LIVRE DEUXIÈME. — L. XXIV
aussi volontiers comme j'ai fait celui-là, dans la croyance - que vous me le rendriez ; mais je n’en ai point. Trouvezà en donc, s’il vous plait, et me l’envoyez au plus tôt, tant « parce que le change augmentera bientôt, que parce que » je ne serai plus guère ici ; car, sans cela, ma très chère Mère, votre affaire demeurerait là, et M. Boniface serait “contraint de l’abandonner et de la laisser là. Après tant » de peines et de frais, il ne faut pas la laisser en si beau -chemin. Il ne faut plaindre l'argent dans les affaires de Dieu ; si vous n’en avez, il faut en emprunter ou en L prendre en rente, et n'envoyez pas moins de quatre à cinq cents livres ; il en coûtera bien davantage pour les M Bulles, et on vous tiendra compte de tout. Faites cela au plus tôt, ma très chère Mère, je vous en prie.
=. Je salue très cordialement toutes nos chères Sœurs, qui suis de tout mon cœur, ma très chère Mère,
Tout vôtre,
Jean Eupes. Prêtre Missionnaire.
- [P.-S.] — Voici une oraison propre que la bonne Mère de LMoncon m'a envoyée pour vous la faire tenir, pour l'office et pour la messe du B. Père, qui a été faite par Notre MSaint-Pére le Pape.
M 1. Saint Francois de Sales béatifié par le Pape Alexandre VII, le
25 décembre 1661. Dans le décret de béatification, le Pape observe qu'il a célébré la Messe du nouveau Bienheureux avec une oraison propre, qui servait aussi pour l'office. Le reste de la messe et de Moffice était emprunté au Commur des Confesseurs Pontifes.
LETTRE XXW: -
À la Mère Patin. Le Bienheureux la presse de fournir à M Boniface l'argent nécessaire pour PAVENTES à. Rome 1 approbation de l Ordre. é
[Commencement de 1662.] - TAG |
MA TRÈS CHÈRE MÈRE
La divine Volonté soit notre conduite en toutes choses”
Si je me laissais aller aux sentiments humains, votre» maladie me toucherait vivement ; mais, outre que j'espère que Notre-Seigneur vous rendra votre santé, la vue de sa très adorable Volonté fait que je ne puis dire autre chose sinon : /ta, Pater, quoniam sic placitum fuit ante Lee:
Je vous conjure, ma très chère Mère, d'avoir un peu plus de soin de votre santé, et de vous soumettre au ju* gement des médecins pour les choses qui peu ent contribuer à vous la donner.
Mais, mon Dieu, ma chère Mère, quel sujet avez-vous de m'écrire ce que vous m'écrivez touchant vos affaires Est-ce que vous voulez les abandonner, étant en si bea chemin et si avancées, ou si c’est que vous pensez qué l'on puisse faire quelque chose à Rome sans argent, © que M. Boniface y puisse vivre ou s'y entretenir sans cela? N'estce point assez qu'il vous donne sa peine et so temps ? Je vous ai assuré et vous assure encore que c'es un très honnête ecclésiastique, et très homme de bien quin'aentrepris votre affaire que par zèle de la gloire d Dieu et du salut des âmes, et par pure charité, ayan