Ory, Origines, p
roncert avec la Mère Patin et avec la Mère Marie de la Nativité Herson. Son humilité et sa condescendance étaient si grandes, qu'il s'enrapportaitbeaucoup plus à leurs lumières qu'aux siennes propres!. » Une lettre à la Mère Palin, datée du 12 novembre 1666, nous donne une idée du soin minutieux qu'il apportait à à ce travail.
« Vous ferez bien, lui dit-il La cette lettre, de mettre le Directoire à la fin des Constitutions, etd ajouter aux mêmes Constitutions les trois chapitres : 1. de la réception des Postulantes ; 2. de l'entrée des Novices ; 3. de l'obligation des Règles. Mais dans le second article du premier, je voudrais ôter ces mots : « On les arrêtera quelques jours comme étrangères », car il me semble que cela ne se peut point pratiquer. Au reste, prenez garde de mettre ces deux chapitres de vos Constitutions aux endroits qui seront convenables ; pour le troisième, il doit être mis à la fin. Pour le Cérémonial, nous le ferons, Dieu aidant, en quelque autre occasion *. »
Du vivant de la Mère Patin, la Communauté ne possédait qu'un exemplaire manuscrit des Constitutions. Il était déposé au réfectoire, et c’est. là que les Sœurs devaient aller le consulter.
En 1670, la Mère Marie du Saint-Sacrement Pierre, qui avait remplacé la Mère Patin en 1668, s'entendit avec M. Legrand pour les faire imprimer. Elle sollicita à cet effet une approbalion de Ma de Nesmond, évêque de Bayeux, qui lui fut accordée le 20 avril 1670. Malheureusement l'impression du livre se fit pendant que le P. Eudes prêchait la grande mission de Rennes, et, à son: insu, la Mère Marie du Saint-Sacrement introduisit dans son œuvre quelques modifications qui lui déplurent.