Tome XL Hist. anc
In Arte poet.
66 TIISTOIllE ANCIENNE.
pendant ce beau siècle de Rome. Je crois pouvoir ranger dans leur classe Térence, dont je viens de parler, qui les a précédés pour le temps , mais qui ne leur cède point pour le mérite. C'est le premier, entre les poètes latins, qui semble avoir levé en quelque sorte l'étendard de la perfection, et avoir fait naître aux autres, par son exemple, le désir et l'espérance d'y parvenir.
AFRANIUS (L. Aframus Quintianus).
Afranius était fort estimé chez les anciens. Il excellait dans les comédies appelées togaiœ '■ et alellanœ *. Horace semble le comparer à Ménandre :
Dicitiir Afranî toga convenisse Menandro.
Il était contemporain de Térence, mais beaucoup plus jeune; et il ne commença à avoir de la réputation qu'après sa mort. Il le mettait au - dessus de tous les autres poètes, et ne voulait pas qu'on entreprît de lui en égaler aucun , de ceux apparemment qui avaient écrit dans le même genre que lui :
Terentio non similem dices qucmpiam.
Fragm. Afr.
Quintii. ib. ji (i^j^it fort estimé pour ses pièces de poésie, et absolument décrié pour ses mœurs.