Le pers<> gme de l'Arioste se nomme Allant, et non Atlas
2. « Jamais je ne m'arrête ni ne m'égare. •> .'!. « De mes coups (vient) mon bruit.
Le page du duc de Noailles étoit vêtu de couleur ue feu, argent et noir, et le reste de la livrée semblable. La devise qu'il portoil dans son écu étoit un aigle avec ces mots :
Fidelis et audax '.
Quatre trompettes et deux timbaliers marchoient après ces
pages, habillés de satin couleur de feu et argent, leurs plumes de la même livrée, et les caparaçons de leurs chevaux couverts d'une pareille broderie, avec des soleils d'or fort éclatants aux banderoles des trompettes et aux couvertures des timbales.
Le duc de Saint-Aignan, maréchal de camp, marchoit après eux, armé à la grecque, d'une cuirasse de toile d'argent couverte de petites écailles d'or, aussi bien que son bas de saie, et son casque étoit orné d'un dragon et d'un grand nombre de plumes blanches, mêlées d'incarnat et de noir. 11 montoit un cheval blanc, bardé de même, et représentoit Guidon le Sauvage.
MADRIGAL pour le duc de SAINT-AIGNAN, représentant Guidon le Sauvage.
Les combats que j'ai faits en l'Ile dangereuse, Quand de tant de guerriers je demeurai vainqueur,
Suivis d'une épreuve amoureuse , Ont signalé ma force aussi bien que mon cœur.
La vigueur qui fait mon estime, Soit qu'elle embrasse un parti légitime,
Ou qu'elle vienne à. s'échapper, Fait dire, pour ma gloire, aux deux bouts de la terre,
Qu'on n'en voit point, en toute guerre,
Ni plus souvent, ni mieux frapper.2
Pour le même.
Seul contre dix guerriers, seul contre dix pucelles, C'est avoir sur les bras deux étranges querelles. Qui sort à son honneur de ce double combat , Doit être, ce me semble, un terrible soldat.
Huit trompettes et deux timbaliers, vêtus comme les premiers, marchoient après le maréchal de camp.