‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 354 sur 394 · LIVRE DEUXIÈME. — L. XXV · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME. — L. XXV

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é cune Indulgence, ni quoi que ce soit pour nous, afin de — ne le divertir point, et que vous ne puissiez pas dire qu'il travaille à d'autre affaire qu'à la vôtre.

x Quand elle sera faite, s’il reste encore à Rome, quand = ce ne serait qu'un jour, je vous assure que ce ne sera

M. votre argent et de celui que je lui ai envoyé pour vous. . Mais ne vous attendez pas que je lui en envoie davantage; À et si vous ne lui en envoyez, soyez assurée que quand il - sera au bout de ce qu'il a encore, à la réserve de ce qui - lui sera nécessaire pour s’en revenir, il cessera de pour- - suivre votre affaire et s’en reviendra, et ainsi elle ne se …. fera point ; et toutes les peines que vous aurez prises pour … ja maison de Notre-Dame de la Charité seront inutiles ; car … sion n'a point de Bulles de Notre Saint-Père le Pape, elle À ne pourra subsister, parce que la première Religieuse À qui seratentée contre sa vocation se persuadera facilement que, sa Communauté n'étant point approuvée du Pape, ses vœux seront nuls, et ainsi elle sortira, et toute la maison s’en ira par terre, et on en imputera la faute, devant Dieu et devant les hommes, à la bonne Mère Marguerite Patin, " qui n'aura pas voulu fournir ce qui était nécessaire pour » avoir des Bulles.

O ma chère Mère, les Saints n’ont jamais épargné l’ar- » gent quand il a été nécessaire pour les affaires de Dieu. Vous en avez bien trouvé pour avoir-la maison de la Vieille Monnaïe, qui vous accommodait, quoiqu'elle ne füt pas absolument nécessaire : voudriez-vous l'épargner pour une chose qui doit être le fondement de votre Communauté, et sans laquelle elle ne peut subsister ? Au nom de Dieu, ma très chère Mère, quittez vos défiances et vos soupçons mal fondés, comme une chose qui est indigne » d’une sainte telle qu'est la Mère Patin ; et n'écoutez pas … tellement ces intimes amis dont vous m'écrivez, que » vous n'ayez quelque créance à ce qui vous est dit par une personne qui a plus d'estime et plus d'affection pour

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vous, et plus de zèle pour le bien de votre maison, Gi qui que ce soit.

C’est celui qui est en l'amour sacré du très saint Cœur de Jésus et de Marie, ma très chès chère Mère, . Tout vôtre,

k 4 JEAN Euses, Prêtre Missionnaire.

LETTRE XXVI

A la Mère Patin. Nouvelles instances pour la déterminer à fournir à M. Boniface l'argent dont il avait besoin.

[Mars 1662].

JM. J.

MA TRÈS CHÈRE ET BONNE MÈRE

La divine Volonté soit notre conduite en toutes choses M Je rends grâces infinies à Notre-Seigneur et à sa très sainte Mère de votre meilleure santé, et les supplie de” vous la conserver et forttier, et de vous: rendre toute M saine et toute sainte pour leur gloire et pour la sanctification de la très chère maison de leur divine Charité. Je vous rends aussi mille grâces, ma très chère Mère,“ de la consolation que vous me donnez en m'écrivant que“ vous avez reçu ma petite nièce?; mais je m'étonne de ce que je n'ai point su plus tôt, par vous ou par d’autres, une chose que je désirais il y a si longtemps. 1 Vous me consolez en ceci, mais permettez-moi de vous dire, ma très chère Mère, que vous m'affligez bien de :

4. Recueil de Caen, Lettre 24. Cette lettre fut écrite de Paris. dans la semaine qui précéda le sacre de Monseigneur de Nesmond,. qui eut lieu à Paris le 19 mars 1662. Le post-scriptum de la fin en indique la date.

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