‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 587 sur 803 · Observations de Kornman, le 23 mai 1787, page · texte numérisé non relu

Observations de Kornman, le 23 mai 1787, page

Imprimé du 27 mai 1787, par G. K.

désire qu’on vérifie si je suis net et conséquent. Les phrases de ces lettres, que j’avais laissées en blanc dans mon premier mémoire, sont imprimées dans celui-ci en caractères remarquables, afin qu’on puisse discerner quel motif me les fit omettre comme oiseuses ou comme indécentes, plus souvent encore par égard pour les personnes que l’on y dénigrait.

Je ne me traîne point après lui sur sa déplorable défense: c’est bien assez de le citer partout où je prouve qu’il ment; j’indiquerai seulement les pages, pour qu’on voie si je cite à faux.

O mes lecteurs ! si la vérité vous est chère, dévorez encore, je vous prie, l’ennui de cette discussion; vous en retirerez une instruction complète.

Je remarque d’abord qu’en copiant sur mon mémoire les copies de ses propres lettres, il change autant qu’il peut des mots fort importants.

Dans mon mémoire (page 331), en parcourant sa lettre au sieur Daudet du 19 juillet 1780, après ces mots : Si nous pouvions faire le voyage de l'Alsace ensemble , cela serait plus gai; et avant ceux-

ci, IL NE TIENDRA Qü’a MA FEMME D’ÊTRE DE LA PAR- TIE, on lit cette phrase amicale : D'un autre côté , votre absence de Versailles pourrait peut-être préjudicier a nos spéculations projetées ; et lui, dans son commentaire, il copie1 : « Votre absence de « Versailles pourrait peut-être préjudicier à vos spé- « culalions projetées. » On sent qu’il voudrait éloigner l’idée qu’ils eussent des spéculations communes, parce que cette idée ramène à quelques autres. Cependant j’avais imprimé NOS spéculations projetées, en fortes lettres capitales. Je m’attends bien qu’ils répondront : C’est une faute d’impression; moi, qui les sais par cœur, je dis: C’est une faute d'intention ; j’en vais donner une autre preuve.

A la page 16 de cette réplique, il dit : Moi négociant, et moi banquier, serais-je coupable pour avoir, sans sortir des bornes de ma profession, proposé quelques idées utiles au gouvernement sur des objets de comptabilité qui étaient de mon ressort ?

Est-ce offrir des idées utiles au gouvernement que d’écrire à votre cher ami, dans la lettre, fâcheuse que vous essayez d’excuser : Le ministre devrait me faire son banquier particulier, parce quêtant dans le cas d’avoir toujours une caisse garnie, j’acquitterais tous les mandats... Il me parait que cet objet pourrait devenir conséquent 2 pour le prince; surtout si, dans un maniement de passé cinquante millions, on peut me laisser de temps a

Page 1