‹ Œuvres compláetes de Lord Byron (volume 2)Chapitre 66 sur 98 · LXXI. — Allons, les chevaux! partons pour Cantor · texte numérisé non relu

LXXI. — Allons, les chevaux! partons pour Cantor

* Nous renvoyons le lecteur aux notes des Prophéties du Dante, pour y trouver une citation de la Divina commedia, qui mérite d'être mise en parallèle avec ce passage, qu'on peut rapprocher aussi d'une belle apostrophe du quatrième chant de Childe-Harold. a. p.

2 Le Shakspeare cliff. a. p.

béry! au galop sur le gravier, éclaboussons à travers la boue. Hurrah! comme la poste court ici rapidement! Il n'en est pas de même, lourde Germanie, sur tes chemins fangeux, où tes voitures ont l'air de se rendre à un enterrement, sans compter les nombreuses haltes de tes postillons qui s'enivrent avec le schnapps, ces lourdauds que Hunds-fots ou Ferflucters l n'affectent pas plus que la foudre n'affecte un conducteur2.

LXXII. — Or, iln'est rien qui donne autant de vivacité à l'esprit qu'une course rapide : c'est un levain qui relève le sang, comme le cayenne donne plus de saveur à un curry*, n'importe le lieu où l'on se rend, pourvu que l'on galope, et pour le seul plaisir d'aller au galop; car moins il y a de motif pour toute cette hâte, plus grande est la satisfaction d'atteindre au grand but du voyage, qui est le plaisir même de voyager.

LXXIII. — Ils virent à Cantorbéry la cathédrale. Le casque d'Edouard 4, le prince noir, et la pierre san-

* Jurons allemands. a. p.

2 Opposition entre un postillon conducteur de chevaux, et conducteur électrique. a. p.

s Cette comparaison, dans le goût anglais, avait été omise dans les éditions précédentes, et quelques personnes ont dû la regretter.

Le curry est une sauce importée des Indes dans la cuisine anglaise : le cayenne, et surtout les feuilles du canlkium pârvi/lorum, qui croît sur la côte de Coromandel, et qu'on appelle teura, entrent dans sa composition. a. p.

/Y. H. Jamais curry n'a signifié cuir. Voyez, à propos de cette note et de quelques autres, ce qu'une légitime défense nous a forcé de dire, après le seizième chant de Don Juan, sur un essai de traduction où l'on a été encore plus habile à profiter de notre travail qu'à relever nos fautes. a. p.

* Voici cette inscription attribuée à Chaucer :

« Cy gisl le noble Prince monsieur Edward aisnez (ils de Irèsnoble Roy Edward Tiers, jadis prince d'Aquitaine et de G;ik\s,due de Cornwaille, el compte de Oestre, qi mourusl en la fesie de la

glante de Becket !, leur furent montrés, selon l'usage, par le bedeau, avec son ton aussi froid qu'affecté. Voilà

Trinité qu'estoit le vin jour de juyn, l'an de gnâce mil trois cens septante sisine, l'Aime de qi Dieu eut merci, Amen. »

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