‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 206 sur 459 · LE GRENADIN · texte numérisé non relu

LE GRENADIN

rouge vif; les yeux noirs; sur les côtés de la tête une grande plaque de pourpre presque ronde, dont le centre est sur le bord postérieur de l'œil, et qui est interrompue entre l'œil et le bec par une tache brune : l'œil, la gorge et la queue sont noirs"; les pennes des ailes gris-brun bordées de gris clair; la partie postérieure du corps, tant dessus que dessous, d'un violet bleu ; tout le reste du plumage est mordoré, mais sur le dos il est varié de brun verdàtre, et cette même couleur mordorée borde extérieurement les couvertures des ailes. Les pieds sont d'une couleur de chair obscure. Dans quelques individus, la base du bec supérieur est entourée d'une zone pourpre.

Cet oiseau se trouve au Brésil ; il a les mouvements vifs et le chant agréable; il a de plus le bec allongé de notre chardonneret', mais il en diffère par sa longue queue étagée.

La femelle du grenadin est de même taille que son mâle ; elle a le bec rouge , un peu de pourpre sous les yeux, la gorge et le dessous du corps d'un fauve pâle, le sommet de la tête d'un fauve plus foncé, le dos grisbrun, les ailes brunes, la queue noirâtre, les couvertures supérieures bleues, comme dans le mâle, les couvertures inférieures et le bas-ventre blanchâtres.

Longueur totale, cinq pouces un quart; bec, cinq lignes; queue, deux pouces et demi, composée de douze pennes étagées, les plus longues dépassent les plus courtes de dix-sept lignes, et l'extrémité des ailes de deux pouces; tarse, sept lignes ; l'ongle postérieur est le plus fort de tous. Dans les ailes, les quatrième et cinquième pennes sont les plus longues de toutes,

LE VERDIEB..'*

Il ne faut pas confondre cet oiseau avec le bruant, quoiqu'il en porte le nom dans plusieurs provinces d: sans parler des autres différences, il n'a pas de tubercule osseux dans le palais, comme en a le bruant véritable.

Le verdier passe l'hiver dans les bois ; il se met à l'abri des intempéries de la mauvaise saison sur les arbres toujours verts, et même sur les charmes et les chênes touffus, qui conservent encore leurs feuilles quoique desséchées.

a. Dans quelques individus la gorge est d'un brun verdàtre.

6. M. Edwards a trouvé la longueur du bec variable dans les différents individus.

c. X).wjl; d'Aristote que Gaza a mal traduit par lutea et luteola, noms qui conviennent mieux aux bruants.

d. Cette erreur de nom est fort ancienne, et remonte jusqu'aux traducteurs d'Aristote, comme on peut le voir dans la note précédente.

* Loxia chloris (Linn.). — Sous-genre Gros-Becs (Cuv.).

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