SCÈNE III
ATAR, CALPIGI.
ATAR, en entrant , violemment.
Laisse-moi, Calpigi !
CALPIGI.
La fureur vous égare.
Mon maître, ô roi d’Ormus, grâce, grâce à Tarare !
ATAR
Tarare ! encor Tarare ! Un nom abject et bas Pour ton organe impur a donc bien des appas?
calpigi. [sombre,
Quand sa troupe nous prit au fond d’un antre Je défendais mes jours contre ces inhumains. Blessé, prêt à périr, accablé par le nombre,
Cet homme généreux m’arracha de leurs mains. Je lui dois d’être à vous; seigneur, faites-lui grâce.
ATAR
Qui? moi, je souffrirais qu’un soldat eût l’audace D’être toujours heureux, quand son roi ne l’est pas !
CALPIGI.
A travers le torrent d’Arsace,
Il vous a sauvé du trépas ;