SCÈNE VIe
Le caractère de Rosine a deux nuances : dans l’ariette :
Qu’un cœur est à plaindre !
c’est une femme emportée par la contrainte et la passion :
Tendre amant qu’il offense,
Commence ta vengeance, etc.;
Dans la scène me du ive acte, c’est une petite personne timide qui dit :
Si le don de ma main n’avait pas dû suivre à l’instant celui de mon cœur, vous ne seriez pas ici ; que la nécessité justifie à vos yeux ce que cette entrevue a d’irrégulier, etc.
Cette scène est fort bien faite. On peut encore la travailler , la fleurir davantage; les répliques moins longues.
Suite du ive acte. — Après le duo , la scène paraît lâche :
Un déluge de pluie, une mer de fange que les ravins ramènent, etc...; pas bon.
ROSINE
Ah! pauvre enfant, etc...; mauvais. Excepté les couplets , tout ce qui suit, jusqu’à l’arrivée du jaloux, me paraît à refaire : sans vraie gaieté, sans agrément, etc.
Si le mouvement des personnages de tapisserie est neuf, et que vous jugiez bien l’effet, cela peut être gai. Je me rappelle que quand les diables frappaient sur le bonhomme, à Étioles, cela n’était pas très-plaisant1.