PHILON. ANTIOCHUS
Philon succéda à Clitomaque son maître. Il ensei-
Td.ibid. ' .
iib. 2, n. 9. gnait dans un temps la philosophie, et dans un autre la rhétorique. Cicéron fréquenta son école, et profita de ses doubles leçons.
Il reçut aussi celles d'Antiochus , disciple et successeur de Philon, Antiochus était d'Ascalon : c'est le dernier des philosophes académiciens dont l'histoire soit
Plat, in cic. connue. Cicéron, dans le voyage qu'il fit à Athènes,
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fut enchanté de sa manière de parler, qui était douce, coulante, et pleine de grâce : mais il n'approuvait pas le changement qu'il avait introduit dans la méthode de Carnéade; car Antiochus, après avoir soutenu longtemps avec force les dogmes de la nouvelle académie , qui rejetait tout rapport des sens , et même de la raison , et qui enseignait qu'il n'y avait rien de certain , avait embrassé tout d'un coup les sentiments de la vieille académie, soit qu'il eût été désabusé par l'évidence des choses et par le rapport des sens ; soit , comme quelques-uns le pensaient, que la jalousie et l'envie contre les disciples de Clitomaque et de Philon l'eussent porté à prendre ce parti.
Luculle, ce fameux Romain, autant connu par son Piut.
A -Il 1 • 11-1''" Lucullo ,
gout merveuleux pour les sciences que par son habileté p.SigetSao. dans le métier de la guerre , s'était déclaré ouvertement pour la secte des académiciens , non de la nouvelle académie, quoiqu'elle fût alors très - florissante par les écrits de Carnéade que Philon expliquait, mais pour celle de la vieille académie , dont l'école était tenue alors par Antiochus. Il avait recherché l'amitié de ce philosophe avec un empressement extrême : il le logeait chez lui , et il s'en servait pour l'opposer aux disciples de Philon , parmi lesquels Cicéron tenait le premier rang.
ARTICLE V
Des péripatéticiens.