VGTE III, SCENE VI
(Il I \ \ DRE.
Ah! madame, jusqu'à la mort, Je n'ai poinl de plus forte envie que d'être à vous, el je Nais le l'aire paraître dans tout ce que voua m'allez voir taire.
SG \ N \ RELLE, à Clitandre.
lié bien! notre malade? Elle me semble un peu plus gaie.
( Il I INDRE.
C'est que j'ai déjà lait agir sur elle un de ces remèdes que mon ait m'enseigne. Comme l'esprit a grand empire sur le corps, et que c'est de lui bien souvent que procèdent les maladies, ma coutume est de courir à guérir les esprits axant que de venir aux corps. J'ai donc observé ses regards, les traits de son visage et les lignes de ses deux mains; et . par la science que le ciel m'a donnée, j'ai reconnu que c'étoit de l'esprit qu'elle étoit malade, et que tout son mal ne venoit que d'une imagination déréglée, d'un désir dépravé de vouloir être mariée. Pour moi, je ne vois rien de plus extravagant et de plus ridicule que cette envie qu'on a du mariage.
SGÂNAB ELLE , à part.
Voilà un habile homme!
CLITANDRE
Et j'ai eu et aurai pour lui toute ma vie une aversion effroyable.
SCAN A RE LLE, a part.
\ ni là un grand médecin !