CHAPITRE X
qu'avec cela on apporte toujours les dispositions requises pour se bien confesser et communier, et pour tirer fruit de l'usage de ces saints sacrements. Comme aussi entendre souvent et avec dévotion la sainte Messe, assister aux Vêpres et aux prédications.
Le troisième, c'est de se mettre à genoux tous les matins dans leur maison, pour adorer Dieu, renouveler les bons sentiments et résolutions dans lesquelles ils sont présentement de renoncer à leurs vices et de changer de vie, et supplier Notre-Seigneur qu'il leur donne grâce pour cela ; comme aussi tous les soirs, pour faire leur examen, spécialement sur les péchés auxquels ils ont plus d'inclination, demander pardon à Dieu, prendre une puissante résolution de se corriger, et implorer pour celà la grâce de Notre-Seigneur, et prier la sainte Vierge ét les Saints, en la manière qui est marquée dans les Prières du matin et du soir de l'£xercice de pété”, qu'il “est bon de conseiller d’avoir à ceux qui savent lire et qui ‘en ont le moyen.
“Le quatrième, c’est la dévotion à la très sainte Mère de Dieu, qui est un puissant remède à toutes sortes de maux Leb une source très abondante de toutes sortes de bénédictions. C’est pourquoi il faut avoir grand soin de leur imprimer cette dévotion dans le cœur : leur recomman- Fo de lui rendre tous les jours quelque honneur parti- 4 de la choisir pour leur refuge et protectrice spéciale ; d'avoir recours à elle en toutes leurs perplexités et angoisses ; de ne laisser passer aucune de ses fêtes sans se confesser et communier ; de faire pour l'amour d'elle, ten ces jours-là, quelque bonne œuvre plus qu’à l'ordinaire, soit corporelle, soit spirituelle ; de se faire enrôler en Iquelqu'une de ses confréries du Rosaire, ou du Scapul'latre, ou de quelque autre ; d’avoir et porter toujours un |'chapelet, et de le dire avec dévotion et le plus souvent
Voir Œuvres complètes du V. Jear Eudes, tome II.
qu'ils pourront; de dire tous les soirs tous ensemble, chaque maison et à genoux, ses Litanies. Comme auss il faut les exhorter de joindre toujours la dévotion d saint Joseph à celle de sa très digne Épouse. Le cinquième, c'est la lecture de quelque bon livre, l plus souvent qu'ils pourront, mais pour le moins aux di manches et aux fêtes. A raison de quoi, s’ils n’en on point, il faut leur conseiller d’en avoir quelqu'un, s'ilse ont le moyen et s'ils savent lire, spécialement la grand Guide des pécheurs et le Mémorial de la vie chrétiennen Grenade, l'/ntroduction à la vie dévote, la Vie des Saints l'/mitation de Jésus-Christ, l'Imitation de la Vierge Triple Couronne de la même Vierge, Philagie, qui contier cent dévotions pour honorer la Mère de Dieu, ou quelqt autre semblable; et il ne faut pas oublier d'exhorter pères et mères de donner quelque livre de dévotion leurs enfants, les obligeant d'y lire et de leur rend compte de leur lecture. Et ce qui est encore plus impoi tant, c'est de porter les chefs de famille à lire ou fa lire dans leur maison quelquefois, pour le moins aux di manches et aux fêtes, devant ou après souper, ou quelque autre heure, en la présence de leurs enfants serviteurs, quelque chose de piété, qui les anime craindre, servir et aimer Dieu.
Outre ces cinq remèdes, qui sont propres à toulk sorles de personnes, en voici un sixième qui peut êt pratiqué par plusieurs, lequel contient et surpasse les autres. C’est de faire une retraite spirituelle, dansu communauté de religieux ou d'ecclésiastiques, dura quelques jours, pour les employer, sous la conduite du bon directeur, à penser sérieusement aux affaires de st salut. C'est ici un moyen très utile et très efficace pou convertir ceux qui sont dans l'habitude du péché. Ge pourquoi le confesseur ne doit pas manquer de le re commander à ceux qu'il jugera en avoir besoin, et être capables et le pouvoir pratiquer. Et même il y peu