‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 5 sur 394 · LA · texte numérisé non relu

LA

A4 RÈGLES ET CONSTITUNONS DE N.-D. DE CHARITÉ. gieuses ne pouvaient, sans danger pour elles-mêmes, vivre dans un contact continuel avec des pénitentes. Quand ils sollicitaient à Rome l'approbation de F Institut, les agentsdu Bienheureux setrouvaient toujours en face de cette difficulté. Dans unelettre à la Mère Patin. le pieux fondateur raconte les efforts faits par l'un d’entre eux pour y répondre. « J’ai reeu hier, dit-il, une lettre [de M. Boniface] dans laquelle il m'éerit qu’on fait grande difficulté sar le péril qu'il y a que des religieuses gouvernent les pénitentes..… Pour vainere cette difficulté, il a exposé que les pénitentes sont séparées des religieuses par une muraille; qu'ellesont leur dortoir, réfectoire et chapelle à part; qu'il ya une porte dans le mur, par laquelle deux religieuses anciennes, choisies par la Supérieure, entrent le matin dans les salles des pénitentes et en sortent le soir ; que durant la nuit on les surveille par un treillis ; qu'il y a une lampe toujours allumée au milieu de leur dortoir, devant une image de la sainte Vierge; qu'on donne charge à celles des pénitentes bien établies en la crainte de Dieu, de veiller sur les autres; que pendant la nuit on enferme sous clef celles qui seraient capables de gâter les autres ; qu'on n'en reçoit point de force dans la maison, mais seulement celles qui, touchées de Dieu, y entrent volontairement pour se convertir et faire pénitence. | Il m'a écrit qu'il a dit toutes ces choses pour lever cette difficulté et croyant qu'elles étaient ainsi: je vous le mande afin que vous les fassiez pratiquer autant qu’il est possible, si elles ne le sont déjà... Donnez-y ordre, ma très chère Mère, je vous en prie.»

L'élaboration des Constitutions se fit peu à peu. Le Bienheureux y mit la main dès les ecommencements de l'Institut. Il y travailla, dit le P. Ory, de

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