‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 154 sur 459 · Fringilla serinus (Linn.). — C'est une espèce propre · texte numérisé non relu

Fringilla serinus (Linn.). — C'est une espèce propre

magne, en Italie, en Espagne. C'est le même oiseau qu'on connaît en Bourgogne sous le nom de serin; il fait son nid sur les osiers plantés le long des rivières, et ce nid est composé de crin et de poil à l'intérieur, et de mousse au dehors. Cet oiseau , qui est assez commun aux environs de Marseille et dans nos provinces méridionales jusqu'en Bourgogne, est rare dans nos provinces septentrionales. M. Lottinger dit qu'il n'est que de passage en Lorraine.

La couleur dominante du venturon, comme du cini, est d'un vert jaune sur le dessus du corps et d'un jaune vert sur le ventre; mais le cini , plus grand que le venturon, en diffère encore par une couleur brune qui se trouve par taches longitudinales sur les côtés du corps, et par ondes audessus"; au lieu que dans notre climat la couleur ordinaire du canari est uniforme, d'un jaune citron sur tout le corps et même sur le ventre. Ce n'est cependant qu'à leur extrémité que les plumes sont teintes de cette

« sent ceux de Canarie par leur beauté et leur chant. Ils ne sont jamais sujets à s'engraisser, « la grande vigueur et la longueur de leur ramage étant, à ce qu'on prétend, un obstacle à ce « qu'ils deviennent gras. On les élève dans des cages ou dans des chambres préparées etexpo- « sées au levant; ils y couvent trois fois l'année, depuis le mois d'avril jusqu'au mois d'août.» Ceci n'est pas exact en tout, car le chant de ces serins d'Allemagne qui sont les mêmes que ceux de Suisse ou de Provence , quoique fort et perçant, n'approche pas pour la douceur et l'agrément de celui des serins de Canarie.

a. Voici une bonne description du cini qui m'a été envoyée par M. Hébert. « Cet oiseau est « un peu plus petit qu'un serin de Canarie, auquel il ressemble beaucoup. 11 a précisément le « même plumage qu'une sorte de serin, qu'on appelle serin gris, et qui est peut-être le serin « naturel et sans altération; les variétés sont dues à la domesticité.

« Le devant de la tète, le tour des yeux , le dessous de la tète, une sorte de collier, la poi- « trine et le ventre, jusqu'aux pattes, sont de couleur jonquille avec une teinte de vert. Les « côtés de la tête , le haut des ailes, sont mêlés de vert, de jonquille et de noir. Le dos et le « reste des ailes ont du vert, du gris et du noir. Le croupion est jonquille. La poitrine, quoique « d'une seule couleur (jonquille) est cependant ondée. Les taches dont le plumage du cini sont a parsemées, ne sont point tranchées et distinctes, mais comme fondues les unes dans les « autres par petites ondes. Celles de la tète sont beaucoup plus fines et comme pointillées. Il « y a aux deux côtés de la poitrine et sous le ventre , le long des ailes , des taches ou des traits « noirs.

« La queue est fourchue composée de douze plumes , les ailes sont de même couleur que le « dos , l'extrémité des plumes qui recouvrent la naissance des grandes pennes est légèrement « bordée d'une sorte de jaune peu apparent; les giandes pennes et la queue sont pareilles et « d'un brun tirant sur le noir avec un léger bordé de gris, la queue est plus courte que celle « du serin de Canarie.

« En général cet oiseau est par-dessous jonquille, sur le dos varié de différentes couleurs où « le vert domine , sans qu'on puisse dire laquelle sert de fond aux autres. 11 n'a pas sur le dos « une seule plume qui ne soit variée de plusieurs couleurs.

« Le bec est assez semblable à celui d'un canari, un peu plus court, un peu plus petit. La « pièce supérieure est horizontale avec le sommet de la tète, fort peu concave, plus large à sa « base, échancrée près de sa naissance. La pièce inférieure est plus concave, posée diagonale- « ment sous la supérieure dans laquelle elle s'emboite.

« Ce cini n'avait que 2 pouces 7 lignes depuis le sommet de la tête jusqu'à la naissance de « la queue, qui avait 1 pouce 10 lignes; les ailes tombent au tiers de la queue, les pattes sont « très-menues, le tarse avait 6 lignes de long, et les doigts à peu près autant. Les ongles ne « sont pas exactement crochus. »

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belle couleur, elles sont blanches dans tout le reste de leur étendue. La femelle est d'un jaune plus pâle que le mâle; mais cette couleur citron tirant plus ou moins sur le blanc, que le canari prend dans notre climat, n'est pas la couleur qu'il porte dans son pays natal, et elle varie suivant les différentes températures. « J'ai remarqué, dit un de nos plus habiles « naturalistes a, que le serin des Canaries, qui devient tout blanc en France, « est à Ténériffe d'un gris presque aussi foncé que la linotte; ce changece ment de couleur provient vraisemblablement de la froideur de notre cli- « mat : » la couleur peut varier aussi par la diversité des aliments, par la captivité, et surtout par les assortiments des différentes races; dès le commencement de ce siècle les oiseleurs comptaient déjà, dans la seule espèce des canaris, vingt-neuf variétés toutes assez reconnaissables pour être bien indiquées b. La tige primitive de ces vingt-neuf variétés, c'est-à-dire celle du pays natal ou du climat des Canaries, est le serin gris commun. Tous ceux qui sont d'autres couleurs uniformes les tiennent de la différence des cli-

o. M. Adanson, Voyage du Sénégal, page 13.

b. Nous les allons tous désigner eu commençant par les plus communes et finissant par les plus rares. ^

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