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des personnes qui l)lnment en général dans l'histoire les harangues , surtout celles qui sont directes. J'ai répondu ailleurs à cette objection.
Je terminerai cet article, qui est devenu plus long que je ne pensais, par l'élégant et judicieux caractère que trace Quintilien de nos deux auteurs , dans lequel il réunit une partie de ce qui a été dit jusqu'ici. His- Quintii.i.io, toriam multi saipsere, sed nemo dubitat duos longe '''''^'" '■ co3lerls pi^œferendos , quorum diuersa virtiis laudem pêne est par^em consecula. Densus , et b revis , et seniper instans sibi Thucydides : dulcis , et candidus , et fusus HerodotiLs. Ille concitatis , hic reinissis ajjeclibiis melior : ille concionibus ^ hic sermonibus : ille vi, hic voluptate. « La Grèce a eu plusieurs historiens célèbres ; a mais on convient qu'il y en a deux qui sont fort au- « dessus des autres, et qui, par des qualités différentes, « ont acquis une gloire presque égale. L'un concis « serré , toujours pressé ^ d'arriver à son but ; c'est Thu- <( cydide : l'autre doux , clair , étendu ; c'est Hérodote. « L'un est plus propre pour les passions véhémentes, « l'autre pour celles qui demandent de l'insinuation. « L'un réussit dans les harangues , l'autre dans les dis- « cours ordinaires. Le premier entraîne par la force, le « second attire par le plaisir. » Ce qui ajoute , ce me semble, beaucoup au mérite d'Hérodote et de Thucydide, c'est qu'ayant peu de modèles qu'ils pussent « suivre, ils ont -néanmoins tous deux porté l'histoire « à sa perfection par une route différente ^ .
L'estime générale des anciens pour ces deux auteurs
' Instans sibi est difficile à ren- but, qu'il y tend continuellement , dre ; c'est-à-dire , qu'il est toujours sans le perdre de vue , sans se dépressé , qu'il se hâte d'aller à son tourner , sans s'amuser.
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est pour eux un préjugé bien flivorable. Il est difficile que tant de grands hommes se soient trompés dans le jugement qu'ils en portent.