CHAPITRE II
De l'alliance merveilleuse en laquelle l’homme est entré avec Dieu par le susdit Contrat.
1 Fils de Dieu ne s’est pas contenté de rompre le m heureux pacte que nous avions fait avec la mort avec l'enfer, et de nous délivrer de l'alliance infâme« nous avions contractée avec Satan par le péché. Mais; un excès inconcevable d'amour, il a voulu nous fairee trer dans une société merveilleuse avec lui et avec Père, selon ces paroles de deux grands apôtres, sai Paul et saint Jean : Vocati estis, dit le premier, ins cietatem Filii ejus! : « Vous avez été appelés en l’allian du Fils de Dieu. » Socielas nostra, dit le second, cum Æ treet cum Filio ejus Jesu Christo? : « Nous sommes“ société avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. »
Or, c'est par le Contrat que nous avons fait avec Di en notre Baptême, que nous sommes entrés dans ce sainte alliance. Alliance la plus noble, la plus étroite et plus avantageuse qui puisse être. .
Allianee non pas seulement d’un ami avec son an d'un frère avec son frère, d’une épouse avec son épo mais d'un membre avec son chef, qui est la plus int de toutes les alliances.
1 I Cor. 1, 9. — ? I Joan. I, 8.
“Alliance et union si excellente, que l'union des sarne avec le cep de la vigne, de la greffe avec l'arbre ur lequel elle est entée, et des membres d’un corps hunain avec leur tête, n’en est que l'ombre et la figure. Alliance qui est comme la continuation, l'extension, et imitation de l’ineffable alliance de l'humanité sacrée u Sauveur avec sa personne adorable.
Alliance cimentée par le précieux Sang de Jésus-Christ. Alliance dont le Saint-Esprit, qui est l'unité du Père + du Fils, est le lien divin.
Alliance si admirable, qu’elle mérite d’être comparée js le Fils de Dieu même avec l’unité qui est entre lui et n Père éternel, selon ces paroles qu'il lui adresse, lui arlant de tous ses véritables membres : Pro eis rogo ut mines unum sint, sicut tu Pater in me, et ego in te, ut et Sù in nobis unum sint!: « Je vous demande pour eux, non Père, qu'ils ne soient tous qu’un, comme vous, mon re, êles en moi et comme je suis en vous, qu'ainsi, ils e soient qu'un en nous. » Æ£qo claritatem quam dedisti hi dedi eis, ut sint unum sicut et nos unum sumus? : « Je ur ai donné la gloire que vous m'avez donnée, afin qu'ils Qient un, comme nous ne sommes qu'un. » £’qo in eis el winme, ut sint consummati in unum* : « Je suis en eux, et Qus êtes en moi, afin qu'ils soient consommés en unité. » De sorte que l’unité du Père et du Fils est l’exemplaire le modèle de l’union que vous avez avec Dieu par le aplème ; et cette même union est l’image vive de cette \dorable unité.
LO union incomparable ! O société ineffable ! O alliance dmirable ! O grandeur très sublime de la Religion chréienne ! O sainteté, Ô dignité inexplicable du Baptême ! ), saint et sacré Contrat de Dieu avec l’homme et de homme avec Dieu ! O incompréhensible bonté de Dieu ! inconcevable bonheur de l’homme ! Oh ! combien Dieu
4 Joan. XVII, 21. — ? Zbid. 22. — 3 Joan. XVII, 23.
est-il abaissé et humilié par cette alliance ! Oh ! combi l'homme y est-il relevé et glorifié !
Non seulement, Ô homme, tu es délivré de la servit du péché, de la tyrannie de Satan et de l'esclavage l'enfer ; mais tu entres en société avec Dieu, et en la pl étroite et glorieuse société qui puisse être imaginée étais membre de Satan, et tu es fait membre de Jés Christ. Tu étais enfant du diable, et tu deviens enfant Dieu. Tu étais héritier du prince de l’enfer, et tu es décl& héritier du Roi du ciel, et cohéritier de son Fils uniq
Voilà, mon cher frère, les effets du Contrat que vo avez fait avec Dieu dans votre Baptème.
Mais, en suite de cela, vous devez savoir que tout co] trat porte quelques conventions et obligations réc proques de la part de ceux qui contractent. Aussi, dai ce Contrat, le grand Dieu, par un excès de bonté indi cible, a voulu s'imposer des obligations au regard 4 vous : et, de votre côté, vous vous êtes pareilleme obligé à certaines choses, sans lesquelles ce même Contre ne peut subsister. C'est pourquoi, il est très importa que vous les considériez, afin d'y satisfaire.
Mais, voyons auparavant les choses auxquelles la divin Majesté s’est voulu engager vers vous, afin que vous lui rendiez grâces. |