‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 437 sur 459 · LE FIST DE PROVENCE · texte numérisé non relu

LE FIST DE PROVENCE

Le fist, ainsi nommé d'après son cri, et qui nous a été envoyé de Provence comme une espèce de bec-figue, en est tout différent et se rapporte de beaucoup plus près à l'alouette, tant par la grandeur que par le plumage; il n'en difiere essentiellement que parce qu'il n'a pas l'ongle de derrière long. Il est représenté dans nos planches enluminées, n° 654, fig. 1. Son cri est fist, fist; il ne s'envole pas lorsqu'il entend du bruit, mais il court se tapir à l'abri d'une pierre jusqu'à ce que le bruit cesse, ce qui suppose qu'il se tient ordinairement à terre, habitude contraire à celle du bec-figue.

rait, dit-il, appeler bec-figue varié , « le blanc et le noir étant mêlés dans tout son plumage, « comme la figure l'indique ; » mais cette figure ne montre que le blanc de l'aile, un peu plus large, et du blanc sur le devant du cou et la poitrine, ce qui ne constitue en effet qu'une variété purement individuelle.

* Motacilla massiliensis (Gmel. )• — « Le fist de Provence (motacilla massiliensis) est le « jeune de la rousseline (anthus campestris ou alauda moseUana).r> (Cuvier. ) — Voyez, ciilevant, la nomenclature de la p. 481.

LA PIVOTE ORTOLANE. 549

LÀ PJVOTE ORTOLANE.*

La pivote ortolane, autre oiseau de Provence, n'est pas plus un bec-figue que le fist, quoiqu'il en porte aussi le nom dans le pays. Cet oiseau est fidèle compagnon des ortolans et se trouve toujours à leur suite; il ressemble beaucoup à l'alouette des prés, excepté qu'il n'a pas l'ongle long et qu'il est plus grand. Il est donc encore fort différent du bec-figue.

Ce petit oiseau passe tout l'été dans nos bois, et ne vient à l'entour des habitations qu'à son départ en automne et à son retour au printemps; mais dans ce dernier passage il ne fait que paraître, et se hâte d'entrer dans les

a. En grec, Épiflaxè-; en latin moderne, rubecula; en italien, pettirosso, pettusso, pechietlo; en portugais, pitiroxo; en catalan, pila roity; en suédois , rot-gel; en anglais, red-lreast , r^bin-red-breast , ruddock; en allemand, roth-breuslein , wald-roetele, rot-kropss, rot-brustle, icinter-roetele, roth-kchlein ; en saxon, rot-kelchyn, rotl-kaehlichen; en polonais, gil; en illyrien, czier-wenka, zer-wenka. On l'appelle en Bourgogne bosote, nom qui vient probable* ment de boscote, oiseau des bois; en Anjou, rubietle; dans le Maine, rubienne; en Auvergne, jaunar; en Saintonge, russe; en Normandie, berée; en Sologne et en Poitou, ruche; en Picardie, frilleuse (suivant M. Salerne ); ailleurs, roupie; « pour ce, dit Belon, qu'on le voit venir aux villes et villages lorsque les roupies pendent au nez. » — Rubecula. Frisch , avec une bonne figure, tab. 19. — Jonston, Avi., p. 87, avec la figure empruntée d'Olina, pi. 43. — Sibbalde, Scot. illustr., part, n, lib. ni, p. 18. — Sclrwenckfeld , Avi. Siles., p. 345. — Rubecula, erithacus. Charleton, Exercit., p. 79, n° 8. Idem. Onomast., p. 91 , n° 8. — Rubecula, vel erithacus. Gessner, Avi., p. 729, avec une très-mauvaise figure, p. 130. — Rubecula sive erithacus Aldrocar.di. Willughby, Ornithol., p. 1G0. — Ray, Synops. Avi., p. 78 , n° a, 3. — Rubecula Schwenckfeldii ; erithacus; ruticilla Gazœ; sylvia. Uzaczynski, Aucluar. Hist. nat. Polon., p. 41S. — Erithacus. Linnaeus, Syst. nat., édit. VI, g. 82 , sp. 13. — Motacilla grisea, gulâ pectoreque fulvis. Fauna Suec, n° 226. — Erithacus, sive rubecula. Aldrovande, Avi., t. II , p. 741, avec une figure méconnaissable, p. 742. — Erithacus Aristoteli, rubcctrfa Gazce, Gessner, Icon. avi., p. 48, avec une très-mauvaise figure. — Erithacus; pheenicurus Plinio , rubrica Gessnero ; rubecula et ruticilla Gazœ ; sylvia aliis. Rzaczynski, Hist. nat. Polon.; p. 279. — Sylvia sylvatica. Klein, Avi., p. 77, n° 1. — Ficedula fulva , pectore rubro. Barrère, Ornithol., class. 3, g. 18, sp. 4. — Pettirosso. Olina, Uccelleria, p. 16, avec une figure assez bonne. — Rouge-gorge ou Rouge-bourse. Albin, t. I , avec une figure mal coloriée , pi. 51. — Gorge-rouge ou rubeline. Belon, Hist. nat. des Oiseaux, p. 348, avec une mauvaise figure, p. 349, idem. — Portrait d'oiseaux , p. 88, a. — Gorge-rouge , rubeline, godrille, roupie, berée, rouge-bourse , avec la même figure, idem. Observât., p. 16. — Rubeline, sive rougc~ gorge; rubecula Latinis. — « Ficedula supernè giiseo-fusca , ad olivaceum inclinans; synci- » pite, oculorum ambitu, gutture, collo inferiore, et pectore supremo rufis; ventre albo; « remigibus minoribus macula rufescente terminatis ; tectiicibus griseo-fusco olivaceis , latera- « libns interiùs griseo-fuscis, » Rubecula. Brisson , t. III , p. 418.

* Motacilla maculata (Gmel.). — « La pivote ortolane de Buffon (motacilla maculata ) est !e jeune du pipi. » (Cuvier). — Voyez la nomenclature de la p. 471. ** Motacilla Rulecula (Lirm.). — Genre Becs-Fins , sous-genre Rubiettes (Cuv.).

forêts pour y retrouver, sous le feuillage qui vient de naître, sa solitude et ses amours. Il place son nid près de terre sur les racines des jeunes arbres, ou sur des herbes assez fortes pour le soutenir ; il le construit de mousse entremêlée de crin et de feuilles de chêne, avec un lit de plume au dedans; souvent, dit Willughby, après l'avoir construit il le comble de feuilles accumulées, ne laissant sous cet amas qu'une entrée étroite oblique, qu'il bouche encore d'une feuille en sortant; on trouve ordinairement dans le nid du rouge-gorge cinq et jusqu'à sept œufs de couleur brune : pendant tout le temps des nichées, le mâle fait retentir les bois d'un chant léger et tendre; c'est un ramage suave et délié, animé par quelques modulations plus éclatantes, et coupé par des accents gracieux et touchants qui semblent être les expressions des désirs de l'amour ; la douce société de sa femelle non-seulement les remplit en entier, mais semble même lui rendre importune toute autre compagnie ; il poursuit avec vivacité tous les oiseaux de son espèce et les éloigne du petit canton qu'il s'est choisi ; jamais le même buisson ne logea deux paires de ces oiseaux aussi fidèles qu'amoureux a.

Le rouge-gorge cherche l'ombrage épais et les endroits humides; il se nourrit dans le printemps de vermisseaux et d'insectes qu'il chasse avec adresse et légèreté; on le voit voltiger comme un papillon autour d'une feuille sur laquelle il aperçoit une mouche; à terre il s'élance par petits sauts et fond sur sa proie en battant des ailes. Dans l'automne il mange aussi des fruits de ronces, des raisins à son passage dans les vignes, et des alises dans les bois, ce qui le fait donner aux pièges tendus pour les grives qu'on amorce de ces petits fruits sauvages ; il va souvent aux fontaines, soit pour s'y baigner, soit pour boire, et plus souvent dans l'automne, parce qu'il est alors plus gras qu'en aucune autre saison, et qu'il a plus besoin de rafraîchissement.

Il n'est pas d'oiseau plus matinal que celui-ci. Le rouge-gorge est le premier éveillé dans les bois, et se fait entendre dès l'aube du jour; il est aussi Je dernier qu'on y entende et qu'on y voie voltiger le soir; souvent il se prend dans les tendues, qu'à peine reste-t-il encore assez de jour pour le ramasser; il est peu défiant, facile à émouvoir, et son inquiétude ou sa curiosité fait qu'il donne aisément dans tous les pièges 6; c'est toujours le premier oiseau qu'on prend à la pipée ; la voix seule des pipeurs ou le bruit qu'ils font en taillant les branches l'attire et il vient derrière eux se prendre

a. « Unum arbustum non alit duos erithacos. »

b. « De tous les oiseaux qui vivent dans l'état de liberté, le rouge-gorge est peut-être celui qui est le moins sauvage : il se laisse souvent approcher de si près, que l'on croirait pouvoir le prendre avec la main; mais, dès qu'on en est à portée, il va se poser plus loin, où il se laisse encore approcher pour s'éloigner ensuite de même. Il semble aussi se plaire quelquefois à faire compagnie aux voyageurs qui passent dans les forêts , on le voit souvent les précéder ou les suivre pendant un assez long temps. « ( Note commuuiquée par le sieur Trécourt. )

à la sauterelle ou au gluau presque aussitôt qu'où l'a posé; il répond également à l'appeau de la chouette et au son d'une feuille de lierre percée a ; il suffit même d'imiter, en suçant le doigt, son petit cri uip, uip, ou de faire crier quelque oiseau pour mettre en mouvement tous les rouges-gorges des environs : ils viennent en faisant entendre de loin leur cri tirit, tiritii, tirititit, d'un timbre sonore qui n'est point leur chant modulé, mais cel u i qu'ils font le matin et le soir, et dans toute occasion où ils sont émus par quelque objet nouveau; ils voltigent avec agitation dans toute la pipée jusqu'à ce qu'jls soient arrêtés par les gluaux sur quelques-unes des avenues ou perchées, qu'on a taillées basses exprès pour les mettre à portée de leur vol ordinaire, qui ne s'élève guère au-dessus de quatre ou cinq pieds de terre; mais s'il en est un qui s'échappe du gluau il fait entendre un troisième petit cri d'alarme, tî-i, tî-î, auquel tous ceux qui s'approchaient fuient ; on les prend aussi à la rive du bois sur des perches garnies de lacets ou de gluaux, mais les rejets ou sauterelles fournissent une chasse plus sûre et plus abondante; il n'est pas même besoin d'amorcer ces petits pièges, il suffit de les tendre au bord des clairières ou dans le milieu des sentiers, et le malheureux petit oiseau, poussé par sa curiosité, va s'y jeter de lui-même.

Partout où il y a des bois d'une grande étendue, l'on trouve des rougesgorges en grande quantité, et c'est surtout en Bourgogne et en Lorraine que se font les plus grandes chasses de ces petits oiseaux excellents à manger; on en prend beaucoup aux environs des petites villes de Bourmont, Mirecourt et Neufchàteau ; on les envoie de Nanti à Paris. Cette province, fort garnie de bois et abondante en sources d'eaux vives, nourrit une très-grande variété d'oiseaux; de plus, sa situation entre l'Ardenne d'un côté et les forêts du Suntgau qui joignent le Jura de l'autre, la met précisément dans la grande route de leurs migrations, et c'est par cette raison qu'ils y sont si nombreux dans les temps de leurs passages ; les rougesgorges en particulier viennent en grand nombre des Ardennes, où Belon en vit prendre quantité dans la saison b. Au reste, l'espèce en est répandue dans toute l'Europe, de l'Espagne et de l'Italie, jusqu'en Pologne et en Suède; partout ces petits oiseaux cherchent les montagnes et les bois pour faire leurs nids et y passer l'été.

Les jeunes, avant la première mue, n'ont pas ce beau roux orangé sur la gorge et la poitrine, d'où par une extension un peu forcée le rouge-gorge a pris son nom c. Il leur en perce quelques plumes dès la fin d'août, et à la

a. Ce que les pipeurs appellent froûer.

b. Les paysans des villages situés en quelques endroits sur les confins de la forêt d'Ardenne nous ont apporté tant l'un que l'autre ( le rossignol de muraille et le gorge-rouge ) à douzaines, en liasses séparées, qu'ils prenaient en été aux lacets, aux mares lorsqu'ils venaient y boire. » Belon, Nat. des Oiseaux, p. 3^8.

c. « C'est mal fait de la nommer gorge-rouge, car ce que nous lui pensons rouge en la poi-

fin de septembre ils portent tous la même livrée et on ne les distingue plus. C'est alors qu'ils commencent à se mettre en mouvement pour leur départ, mais il se fait sans attroupement; ils passent seul à seul, les uns après les autres, et dans ce moment où tous les autres oiseaux se rassemblent et s'accompagent, le rouge-gorge conserve son naturel solitaire. On voit ces oiseaux passer les uns après les autres; ils volent pendant le jour de buisson en buisson, mais apparemment ils s'élèvent plus haut pendant la nuit et font plus de chemin; du moins arrive-t-il aux oiseleurs, dans une forêt qui le soir était pleine de rouges-gorges et promettait la meilleure chasse pour le lendemain, de les trouver tous partis avant l'arrivée de l'aurore a.

Le départ n'étant point indiqué, et pour ainsi dire proclamé parmi les rouges-gorges comme parmi les autres oiseaux alors attroupés, il en reste plusieurs en arrière, soit des jeunes, que l'expérience n'a pas encore instruits du besoin de changer de climat, soit de ceux à qui suffisent les petites ressources qu'ils ont su trouver au milieu de nos hivers. C'est alors qu'on les voit s'approcher des habitations et chercher les expositions les plus chaudes 6; s'il en est quelqu'un qui soit resté au bois dans cette rude saison, il y devient compagnon du bûcheron, il s'approche pour se chauffer à son feu, il becqueté dan» son pain et voltige toute la journée à l'entour de lui en faisant entendre son petit cri ; mais lorsque le froid augmente, et qu'une neige épaisse couvre la terre, il vient jusque dans nos maisons, frappe du bec aux vitres, comme pour demander un asile qu'on lui donne volontiers0 et qu'il paie par la plus aimable familiarité, venant amasser les miettes de la table d, paraissant reconnaître et affectionner les personnes de la maison, et prenant un ramage moins éclatant, mais encore plus délicat que celui du printemps et qu'il soutient pendant tous les frimas, comme pour saluer chaque jour la bienfaisance de ses hôtes et la douceur de sa

trine est orangée couleur, qui lui prend depuis les deux cotés du dessous de son bec, qui est gresle, délié et noir, et par le dessous des deux cantons des yeux, lui répond par le dessous de la gorge jusqu'à l'estomac. » Belon, Nature des oiseaux, p. 348.

a. « Il me souvient qu'une certaine année je faisais la tendue aux rouges-gorges, c'était en avril, le passage était des meilleurs. Content de mes prises, je continuai la chasse pendant trois jours avec le même succès; le quatrième, le soleil s'étant levé plus beau que jamais et le jour étant très-doux, je comptais sur la meilleure chasse; mais l'on avait sonné le départ pendant mon absence, tout était disparu, et je n'en pris aucun. » ( Note de M. Lottinger. )

b. « Per esser quest' uccello gentilissimo , e nemico degl' eccessi, si di caldo', clie di i'reddo, « perô 1' estate si ritira alla maccbia , o al monte , dové si a verdura e fresco ; e l'inverno s'ac- « costa all'abitato, facendosi vedere su le fratte, et per gl'orti , massime dove batte il sole, clie « va diligentemente cercando. » Olina, Ucce.leria, p. 16.

c. « Hyberno tempore ad victum quœrendum etiam domos subintiat, hominibus chara et tt socia. » Willughby, Ornithol., p. 1G0.

d. « Dans une chartreuse du Bugey, j'ai vu des rouge-gorges dans des cellules de religieux, où on les avait fait entrer après qu'ils avaient erré quelques jours dans les cloîtres. Il ne faillit que deux ou trois jours pour les y naturaliser, au point de venir manger sur la table. Ils s'occommodaient fort bien de l'ordinaire du chartreux, et passaient ainsi tout l'hiver à l'abri du froid et de la faim, sans montrer la moindre envie de sortir; mais aux approches du printeinj s

retraite a. Il y reste avec tranquillité jusqu'à ce que le printemps de retour, lui annonçant de nouveaux besoins et de nouveaux plaisirs, l'agite et lui fait demander sa liberté.

Dans cet état de domesticité passagère, le rouge-gorge se nourrit à peu près de tout; on lui voit amasser également les mies de pain, les fibres de viande et les grains de millet. Ainsi c'est trop généralement qu'Olina dit qu'il faut, soit qu'on le prenne au nid ou déjà grand dans les bois, le nourrir de la même pâtée que le rossignol b ; il s'accommode, comme on voit , d'une nourriture beaucoup moins apprêtée; ceux qu'on laisse voler libres dans les chambres n'y causent que peu de saleté, ne rendant qu'une petite fiente assez sèche. L'auteur de l'iEdonologie prétend c que le rouge-gorge apprend à parler : ce préjugé est ancien, et l'on trouve la même chose dans Porphyre"1; mais le fait n"est point du tout vraisemblable, puisque cet oiseau a la langue fourchue. Delon, qui ne l'avait ouï chanter qu'en automne, temps auquel il n'a que son petit ramage, et non l'accent brillant et affectueux du grand chant des amours, vante pourtant la beauté de sa voix en la comparant à celle du rossignol". Lui-même, comme il parait par son récit, a cru que le rouge-gorge était le même oiseau que le rossignol de muraille; mais, mieux instruit ensuite, il les distingua par leurs habitudes aussi bien que par leurs couleurs f. Celles du rouge-gorge sont très-simples : un manteau du même brun que le dos de la grive lui couvre tout le dessus du corps et de la tête; l'estomac et le ventre sont blancs ; le roux orangé de la poitrine est moins vif dans la femelle que dans le mâle; ils ont les yeux noirs, grands et même expressifs, et le regard doux ; le bec est faible et délié tel que celui de tous les oiseaux qui vivent principalement d'insectes; le tarse, très-menu, est d'un brun clair, ainsi que le dessus des doigts, qui sont d'un jaune pâle par-dessous. L'oiseau adulte a cinq pouces neuf lignes de longueur et huit pouces de vol; le tube intestinal est long

de nouveaux besoins se faisaient sentir, ils allaient frapper à la fenêtre avec leur bec, on leur donnait la liberté, et ils s'en allaient jusqu'à l'hiver prochain. » ( Note de M. Hébert.)

a. J'ai vu chez un de mes amis un rouge-gorge à qui on avait ainsi donné asile au fort de l'hiver, venir se poser sur l'écritoire tandis qu'il écrivait ; il chantait des heures entières, d'un petit ramage doux et mélodieux.

b. a Vive da quattro e cinque anni ( apparemment dans l'état de domesticité ), e tal' volta più, a secundo la diligensa con che è tenuto. Volendolo allevare di nido si richiede chehabbi Ici « spuntate le penne, governandolo o sia nidiace, o boscareccio, colT istessa regola dal russi- « gnuolo. » Olina, p. 16.

c. Page 93.

d. Lib. m, de Abstin. animal.

e. « Elle s'en retourne aux villes dès la fin de septembre, auquel temps elle chante si mélodieusement, qu'on ne l'estime guère moins bien chanter que le rossignol fait au printemps. »■ Belon. — En plusieurs endroits on appelle le rouge-gorge rossignol d'hiver.

f. a Le rossignol de muraille apparoit au printemps dedans les villes et villages, et fait ses petits dans les pertuis, lorsque la gorge-rouge s'en est allée au bois. » Belon , Nat . des Oiseaux, page 348.

d'environ neuf pouces ; le gésier, qui est musculeux, est précédé d'une dilatation de l'œsophage; le cœcum est très-petit, et quelquefois nul dans certains individus. En automne, ces oiseaux sont très-gras, leur chair est d'un goût plus fin que celui de la meilleure grive, dont elle a le fumet, se nourrissant des mêmes fruits, et surtout des alises.

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