‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 180 sur 342 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LA PRINCESSE, MORON

MORON

11 ne vous en doit rien, madame, en dureté de cœur.

Je donnerois volontiers tout ce que j'ai au monde, pour avoir l'avantage d'en triompher.

MORON

Je le crois.

Ne pourrois-tu , Moron , me servir dans un tel dessein ?

MORON

Vous savez bien , madame, que je suis tout à votre service.

Parle-lui de moi dans tes entretiens; vante-lui adroitement ma personne et les avantages de ma naissance , et tâche d'ébranler ses sentiments par la douceur de quelque espoir. Je te permets de dire tout ce que tu voudras , pour tâcher à me l'engager.

MORON

Laissez -moi faire.

C'est une chose qui me tient au cœur. Je souhaite ardemment qu'il m'aime.

MORON

Il est bien fait, oui, ce petit pen dard-là; il a bon air, bonne physionomie; et je crois qu'il seroit assez le fait d'une jeune princesse.

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