‹ Œuvres compláetes de Lord ByronChapitre 45 sur 67 · LIV. — Quelque étrange que ce sentiment paraisse · texte numérisé non relu

LIV. — Quelque étrange que ce sentiment paraisse

ims un caractère comme le sien, Childe-Harold aimait aussi à contempler les regards innocents de l'enfance. Qu'importe de connaître ce qui avait produit ce changement dans une âme pénétrée de mépris pour l'espèce humaine ! Les affections éteintes peuvent difficilement ge rallumer dans la solitude ; pourtant celle-ci se réveilla dans Harold, quand toutes les autres restaient assoupies.

LV. — Il était aussi un tendre cœur uni au sien par des nœuds plus forts que ceux qu'on forme au pied des autels : l'hymen n'avait pas consacré cet amour ; mais il était pur, sans déguisement, et il avait résisté à toutes les inimitiés humaines ; les yeux séduisants de mille beautés l'avaient laissé sans atteinte. Harold, constant, sentit sur ce rivage étranger les douleurs de l'absence, et exprima ainsi ses amoureux regrets :

i; — • Le roc crénelé de Drachenfels 4 domine majestueusement les larges détours du Rhin, dont les ondes se déroulent entre ces coteaux décorés de pampres; les arbres en fleurs, les campagne riches des promesses de la moisson et des vendanges ; les villes éparses çà et là, dont les blanches murailles brillent le long du fleuve... tout se réunit pour former un tableau que je contemplerais avec un double ravissement si tu étais

avec moi.

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