‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 96 sur 342 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

GÉRONIMO, SGANARELLE.

GÉRON1MO

Ah! seigneur Sganarelle, je suis ravi de vous trouver encore ici; et j'ai rencontré un orfèvre, qui, sur le bruit que vous cherchez quelque beau diamant en bague pour faire un présent à votre épouse, m'a fort prié de vous venir parler pour lui, et de vous dire qu'il en a un à vendre, le plus parfait du monde.

SGANARELLE

Mon Dieu! cela n'est pas pressé.

GÉRONIMO.

Gomment ! Que veut dire cela? Où est l'ardeur que vous montriez tout à l'heure ?

spadassin , pour la lui faire tenir, ne feint rien , et se montre telle qu'elle est, en avouant à son futur époux son goût pour la liberté, la dépense et le plaisir. Ce seroit de la maladresse de sa part, si ce n'étoit de l'effronterie. Il faut que tous les motifs se réunissent pour détourner Sganarelle de ce mariage, afin qu'il le conclue bien malgré lui, et que le bâton d'Alcidas ait tout l'honneur du dénouement. (Auger.)

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