LXXXII. — H fît son récit en peu de mots
« Notre machiavélique impressario, dit-il, donnant un signal près du promontoire, héla un brick étranger ; corpo di Caio Mario : rrous y fûmes transférés en désordre, sans un seul scudo di sahrio ; mais si le sultan a du goût pour la musique, il rétablira bientôt notre fortune.
LXXXIII. — « La Prima Donna n'est pas sans talent, quoiqu'un peu vieille, épuisée par une vie dissipée et sujette à s'enrhumer quand la salle est peu garnie. La femme du Ténor n'a pas beaucoup de voix ; mais elle est belle à voir. Le carnaval dernier elle fit du bruit à Bologne, en enlevant à une vieille princesse romaine le comte César Gicogna.
LXXXIV. — « Nous avons aussi nos danseuses : d'abord la Nini, qui, exerçant plus d'une profession, ne perd rien dans aucune. Ensuite cette grosse rieuse, la Pelegrini, qui fut encore très-heureuse le carnaval dernier, et fit au moins cinq cents bons sequins ; mais elle dépense si vite qu'elle n'a plus un paul. Et puis il y a la Grotesca : quelle danseuse ! elle aura un jour à répondre des corps ou des âmes de bien des hommes l.
LXXXV. — « Quant aux figurantes, elles sont comme toutes celles de cette clique... par ci par là une jolie personne qui peut séduire par hasard, et le reste est à peine digne d'un théâtre de la foire. Il y en a une qui est grande et roide comme une pique ; elle a pourtant une espèce d'air sentimental qui irait loin, mais
1 Variante . Si les Turcs ont une âme elle peut bien être sûre d'en répondre.
elle ne danse pas avec vigueur ; c'est dommage avec son visage et une taille comme la sienne !
LXXXVI. — « Quant aux hommes, ils sont médiocres; le Musico n'est plus qu'un vieux bassin fêlé; mais il lui reste encore une qualité, grâce à laquelle iJ peut être admis au sérail et y obtenir de l'avancement ; quant à son chant, je n'y compte guère pour lui. Parmi tous les chanteurs que fait le pape l tous les ans, il serait difficile de trouver trois gosiers parfaits du troisième sexe.
LXXXVII. — « La voix du Ténor est gâtée par son affectation ; quant à la Basse, l'animal peut tout au plus beugler. Dans le fait il n'eut jamais d'éducation chantante : c'est un ignorant, sans voix et sans oreille ; mais étant cousin de la Prima Donna, qui jurait que son talent était riche et flexible, il fut engagé, quoiqu'en l'écoutant vous croiriez entendre un âne s'exerçant au récitatif.
LXXXVI1I. — « Il ne me conviendrait guère de m'arrêter sur mon propre mérite, et quoique jeune, je vois, monsieur, que vous avez un air de voyageur qui m'assure que l'opéra n'est pas pour vous une chose nouvelle ; vous avez entendu parler de Raucocanti ? c'est moi-même ; le temps pourra venir que vous m'entendrez. Vous n'étiez point l'an dernier à la foire de Lugo ; mais la première fois que je m'engagerai pour aller y chanter... venez-y.
LXXXIX. — « J'avais presque oublié notre Bariton, aimable garçon, mais gonflé d'amour-propre : gracieux dans ses gestes, ignorant on ne peut plus ; sa voix n'a
* Il est étrange que le pape et le sultan soient ceux qui encouragent le plus cette branche de commerce, les femmes étant exclues comme chanteuses de l'église Saint-Pierre, et indignes de la confiance de la Sublime Porte pour la garde du harem.
guère d'étendue ni de douceur ; il se plaint toujours de son sort, et, à dire vrai, il est à peine bon pour chanter des ballades dans la rue; dans les rôles d'amoureux, afin de montrer plus de passion, comme il ne peut montrer de cœur, il montre les dents l. »
XC. — Ici le récit éloquent de Raucocanti fut interrompu par les pirates qui, à des heures marquées, venaient faire rentrer les captifs; chacun de ceux-ci jeta un mélancolique regard sur les vagues qui bondissaient en liberté au soleil, et dont l'azur s'embellissait de la réflexion de l'azur plus brillant des cieux. Après quoi tous descendirent un à un sous les écoutilles.
XGI. — Le lendemain, dans le détroit des Dardanelles, ils apprirent qu'en attendant le firman de la Sublime Porte, le plus impératif de tous les ordres souverains, et dont se passent tous ceux qui peuvent s'en passer, ils seraient, pour plus de sûreté, enchaînés, femme avec femme, homme avec homme, et disposés deux à deux pour le marché de Constantinople.
XCII. — Il arriva, après cet arrangement des captifs, qu'un mâle et une femelle se trouvèrent dépareillés... on les lia donc ensemble : le mâle c'était don Juan, qui, chose inconvenante à son âge, fut le compagnon d'une bacchante au visage rubicond. Il faut dire aussi que cela n'eut lieu qu'après une discussion douteuse sur le sexe du Soprano, qu'on se décida à placer comme surveillant auprès des femmes.
XCIII. — Malheureusement Raucocanti fut accouplé avec le Ténor ; ces deux bouffes se haïssaient d'une haine qu'on ne trouve qu'au théâtre, et chacun d'eux s'affligeait plus d'un tel voisin que de son esclavage;
i C'est-à-dire ne pouvant parler du cœur il parle du bout des dents. a. p.
il s'éleva entre eux un triste débat, car ils étaient si irrités l'un contre l'autre que chacun tirait de son côté en jurant de tout son cœur;... Arcades ambo, c'est-àdire aussi gueux l'un que l'autre.
XGIV. — La compagne de Juan était de la Romagne, mais avait été élevée dans les Marches delà vieille Ancône; entre autres attributs d'une Bella donna, elle avait des yeux qui pénétraient l'âme, des yeux plus noirs et plus brûlants que le charbon; sa physionomie de brune exprimait un grand désir de plaire... moyen très-attractif, surtout quand il accompagne la beauté.
XGV. — Mais tous ces charmes étaient perdus pour notre héros, carie chagrin seul dominait tous ses sens ; les yeux de l'Italienne agaçaient en vain ses yeux : il restait également insensible ; et quoique, enchaînés comme ils étaient, leurs mains se joignissent mutuellement; ni la main douce de la Donna, ni aucun autre de ses membres gracieux (et ses formes avaient des attraits irrésistibles) ne purent agiter le pouls de Juan ou ébranler son cœur fidèle : peut-être ses blessures encore fraîches y faisaient- elles quelque chose.
XCVI. — N'importe, nous ne devrions jamais en trop demander, mais les faits sont des faits ; aucun chevalier n'aurait pu être plus fidèle, aucune dame désirer une constance plus ferme; nous nous dispenserons de donner des preuves, excepté une ou deux : on dit que a personne ne peut tenir un charbon dans la main en pensant aux frimas du Caucase \ » je crois certes que peu de gens le pourraient ; cependant l'épreuve de Juan fut plus victorieuse encore et tout aussi réelle.
XGVII. — Ici je pourrais entamer une chaste des-
i Oh, who cari hold a fîre in his hand,
thinking on frosty Ciaucasus?
shakspeare. [Richard II
cription, ayant moi-même résisté à la tentation dans ma jeunesse; mais on m'a dit que plusieurs personnes me blâment d'avoir été trop franc dans mes deux premiers livres; je vais donc bientôt faire quitter le navire à don Juan, parce que le libraire me déclare qu'il serait plus facile d'introduire un chameau par le trou d'une aiguille, que mes deux premiers chants dans certaines maisons.
XGVIII. — Gela m'est égal; j'aime à céder, et je renvoie donc mes critiques aux pages de Smollet, de Prior, de Fielding, et d'Arioste, qui disent d'étranges choses pour un siècle aussi scrupuleux que le nôtre. J'avais jadis une grande promptitude à mettre la plume à la main, et je me faisais un plaisir d'une guerre littéraire; je me rappelle un temps où toute cette tartuferie i aurait provoqué des remarques que je supprime aujourd'hui 2.
XGIX. — Dans ma jeunesse j'aimais une querelle comme l'aiment tous les enfants; mais actuellement je préfère m'en aller en paix, laissant à la canaille poétique de discuter si la gloire de mes vers mourra avec la main qui les écrivit, ou soutiendra son essor pendant des siècles : le gazon de ma tombe n'en poussera pas
i Cant. a. p.
2 On finira par reconnaître Don Juan pour ce qu'il a toujours été dans mon intention, — une satire contre des abus existant dans la société acluelle et non un éloge du vice. Don Juan paraîtra peut-être sensuel par ci par là ; je n'y pais que faire. L'Arioste est pire, Smollet (voyez lord Slrutwell dans Roderick Random) est pire dix fois, et Fielding ne vaut pas mieux. Une jeune fille ne se perdra jamais par la lecture de Don Juan: non, non; mais en lisant les poèmes de Thomas Moore, les romans de Rousseau et même l'immaculée madame de Staël. Voilà les livres qui l'égareront, et non pas Don Juan qui se moque de cela — et— et— de bien d'autres choses. Mais n'importe, — ça ira!
Lord byron à lord Murray, 1822.
moins haut et soupirera avec le vent de la nuit sinon avec les accords d'une lyre.
G. — Pour les poètes qui, nourrissons de la Renommée, nous sont parvenus malgré la différence des temps et des langues, la vie n'est que la plus faible partie de l'existence. Quand vingt siècles accompagnent un nom, la vie n'est plus qu'une boule de neige qui s'accroît de chaque flocon, et cependant roule toujours de même. Mais à présent, deviendrait-elle une montagne, ce n'en serait pas moins une neige glacée, rien de plus.
CI. — Les grands noms ne sont rien que des noms, l'amour de la gloire un désir vague ; mais devenu peu à peu une passion furieuse, il entraîne tous ceux dont la présomption voudrait en quelque sorte privilégier leur poussière au milieu de cette vaste destruction qui, féconde en vicissitudes, s'en va ensevelissant tout jusqu'au jour du jugement. Je me suis arrêté sur la tombe d'Achille, et j'y ai entendu douter de l'existence de Troie : les âges à venir douteront de celle de Rome *.
CIL — Les générations des morts sont effacées du monde. Les tombeaux héritent des tombeaux jusqu'à ce que la mémoire d'un siècle s'éteigne et disparaisse sous les ruines de celui qu'il a précédé : où sont ces épitaphes que lisaient nos pères? il en reste à peine quelques-unes échappées à la nuit sépulcrale dans laquelle des myriades de mortels ont perdu leurs noms dans la mort universelle.
GUI. — Chaque après-midi je vais me promener à cheval près du lieu où périt dans sa gloire ce jeune héros qui vécut trop pour les hommes et trop peu pour la vanité humaine, le jeune Gaston de Foix ! Une co-
i Pendant plus d'un mois, en 1810, je me suis promené tous les jours sur la plaine de Troie, et si quelque chose diminuait mon
lonne brisée, sculptée avec art, mais abandonnée à la main destructive du temps, raconte le carnage de Ravenne, et des ronces et des immondices en entourent la base J.
GIV. — Je passe chaque jour près du mausolée du Dante 2 ; une petite coupole, plus simple que majestueuse, protège sa cendre ; mais la tombe du poète reçoit un hommage qu'on refuse à celle du guerrier : le temps viendra qu'également oubliés, le trophée du capitaine et le livre du poète partageront le sort des vers et des exploits qui précédèrent la mort du fils de Pelée et la naissance d'Homère.
GV. — Cette colonne fut cimentée de sang humain ; elle est souillée aujourd'hui par les immondices de l'homme, comme si le paysan exprimait grossièrement son mépris pour celui qui apporta jadis à ses pères une guerre injuste. Tel est l'hommage que reçoit ce trophée, tels sont les regrets que devraient exciter toujours ces limiers cruels dont l'instinct de sang et de gloire lit éprouver à la terre les souffrances que le Dante n'avait vues qu'aux enfers.
plaisir, c'était que ce polisson de Bryant en eût contesté l'authen- Ucité. d. {Journal 1821.)
1 La colonne élevée en commémoration de la Bataille de Ravenne est à deux milles environ de la ville, de l'autre côté de la rivière, sur la route de Forli. Gaston de Foix, qui remporta cette victoire, fut tué après la bataille, et on compte que vingt mille hommes périrent de part et d'autre.
J'ai décrit exactement dans mon texte l'état de la colonne. b.
- Le Dante fut enterré (in sacra minorum œde) à Ravenne, dans une belle tombe érigée par son prolecteur Guido da Polenta, restaurée par Bernardo Bombo en 14S3, restaurée de nouveau par le cardinal Corsi, en 1692, et remplacée par une sépulture plus magnifique, en 1786, aux dépens du cardinal Luigi Valens Gonzaga. Les Florentins ayant cherché à plusieurs reprises, mais en vain, de recouvrer son corps, ont couronné son image dans une église, et son portrait est encore une des idoles de leur cathédrale.
HOlillOUSE.
GVI. — Il y aura pourtant toujours des poètes ; quoique la gloire ne soit que fumée, cette fumée est de l'encens pour l'homme, et le sentiment inquiet qui inventa les premiers vers cherchera toujours ce qu'il cherchait jadis. Gomme les vagues finissent par se briser en écume sur la grève, ainsi les passions, parvenues à leur dernière limite, se résolvent en poésie l : la poésie n'est que la passion, ou du moins elle fut telle jusqu'à ce qu'elle devînt une mode.
G VII. — Si, dans le cours d'une vie à la fois aventureuse et contemplative, les hommes, qui sont en passant le jouet de toutes les passions, acquièrent la faculté bien amère de répéter leurs images, comme une glace, en leur donnant des couleurs qui imitent la vie, vous ferez sagement de leur défendre de les montrer ; mais je crois que vous nous priveriez d'un bon petit poème.
GVIII. — 0 vous qui faite la fortune de tous les livres, bénignes bleues 2 de l'autre sexe ! vous qui annoncez les nouveaux poèmes par vos regards, ne m'accorderez-vous pas votre imprimatur ? Dois-je être la victime des épiciers, ces pillards des naufragés du Parnasse, et serai-je donc le seul poète privé de goûter votre thé de Castalie ?
CIX. — Quoi ! ne suis-je plus un lion 3? un poète de bals, un Apollon de ruelle, un papier complaisant, pour
i La Fiancée d'Abydos fut écrite en quatre nuits pour distraire mes songes de. . . . Sans ce remède, je n'aurais pu retrouver ma tranquillité d'esprit; et si je ne m'étais pas occupé de quelque chose à cette époque, je serais devenu fou, en dévorant mon propre cœur. — Amer régime! b. (Journal, 1813.)
2 Le poëte s'adresse ici aux dames littéraires, ou, si l'on veut aux pédantes de l'Angleterre, appelées bas-bleus depuis le temps de lady Montagu. a. p.
s On appelle un lion tout objet de curiosité; l'homme à la mode comme le monument d'une ville : ce mot vient des lions de la mé-
être l'interprète des hommages de maint lourdaud, et soupirer en chantant comme le sansonnet d'Yorick : Je ne puis sortir... Eh bien ! je jurerai comme le poëte Wordy (furieux de la négligence du inonde à son égard), je jurerai que le goût est perdu, que la gloire n'est qu'une loterie tirée par les jeunes bleues d'une coterie.
GX. — 0 bleues si profondément, si obscurément, si admirablement bleues ! comme l'a dit du ciel un de nos poètes, et comme moi je le dis de vous ; savantes dames, on dit que vos bas sont bleus, Dieu sait pourquoi, car je n'en ai guère vu à vos jambes de cette couleur; on les dit bleus comme les jarretières qui entourent avoc sérénité l la jambe patricienne qu'on voit figurer à la fête de la nuit et au grand lever du matin.
CXI. — Pourtant il est parmi vous des créatures célestes ; mais les temps sont bien changés depuis qu'amant rimailleur, je vous faisais lire mes stances et je lisais moi dans vos yeux; et puis... n'importe, tout cela est fini... Je n'ai pas d'aversion pour les femmes savantes, il en est qui cachent des mondes de vertus. Je connais une femme de cette catégorie qui est la plus aimable, la plus chaste, la meilleure des femmes... mais une folle fieffée.
CXII. — Humboldt, le premier des voyageurs, mais non le dernier, si les dernières nouvelles sont exactes, inventa, dit-on, j'ai oublié le nom et la date de cette découverte sublime, inventa un instrument aérien pour
nagerie. C'est dans ce sens que Walter-Scott fait dire à Jedediath Cleishbotham : Nolo leunizari : Je ne veux pas être pris pour un lion. a. p
Voire Sérénité est un titre donné aux chevaliers de la Jarretière, a. v
déterminer l'état de l'atmosphère, en mesurant * l'intensité du bleu l. » 0 lady Daphné, permettez-moi de vous mesurer !
GXIII. — Revenons à mon récit. Le vaisseau chargé d'esclaves fit voile pour la capitale des Turcs, et, suivant l'usage, mit à l'ancre sous les murs du sérail ; sa cargaison, exempte de la peste, fut débarquée au marché ; tous nos gens furent mis en vente avec des Géorgiens, des Russes, des Circassiens, pour satisfaire différents buts et différentes passions.
GXIV. — Quelques-uns furent vendus cher. On donna jusqu'à quinze cents dollars d'une jolie Circassienne, qui fut garantie vierge ; le teint le plus vermeil lui prêtait une expression toute céleste.* Cette vente désappointa quelques infatigables criards qui avaient enchéri jusqu'à onze cents ; mais quand l'offre fut portée à quinze, ils reconnurent que c'était au sultan qu'elle était destinée, et ils regagnèrent leur maison.
GXV. — Douze négresses de la Nubie furent estimées à un prix dont on eût été épouvanté dans un marché américain, quoique Wilberforce ait fait doubler le prix des noirs par l'abolition de la traite ; et la chose ne doit pas trop surprendre, car le vice est toujours plus magnifique et plus prodigue qu'un roi. Les vertus (et même la plus désintéressée de toutes, la charité) sont économes.. Le vice n'épargne rien pour se procurer une rareté.
CXVI. — Quant à la destinée de notre troupe de chanteurs, les uns furent achetés par des pachas, et d'autres par les juifs ; ceux-ci furent obligés de se courber sous des fardeaux, ceux-là s'élevèrent au
i Le cyanomètre, appareil inventé pour déterminer l'intensité de la couleur bleue du ciel, et par là l'élévation de l'observateur.
commandement d'une galère en se faisant renégats, tandis que les femmes, choisies une à une, attendaient leur lot, chacune espérant de ne pas tomber en partage à quelque vieux visir qui fît d'elle une maîtresse, une quatrième femme ou une victime.
CXVII. — Mais il faut réserver tout cela pour la suite du poëme ainsi que le sort de notre héros, quelque fâcheux que ce soit, ce chant est déjà devenu trop long ; il faut donc discrètement en différer le récit. Je sens que les superfluités sont un défaut, mais je n'ai pu réduire ma muse à la concision; je retarde les autres aventures de Juan jusqu'au Duan1 cinquième, comme dirait Ossian.