CHAPITRE XXVIII
é déjà dit par ceux qui nous ont précédés ; qu'il n'y a point de meilleure nourriture que le pain qui est très commun ; qu'une médecine réitérée guérit le malade ; et \qu'une même musique plusieurs fois chantée réjouit ceux qui l’entendent.
loquents, ou si gens de bien. Car l'administration dela parole de Dieu est comme celle des Sacrements : on ne doit pas tant regarder celui qui administre, comme la hose qui est administrée. Et quand on reçoit des lettres- & la part du roi, on les regarde, on les respecte, on les. Bit, on fait la volonté qu'elles nous déclarent, sans se sou- Cier si celui qui les apporte est blanc ou noir, riche ou Pauvre, noble ou roturier.
“5. Qu'au regard d'eux-mêmes ils doivent avoir pureté d'intention et de conscience, humilité, docilité et piété. … Que pour avoir la pureté d'intention, deux conditions
nité ; pour voir ou pour être vu ; pour être plus savant, non pas pour être un plus parfait chrétien ; pour apprendre à bien parler, ou pour se plaire aux discours.
omplaire à quelques personnes, ou pour d'autres fins emblables. La seconde, de protester à Notre-Seigneur quon veut entendre sa sainte parole pour apprendre ses. vines volontés et pour les suivre.
\Que pour purifier leur conscience, il faut tâcher de faire un acte de contrition avant la prédication, afin que, le éché étant banni de leur âme, ils ne mettent point d'em- Héchement aux effets de la parole de Dieu.
| Que pour pratiquer / humilité et la docilité, ils doivent : la). Chasser bien loin une vanité et une superbe insupdortable qui est en plusieurs chrétiens de ce temps, qui
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méprisent les sermons, parce qu'ils se persuadent qu’ n’ont que faire d'instruction et qu'ils en savent auta et plus que les prédicateurs. 1 b). Reconnaître avec saint Ambroise! et saint Augu tin?, qu'il n'y a personne, pour docte et pour saint qu puisse être, qui n’ait besoin d'être instruit pendant qu vit en laterre. Si Maria, dit saint Ambroise, a pastorib discit, cur tu declinas discere a sacerdotibus? | c). N'appliquer point aux autres les réprimandes etl reproches que fait le prédicateur, mais les prendre po soi-même en cette facon. S'il prêche contre un vice, reprend un défaut, on doit faire réflexion sur soi, et" l’on s'en trouve coupable, s'humilier, demander pardi à Dieu, prendre résolution de s’en corriger et demand la grâce de la mettre en exécution. Si l’on ne se sent poi coupable, ne laisser pas de s’humilier, reconnaissant qu si Dieu nous laissait à nous-mêmes, il n’y a point de crir au monde que nous ne fussions capables de commettr Que pour avoir la piété, il faut, quand on est à l’égli attendant le prédicateur, prier Dieu ou lire dans un li de dévotion. Aussitôt qu'il est arrivé et monté en chañ et qu'on lui voit élever les yeux au ciel, il faut les y él ver avec lui, et quand et quand élever son esprit et si cœur à Dieu pour protester derechef que c'est lui se qu'on veut regarder et chercher en cette action, et po le supplier d'envoyer son divin Esprit sur le prédicate et sur les auditeurs, afin qu'il imprime dans les âmes vérités qui vont être prèchées, et qu'il leur donne la grâ d’en tirer le fruit pour lequel elles sont annoncées. …
l« Quantumlibet quisque profecerit, nemo est qui doceri n egeat, dum vivit. » D. Ambr. De Ofciis, 1. I, cap. 4.
?« Ego plus amo discere quam docere. Nam hoc admonemuretis dicente Jacobo Apostolo : Sit autem omnis homo velox ad audiendu tardus ad loquendum. (Jac. 1, 19). Ut ergo discamus, invitaren debet suavitas veritatis ; ut autem doceamus, cogere necessitas ck ritatis. » D. Aug. Epist. ad Mercatorem.
3 Lib. 2 in Luc.
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