CHAPITRE IL
1 La « sainte personne » dont il est question ici, est Marie des lées, Cf. Ory, Les Origines de Notre-Dame de Charité, p.143. Dans, nédilion du Bon Confesseur, M. Cousin asupprimé ce paragraphe, *obablement à cause des attaques des Jansénistes contre la Sœur .
larie. Cf. Adam, Marie des Vallées, p. 350.
ua. cap. unico, 23.
les âmes soit anéanti, spécialement le péché de lin pureté, qui en précipite un si grand nombre dans les e fers. Et parce qu'elle voit que ce n’est rien offrir à Dië que de lui offrir ce qu'elle est, c'est-à-dire un néant, elle: proteste du plus profond de son cœur, que si elle ax en soi tout l'être créé, elle le lui oftrirait pour cette mên fin, c’est-à-dire pour être réduit au néant pour jamais" réservant une seule chose, qui est que sa bonté infir fit ensorte que le désir très ardent qu’elle a d'aimer el louer éternellement sa divine Majesté subsistât et « meurât à jamais devant elle, pour lui rendre des louan : immortellest.
J'en connais encore une qui passe plus outre : car el s'offre souvent à Dieu pour souffrir, moyennant sa grât tous les tourments de l'enfer, le péché à part, jusqué jour du jugement et par delà, voire à jamais, si tel él son bon plaisir, afin que le péché soit entièrement détrt que. Dieu soit connu et aimé de toutes ses créatures que toutes les âmes soient sauvées ?.
Après cela ne vous étonnez pas de l'explication saint Chrysostome donne à ces paroles de saint Pau Optabam anathema esse a Christo, pro fratibus meist mais sachez que tous les Apôtres en pouvaient dire autañ puisqu'ils avaient beaucoup plus de charité et plus zèle pour le salut des âmes que les personnes do viens de parler.
C'est donc ici le grand œuvre des saints Apôt comme aussi de tous les autres Saints, qui sont to
‘]l s’agit ici du P. Eudes iui-même. Le P. Hérambourg, Vert du P. Eudes, p 306, le déclare nettement. M Cousin le donne éga ment à entendre lorsque au texte primitif : Je puis dire avec véri que j'en connais une autre (personne), il substitue celui-ci : Je dire avec vérité que je connais un serviteur de Dieu. Au reste. qu conque connaît le P. Eudes, ne peut manquer de retrouver dans, paragraphe et les sentiments de son cœur et sa manïère de parler,
* Nous ne savons de qui il est question dans ce paragraphe.
5 Rom., IX, 3.