‹ Œuvres compláetes de Lord ByronChapitre 64 sur 67 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

« Celui qui remplissait alors cette place était un gentilhomme polonais, nommé Mazeppa, né dans le palatinat de Podolie; il avait été élevé page de Jean Casimir, et avait pris à sa cour quelque teinture des belles-lettres.

» Une intrigue qu'il eut dans sa jeunesse avec la femme d'un gentilhomme polonais ayant été découverte, le mari le fit lier tout nu sur un cheval farouche, et le laissa aller dans cet état. Le cheval, qui était du pays de l'Ukraine, y retourna, et y porta Mazeppa demi-mort de fatigue et de faim. Quelques paysans le secoururent : il resta longtemps parmi eux, et se signala dans plusieurs courses contre les Tartares. La supériorité de ses lumières lui donna une grande considération parmi les Cosaques : sa réputation, s'augmentant de jour en jour, obligea le czar à le faire prince de l'Ukraine. »

Voltaire, histoire de Charles XII, édit. de Delangle frères, t. XXX, p. 199.

c Le roi, fuyant et poursuivi, eut son cheval tué sous lui; le colonel Ciéta, blessé et perdant tout son sang, lui donna le sien. Ainsi on remit deux fois à cheval, dans sa fuite, ce conquérant qui n'avait pu y monter pendant la bataille. »

Voltaire, Hist. de Charles XII, p. 220.

» Le roi alla par un autre chemin avec quelques cavaliers. Le carrosse où il était rompit dans sa marche ; on

le remit à cheval. Pour comble de disgrâce, il s'égara pendant la nuit dans un bois : là, son courage ne pouvant plus suppléer à ses forces épuisées, les douleurs de sa blessure devenues plus insupportables par la fatigue, son cheval étant tombé de lassitude, il se coucha quelques heures au pied d'un arbre, en danger d'être surpris à tout moment par les vainqueurs qui le cherchaient de tous côtés. •

Voltaire, hist. de Charles XII, p. 221

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