XXXII. — Elle était polù. >• <ur tous sans affectation
à quelques-uns elle montrait cette attention qui flatte, mais qui ne laisse aucune trace indigne de l'épouse ou de la fille chaste : — généreuse et aimable courtoisie pour ceux qui étaient ou qui passaient pour être gens de mérite, courtoisie qui avait pour but de consoler la triste Gloire d'être glorieuse !.
XXXIII. — C'est en effet, à peu d'exceptions près, un pénible apanage de la gloire que cet ennui. Contemplez les ombres de ces hommes distingués, qui furent ou qui sont les marionnettes de la louange, de la louange jusqu'à la persécution ; contemplez encore les plus favorisés, et, au milieu de l'éclat de cette auréole de soleil couchant qui entoure leurs fronts couronnés de lauriers, que reconnaissez-vous ? Un nuage doré.
XXXIV. — Adeline avait aussi naturellement cette politesse toute patricienne, ces égards sans affectation qui ne dépassent jamais en rien la ligne équinoxiale de ce que la nature veut exprimer : de même un mandarin ne trouve jamais rien de beau, ou du moins l'air du mandarin ne laisse pas deviner que rien de ce qu'il voit lui soit agréable; — peut-être avons-nous emprunté cela des Chinois, —
XXXV. — ou peut-être d'Horace : son nil admirari était ce qu'il appelait Y art d'être heureux, art sur lequel les artistes sont rarement d'accord, et n'ont pas encore obtenu beaucoup de succès. Cependant il est bon d'être prudent : l'indifférence, certes, ne produit aucun malheur, et le téméraire enthousiasme dans la bonne société ne serait qu'un état d'ivresse morale 2.