnationis millesimo sexagesimo VIII, indictione X, dedicata est basilica S. Pétri a Domno Utone, Trevirorum arcliiepiscopo... Et in principali altari continentur reliquie... et sanctorum Innocentium » et à l’an 1077 : « Anno ab Incarnatione Dni Mil). LXXYII, indictione XV, 11 nouas decembris, oratorium in liospitali... dedicatum est... et in principali altari continentur reliquie... sanctorum Innocentum » (Des Robert, Deux codex man. de l'abb. de Gorze, pp. 17, 22).
Grandsei.ve. — (( Gaillard, évêque de Lectourc », consacra dans l’église abbatiale, le 28 mars 1231, un autel « en l’honneur des SS. Innocents » {Bull, de la Soc. arch. de Tarn et Garonne, t. XV, p. 213).
Javarzay (Deux-Sèvres). — (( Des Innocents » {Inv. des reliq. de Javarzay, xvi® s.).
Jérusalem. — « S. Epipliane rapporte, dans sa description des lieux saints, qu’il existait deux grottes à deux lieues de Jérusalem, vers l’Occident, près d’Aïn et de la demeure de Zacharie, qui étaient remplies de cadavres des saintes victimes » (Boliault de Fleury, la Sle Vierge, t. I, p. 170).
Le Puy. — Dom Jacques Boyer, dans son Journal de voyage, p. 177, écrit en 1712 : (c Je dis la Ste Messe à la cathédrale, à l’autel des SS. Innocents ». 11 est bien probable que ce vocable fut motivé par les reliques.
Les Thonnes (Meuse), voir Tours.
Lichfield (Angleterre). — « De Innocentibus » {Inv. de la cath. de Licli/îeld, 1345, n° 15).
Mairy (Ardennes). M. Bretagne a publié à Reims en 1890 une brochure intitulée : le Bras reliquabx de Mairy. Ce bras date du xiii« siècle. Une inscription y relate des os des saints Innocents.
Serval et infantum simul ossa tenerrirna, quorum
Contio (concio) lactantum conscendit ad ala (alla) polorum.
lia sunt quos subito tulit hoüis ab ubere fientes.
Qui nurnquam merito dici potuere nocentes (p. 8).
Dans le locule est une bandelette de parchemin, avec ces mots en
minuscule gothique du xiii° siècle : Os SS. Innocentium (p. 48).
AIarseili-e. — Voir Provence.
AIaiiiuac (Cantal). La Chronique de Montfort, 1564, s’exprime ainsi :
Le roi Clovis étant à Rome et sur le point de retour, demanda des reliques pour la chapelle d’Auvergne (N.-D.-des-Miracles de Mauriac) au pape Symmaque, successeur d’Anaslase. Le saint pontife le conduisit à S. -Pierre m Vaticano et, ayant ouvert le tabernacle de S. Pierre, il prit le petit doigt de Monseigneur Saint Pierre, du bois de la croix de Aolre Seigneur, des cheveux et du lait de la Bienheureuse Vierge Marie, des cheveux de Ste Catherine... Puis ils s’en allèrent à l’église de S. -Vital ad Marcellos et le pape lui donna des reliques de trois Innocents martyrs.... Il plaça le bois de la croix de IN. S., les cheveux et le lait de N. -U. et autres reliques dans la même croix (de S. Pierre). Pour les trois Innocents, ils furent placés à part en leur ordre et sainteté, comme elles sont à présent honorablement tenues audit monastère.
Le clianoineChabau (Iiev.de T Art chrét., 1885, p. 66), ajoute ;
Sauf le voyage de Clovis à Rome, tous les autres détails ont un caractère d’authenticité^ puisque l’on trouve les mêmes reliques mentionnées dans d’autres documents. — Dans une lettre de Dom Placide de Vaulx, bénédictin de Mauriac, à dom Grégoire 'l’crrine, supérieur général de la congrégation de S.-Maur, 2 décembre 1631, il est dit que dans l’église du monastère de Mauriac, il y a quatre chapelles, dont l’une est dédiée aux Saints Innocents. — Il y avait dans le même monastère une vicairie ou chapellenie des SS. Innocents. — « lünsuite avons visité les saintes reliques et premièrement avons visité un reliquaire d’argent, fait en ovale, ayant un cercle, dans lequel sont des reliques de plusieurs saints, avec
les inscriptions apposées dessus SS. Innocentium » {Proces-verbal de
visite de Louis d'Eslaing, évêque de Clermont, du io juillet 1652).
Dans le piédestal d’un buste de saint dans l’église de Mauriac, existent encore quelques parcelles d’ossements des SS. Innocents.
Metz (.Moselle). — Voir Tours.
Mézières (Ardennes). — A Mézières (arch. de Reims), dans la collégiale de Saint-Pierre, d’après un catalogue dressé en 1588 : De SS. Innocentions (Bretagne, le Bras reliquaire de Mairij, p. 13).
Mo.nt]\iorillo.n ( Vienne). — « Plus une chasse de boys, de la longueur d’un pied ou environ et de demi pied troys doibs d’auteur, couverte la pluspart d’icelle de feuille d’argent, et en la<{uclle i a des reliques des Innocens et plusieurs aultres relicquaires » (Jnv.de la Maison-Dieu de Montmorillon, 1525).
Mo.ntpensier. — « Ung drapt de cendal, dans une boursse usée, ouquel y avait... des reli(jues... et des Innocens. Une boicte ronde de boiz, ferrée à l’ancienne façon, en laquelle y a... des reliques... des Innocens f> (/nv. de la comtesse de Monlpensier, 1474).
Narbo.nne (Aude). — La cathédrale Saint-Just, d’après l’inventaire de 1790, possédait des reliques « des saints Innocents » (Bull, de la Comm. arch. de Narbonne, 1898, p. 59),
Nevers (Nièvre). — J’extrais ces renseignements de la brochure du chanoine Boutillicr, sur /e Reliquaire de l'abbesse de Notre-Dame de Nevers, Nevers, 1886, pp. 3, 6, 7, 9. La châsse en bois date du milieu du xvii® siècle. « Petit sachet de soie rose, avec ces deux mots en parchemin, en gothique du xv® siècle ; De innocentibus. — Dans une boîte,... un fémur d’enfant nouveau-né,... sans indication quelconque. — Dans le sachet des Innocents, une enveloppe de damas rouge olosericum du xv® siècle, contient plusieurs fragments de petites côtes et divers ossements d’enfant ».
Orange, voir Provence.
Orléans (Loiret). — « La châsse des corps de plusieurs Innocens » (Inv. de la cath. d'Orléans, 1562).
Padoue (Italie). — « Des reliques de Padua... Item de plusieurs corps des saincts Innocens » (les Saintes pérégrinations de Jérusalem, Lyon, 1488).
Parme (Italie). — La confrérie de Ste Agnès lit, en 1534, â ses frais, l’urne où sont les reliques (corpora) de quatre Innocents, placée sous l’autel de sainte Agnès, d’après un ancien document ; « Quatuor Sanctorum corpora, in Christi nostri regis invidiam sub « ortum ipsius, ab Herode interfectorum, hoc conditorio, cura et « sumptu venerandæ Societatis divæ Agneti dicatæ, composita (juiescunt ». Les statuts de 1417 portent qu’ils avaient déjà un autel sous leur vocable ; « Festum est semiduplex, paramenta nigra et cam- (( panæ solemnitcr pulsentur; ad altare ipsorum (Innocenlum) fiat « festum ». Une inscription, placée â l’autel des SS. .Martyrs, mentionne un saint Innocent : Sancta Aurea cum uno Innocentum
« requiescunt hic » (Barbiéri, Statuta Eccles. Parmensis anni14i7,
pp. 112, 181).
PÉROUSE. — Le chevalier Bertolotti, dans ses Artisti Bolognesi in Borna, p. 50, a publié ce document, par lequel le peintre Ignazio
Danti* atteste avoir donné à une église de Pérouse, en Io79, un ossement d’un des saints Innocents, placé dans un chef de stuc, qui lui venait, l’année précédente, d’une église de Bologne, qui en possédait cinq corps entiers, dans un sarcophage de marbre :
Die 19 9'"''’'® 1579. lo fra Ignazio Danli, mastio et lellore pubblico dello studio di Ilologna, fa ffde di havere donato aile Compagnie del SS‘“° Sacramentoedel SSrao Rosario délia Terra delle fratta di Perugia una (esta di stucco di uno delli santi Innocenti, nella quale e un pezzo d’osso délia testa di uno di essi Innocent! e nella base di essa testa è un pezzo de osso délia gamba di S. Ilysidoro, vescovo Ispalense, le quali relliquie cavai con le mie proprie mani d’un sepolcro di marmo che è nella chiesa di Sanlo Siefanodi Bologna, il quale si apri l’anno 1578 del mese di febraio, présente lo IIP"" Sig. cardinale Paleotlo et il mollo Ill^o et Rev"o Monsignor Bernardino Risio de Lupis, abate di delta abatia et Sua Signoria R"’“ mi dette le sopradette relliquie, essendo in delta area di marmo il corpo di santo Hvsidoro e cinquecorpi di Santi Innocenti, postivi già daSanPetronio, vescovo di Bologna et cognato di Teodosio imperatore che essoaveva portate di Levante dette relliquie con di moite altre che sonoin detla chiesa. Et in fede di cio hofatto la présenté di miapropria manoquesto die.
Provf.ncf.. — -M. Guillotin de Corson, dans le Pèlerinage d'un Breton aux saints lieux de Provence, donne ces renseignements :
Les Saintes Maries delà mer. — Les saintes Maries moururent sur ce rivage solitaire et lurent inhumées à côté delasourcemiraculeusedans leur oratoire.On dépo.'a près de leur corps, selon une touchante|coutume du l"® siècle, trois têtes de petits enfants, apportées par elles de Judée et regardées comme étant celles de trois Innocents massacrés par Hérode (p. 12).
S. Lazare, à Marseille. — La crypte de S. Lazare est très petite et entièiement creusée dans le roc... Les Marseillais l’appellent la Confession, en mémoire des corps saints qu’elle renfermait jadis. On y vénérait, en effet, non seulement les reliques de saint Lazare, mais encore celles... de quelques saints Innocents (p. 17).
S. Maximin. — C’est dans l’église de Saint-Maximin que furent déposés, croit-on, le corps du saint disciple de ce nom, de l’aveugle-né S. Sidoine, de Sle Madeleine et de Ste Marcelle sa servante, ainsi que les restes de deux saints Innocents (p. 50). — Parmi les nombreux bas-reliefs qui décorent le sarcophage des saints Innocents, on remarque l’Agneau divin, aux pieds duquel coulent les quatre fleuves du Paradis terrestre et, sur la pierre, le massacre des Innocents et l’adoration des mages. A propos de ce sarcophage, remarquons qu’il n’est pas rare de trouver de petits corps d’innocents dans les tombeaux des saints du premier siècle. C’est ainsi
t. Œuvres complètes t. Il, p. 147, n° G.
qu’on en a découvert à Marseille, dans la crypte de S. Lazare; à Tarascon, dans celle de Ste Marthe ; à Orange, dans le tombeau de S. Eutrope, l’un des soixante douze disciples ; à Notre-Daine-de-Ia-Mer, dans ceux des saintes Marie Jaeobé et Salomé. Ces corps d'enfants avaient été apportés de Palestine par ces différents saints, tous venus de ce pays, soit parce qu’on les honorait déjà comme les premiers martyrs de la foi, soit parce qu’ils appartenaient peut-être à la famille de ces saints personnages émigrés dans les Gaules (p. 35).
Reims. — « Le trésor de S. Rémi en possédait cinq châsses » (Bretagne, Le bras-reliquaire de Mairy, p. II). — « A Reims, datis l’abb'aye de St-Pierre-les-Dames, unura ex brachiis SS. Innocenlium ». {Ibid. , p. 14).
Rodez. — A la cathédrale, parmi les « reliquaires qui sont sur l'autel du chœur », « un paquet renfermant des reliques... des SS. Innocents » (Vialettes, Iteliq. etanc. trésor de la cath. de Rodez, p. 29).
Rome. — L’inscription de dédicace de l’église de S. -Nicolas dei Funari, datée de 1180, enregistre parmi les reliques déposées dans l’autel : « De reliquiis... et beatorum Innocentum », ce qu’elle répète deux fois.
Severano {Memorie sacre delle selle chiese di Ronia, Rome, 10.30) signale des reliques à S.-Laurent-hors-les-murs, « reliquie degl’Innocenti »(p.658) et à Ste-Marie-Majeure ; « Vi aggiunse(Sixte Y) duo altre cappellette in honore di S. Geronimo c degrinnocenti ; le rcliquie dei quali Innoccnti, havute dalla chiesa di S. Paolo, le riposo nel suo altare » (p. 700).
Sai.\t-A.\gel (Corrèze). — « La rue de Notre-Dame ou des Saints Innocents de la ville de S. Angel » {Bull, de la Soc. arcli. de la Corrèze, 1884, p. 371). Ce vocable indique nécessairement la présence de leurs reliques.
Saiist-Denis (Seine). — « Dom Félibien {fJist. de Vabb. roy. de S. Denis, p. 532) nous apprend qu’une chapelle, dédiée à S. Maurice et aux SS. Innocents, fut consacrée dans l’église de cette abbaye en 1245. On y lisait ces vers ;
Herodes funus jubet hic fieri puerorum De numéro quorum présenté locojacet unus »
(Bretagne, Le b ras -reliquaire de Mairy, p. 11). — « Un des saints
T. XIV
Innocens... dans la cliapelle de saint Maurice » (Le trésor de S.- Denis, 1630, p. 4).
Salnt Gérart) (Belgique). — A l’abbaye, dom Martène et dorn Durand virent, au commencement du siècle dernier, « les reliques de S, Gérard, de S. Eugène et des Saints Innocens en trois belles châsses d’argent y> {Voy. lUlér., t. III, p. 128).
S. Giloas (Morbihan). — Un reliquaire de 1619 porte cette étiquette : « De SS. Innocentibus ».
Saint Maximin, voir Provence. — « Anno Dominica" Incarnationis millesimo octavo dccimo (1018)..., venerabilis Poppo, Trevirorum arcbiepiscopus, petitione devoti abbalis Wiurici rogatus, oratorium (juod est capella abbatis (à S. Maximin j in honore omnium Sanctorum, vi nouas marcii consecravit et his sanctorum reliquiis confirmavit... reli(|uiis Sanctorum Innocentium » (Blhl.de Vérole des Charles, t. XLY, p. 580).
A S. Maximin, diocèse de Fréjus, existe « le tombeau des SS. Innocents » (Bohault de Fleury, S’. Pierre, p. 82).
Saintes Maries de la mer. Ibidem .
Saint-Oven (Piémont). — Dans cette église, au diocèse d’Aoste, est une châsse d’argent, qui date de 1633 et contient, entr autres reliques étiquetées : « De Innocentibus pro Xto occisis » (Duc, Le Grand S. Bernard, p. 119).
Sens (Yonne). — « Item, reliquias habemus plurimorum Innocentum, corpuscula novem in capsa argentea. — Innocentum corpuscula novem, ut dicitur, a sancto Urcisino, quondam Senonensi archiepiscopo, in monasterium sancti Leonis fuerunt posita ac postea per prudentem virum Ansegisum, tune archiepiscopum, in Sancti Pétri vivi monasterium sunt translata. — Ad levam (altaris major is) est altare in honore beat! Stephani prothomartyris, sanctorum Innocentum et sancti Benedicti, patris nostri » (Inv. de S. Pierre le Vif de Sens, 1293). — « Novem sanctorum Innocentum corpuscula » (Inv. de 1455 et de 1462).
SoLiGNAC. — La chronique du monastère, qui date du xvii* siècle, écrit : v II se trouve que nous avons possédé un corps des SS. Innocents, car dans le Catalogue des reliques du Limosin, il y a ces mots ; « Sanctus Tillo monachus, cum uno de Innocentibus Solemnia- « cura monasterium ornât ». Au catalogue des reliques de l’abbaye
figure cet article; « de Saiictis Innocentibus » {Bull, de laSoc.arch. du Limousin, XLIII, 605, 625).
Tarascon (Bouches-du-Rhône), voir Provence.
Toras (Indre-et-Loire). — On attribue à S. Brice, successeur do S. Martin de Tours, exilé dans le pays de Trêves et l’Ardcnne, la dévotion aux SS. Innocents, « à Tours, à Metz et dans le pays des Thonnes » (Jacqueniain, N. D. d'Avioth, p. 7).
« L’église des Thonnes, qui lui était dédiée (à S. Brice), était fondée sous le vocable des SS. Innocents » {Ibid). — « A Metz, l’abbaye de S. Symphorien était dédiée aux SS. Innocents » tp. 8). Cette même abbtye « fonda à Avioth un hôpital ou léproserie sous la protection de S. Symphorien et des SS. Innocents » {Ibid.).
Trêves (Prusse). — A l’ancienne abbaye de S. Mathias, une main entière avec sa peau, repliée, est ainsi étiquetée dans un reliquaire du xm® siècle ; Brachium cum manu de Innocentibus. A S. Gengoulf, une côte, avec un paquet d’ossements, est dite De Innocentibus.
Au musée de la ville, un petit berceau, en os peint, de la fin du XV® siècle, a dû servir à l'exposition d’une relique d’un saint Innocent.
Turin (Piémont). — « Item, deux reliquiaires tous semblables, à mode de chasse, long, tous d’argent doré; en l’un est du bras de Saincte Eufémie et en l’autre une cuisse des Innocens » {Inv. de la chapelle du duc de Savoie, 1498, n° 970).
ün reliquaire du xv® siècle, gravé, sans indication de provenance, dans VOrfèorerie de R. Ménard, page 22, et dans ï Histoire artistique du métal, du môme auteur, p. 20, montre dans sa thèque cette étiquette ; SS. Innocentium