‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 276 sur 394 · LIVRE PREMIER. — L. L · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — L. L

A M. Dupont. Sur l’Ermitage de Caen, 127 novembre 1660 ?|

L Vous avez très bien fait de ne pas les*recevoir chez vous; nos bienfaiteurs font courir ici, secrètement, un im-

=T prêtres de la Congrégation. Sur son séjour forcé à Paris.

Je vous assure que, si j’écoutais mes inclinations natuli elles, il m'ennuierait extrèmement à Paris, et il ya

1. Costil, Annales 1. 5, n.31. Martine, 1. 5, n. 34. D'après M. Martine, la lettre serait du 7 novembre 1660 ; d’après l'auteur des An-, nales, elle serait, semble-t-il, du 27 re 1660.

2. Il s’agit de quelques membres de l'Ermitage qui avaient de- mandé à entrer au Séminaire de Goutances. On sait que ee de Ber-

| e clésiastiques qui vivaient, sous sa conduite, re la GE de Ja piété et des bonnes œuvres. Après sa mort (3 mai 1659), quelquesd'entre eux se livrèrent, dans les rues de Caen et plus tard dans es d’Argentan et de Falaise, à des manifestations qui furent diersement appréciées. Voir là-dessus, Boulay, Vie du V. J. Eudes,

me défendre contre elle. Au contraire, je me laisse lier à ses très douces mains, et ses chaînes me sont si déli 4 cieuses, que je trouve tout mon contentement etmon pa radis dans ma captivité. O mon très cher frère, qu'heu= reuse est l'âme qui est dégagée de tout, et qui ne tient à rien qu’à la très aimable volonté de son Dieu !

tie LETTRE Lil!

A M. Dupont, Supérieur du Séminaire de Coutances. S la pratique de l’obéissance.

M. Bernard fera bientôt un voyage à-Coutances ; maïs ce sera bientôt, à mon grand regret, pour s'en retourner à Lisieux, parce que je n'ai présentement personne à mettre en sa place. C'était une belle occasion pour vou de pratiquer l’obéissance..

J'ai vu ces jours passés la Mère Supérieure des Religieuses de la Visitation dé cette ville de Caen, qui est venue depuis peu de Toulouse, c'est-à-dire de 250 lieues laquelle m'a dit que le motif principal qui l’a portée à ae cepter de bon cœur cette croix et toutes les peines et in commodités d'un silong voyage, a été cette pensée qu 'elle a eue, qu'il ne se présenterait peut-être jamais une sl belle occasion de pratiquer l’obéissance. Oh ! que et exemple d'une fille donnera de confusion, au jour du j gement, à quantité d’ecclésiastiques qui doivent avoir toutes les vertus en plus haut degré que les religieuses

. Gostil, Annales, 1. 4, n. 25.

$ La Mère Renée Faber, *professe du monastère d'Annecy. Gostil; l'Uc.

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