‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 335 sur 342 · CU TA M) RE · texte numérisé non relu

CU TA M) RE

Mais, comme il faut ûatter l'imagination des malades, el que j'ai vu en elle de l'aliénation d'esprit, et même qu'il \ avoil du péril à ne lui pas donner un prompt secours, je l'ai prix* par son foible, et lui ai dit que j'étois venu ici

564 i: AMOUR MÉDECIN.

pour vous la demander en mariage. Soudain son visage a changé, son teint s'est éclairci, ses yeux se sont animés; et, si vous voulez, pour quelques jours, l'entretenir dans cette erreur, vous verrez que nous la tirerons d'où elle est.

SGANARELLE

Oui-da, je le veux bien.

CLITANDRE

Après, nous ferons agir d'autres remèdes pour la guérir entièrement de cette fantaisie.

SGANARELLE

Oui, cela est le mieux du monde. Hé bien! ma fille, voilà monsieur qui a envie de t' épouser, et je lui ai dit que je le voulois bien.

LUCINDE

Hélas ! est-il possible ?

SGANARELLE

Oui.

LUCINDE

Mais, tout de bon?

SGANARELLE

Oui, oui.

LUCINDE, à Clitandre.

Quoi ! vous êtes dans les sentiments d'être mon mari ?

CLITANDRE

Oui, madame.

LUCINDE

Et mon père y consent?

SGANARELLE

Oui, ma fille.

LUCINDE

Ah ! que je suis heureuse, si cela est véritable !

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