LIVRE PREMIER. — L. X HHDSN
Met, pour vous dite vrai, partout où je la trouve, j'y trouve Mon centre et mon paradis. C’est pourquoi Paris, qui autrefois était mon Purgatoire, est maintenant mon Pa- Madis, parce que je vois clairement que la divine Volonté m'y a fait venir et m'y retient encore pour quelques jours. Il ne m'importe pas où je sois, nice que je fasse, pourvu que je serve mon Dieu et que j'accomplisse sa Lsainte volonté. C'est tout ce que nous avons à faire en ce monde, et c'est en cela que nous devons mettre toute | notre joie.
Aux prêtres de la Congrégation en mission à Gatteville. Mn Sur le soin qu'il faut apporter aux exercices de piété.
[Paris, juin 1650.4
« Je vous conjure que les exercices qui regardent Dieu directement, comme le sacrifice de la Messe, l'office divin, les prières du matin et du soir, celles du Benedicite et de |FaAction de grâces, ne se fassent jamais à la hâte, sous quelque prétexte que ce soit, mais posément, distincte- | ment et dévotement.
Avec cela, aimons-nousles uns les autres, non verbo et | lingua, comme les enfants du siècle, sed opere et veritate*, “comme les vrais enfants de Dieu. Enfin que cette parole “du Saint-Esprit soit gravée dans notre cœur et gravée en Mnos paroles et en nos actions : Humilia te in omnibus, et kcoram Deo invenies gratiam, quoniam magna potentia Dei solius, et ab humilibus honoratur?.
… Nos affaires vont bien, grâce à Dieu. Préparez-vous à trois grandes missions, Bernay, Pontoise et Saint-Sulpice. | de supplie Notre-Seigneur et sa très sainte Mère qu'ils
MM. Costil, Annales, 1. 3, n. 29.
M2. I Joan. III, 18. — 3. Eccüi. III, 20.
volontés. C'est en l'amour sacré de leur très aimable Cœur que je vous e mbrasse tous derechef, et sans en parer nos très chers frères MM. Ameline, Delaunay, Paillot et les autres avec vous; et que je suis, mes chers frères, plus vôtre que mien, E
JEAN EUDFS, prêtre missionnaire.
Aux missionnaires de Gatteville, Sur la peine qu’il éprouve d’être séparé d’eux; et sur la divine Volonté qu il les invite à considérer comme leur Mère.
Paris, 9 juillet 1650.] KM
Mes très chers frères, que j'embrasse de tout mo cœur, in visceribus Christi. Nous voici déjà au 9, de juil: let, et je n'espère pas pouvoir partir de Paris que da T quinze jours. C'est pourquoi je perds l'espérance qu j'avais de vous voir à la mission de Gatteville. Je vou assure que cette mortification est une des plus grande que j'aie portées de longtemps, car il me semble quej suis séparé non seulement de mon propre cœur et de mes propres entrailles, mais d’une chose qui m'est er core plus chère, puisque en vérité je vous aime plus; en général et en particulier, que mon cœur et mes ef trailles, et il me semble que je ne parle pos avec ex mais en toute sincérité. |
C'est la très adorable volonté de Dieu, qui est notre bonne mère, qui a ordonné cette séparation ; qu’elle “en