‹ Œuvres compláetes de Lord ByronChapitre 47 sur 67 · HOCHE · texte numérisé non relu

HOCHE

Voilà tout, et c'est assez.

Hoche tenait le premier rang parmi les généraux français des premiers temps de la république avant que Bonaparte eût monopolisé leurs triomphes. Il était destiné au commandement de l'armée qui devait faire l'invasion en Irlande.

2 Ehrenbreitstein, c'est-à-dire la grande pierre de l'honneur, était la plus forte citadelle qu'il y eût en Europe : les Français ia démantelèrent et la firent sauter à la trêve de Léoben. Elle ne pouvait être prise que par famine ou par trahison. Elle se rendit à la famine second e par une surprise. Quand on a vu les fortifications de Malte ou de Gibraltar, on est moins frappé de l'aspect d'Ehrenbreitstein; le général Marceau l'assiégea pendant quelque

murs, à demi démolis et noircis par l'explosion de la mine, attestent ce qu'était cette citadelle formidable lorsque, résistant à tous les assauts, elle essuyait, sans être ébranlée, le feu de l'artillerie qui foudroyait ses remparts. Tour chère à la victoire! du haut de ce rocher on vit fuir les ennemis repoussés dans la plaine. Mais la paix a détruit ce que la guerre n'avait pu détruire ; elle a livré aux pluies de l'été ces voûtes orgueilleuses qui avaient bravé pendant des siècles la grêle des boulets.

LIX. — Adieu! beau fleuve du Rhin, l'étranger s'éloigne à regret de tes rives ! Qu'il est doux pour deux âmes unies, ou pour la contemplation solitaire, de s'égarer dans un séjour aussi ravissant! Ah! si les vautours inexorables du remords pouvaient abandonner enfin le cœur qui est devenu leur proie, c'est ici que la nature, sauvage sans rudesse, imposante sans sévérité, serait pour les autres contrées de la terre ce qu'est l'automne pour les. saisons.

LX. — Encore une fois, adieu; mais vainement! il. n'est point d'adieu pour un séjour semblable : Pâme conserve le souvenir de tous les objets qu'elle voit; et si les yeux renoncent au charme de te contempler, ô le plus beau des fleuves, leur dernier regard exprime la reconnaissance et l'admiration. Il peut exister des contrées plus puissantes et d'autres plus belles ; mais aucune ne réunit, comme ces sites pitloresques, la beauté, la douceur et les glorieux souvenirs d'autrefois,

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